68

Est un art martial typique du Punjab, et plus spécifiquement de la communauté Sikh, hérité, sous une forme simplifiée de la science des armes traditionnelle de la région Shastar Vidyâ et qui s'appliqua notamment pendant les guerres contre les Moghols musulmans il y a quelques siècles.

Il s'agit avant tout de maniements d'armes. Si pour les entrainements, on utilise deux sortes de bâtons, court ou plus long, l'objectif final est le maniement d'armes bien réelles : armes blanches (sabre, poignard....) armes de jet (notamment le chakram, arme se présentant sour forme d'un disque), arc, bouclier...

Son fondateur aurait été selon l'histoire et/ou la légende Shri Guru Hargobind Sahib Ji, qui devint le sixième gourou du Sikhisme qui avait encouragé ses fidèles à s'aguerrir aux techniques de combat pour défendre le Punjab.

Cette forme de combat qui repose sur la manipulations des armes et la concentration mentale auxquelles est alliée la lutte physique est  très populaire, et n'a jamais faibli chez les Sikhs de l'Inde et de la diaspora. Tous les ans, au mois de mars, un grand festival religieux à lieu à Anandpur Sahib, soit à 200 km à l'est d'Amritsar la capitale pendjabie et ou se trouve le temple d'or. Pendant 3 jours, les fidèles viennent discuter du Sikkhisme, écouter des champs religieux et surtout admirer les prouesses des Nihangs, guerriers Sikhs vêtus de leur tenue traditionnelle bleu et orange. Les Niangs se livrent à des simulacres de combats pour le plaisir de tous.

On énumère trente trois cibles potentielles sur le corps humain. Huit techniques de frappe et huit techniques de blocage ou de contre sont particulièrement adaptées à l'attaque et à la protection des huits principales cibles. Le double et haut turban des guerriers sikhs, si spécifique, servait à protéger la tête en parant les coups de sabre.