Vanakkam

31 août 2019

Skanda-Murugan

Skanda-Murugan

Est le dieu de la guerre. Son nom signie littéralement en sanskrit « jet de sperme », il se confond également dans le Tamil Nadu (Inde du Sud) avec Murugan, Velan, Subrahmanya (aimé des Brahmanes) et est donc très populaire dans cet état.

Dieu toujours jeune et beau, il est le général des armées divines. Dieu indhu de la guerre, il écrasera les démons menés par Tarakâ.

De nombreuses légendes courent sur sa naissance auxquelles il faut ajouter celle du poète Kalidasa (ivè-Vè siècle) qui en fait le récit dans son épopée Kumarasambhava. Il semblerait toutefois, que la plupart des versions s’accordent sur le fait que les Dieux appellent de leurs vœux la naissance de Skanda pour la destruction du démon Tarakâ qui a reçu de Brahma le privilège d’être invulnérable. Seul un des fils de notre Dieu Shiva pourra le tuer.

Shiva et Parvati

Première version :

Une des versions raconte que notre Dieu Shiva est entièrement plongé dans la méditation et ignore Parvati son épouse. Les Dieux font alors appel à Kama notre Dieu de l’Amour pour qu’il lui décoche une flèche et s’éveille au désir.

Une autre nous dit de notre Dieu Shiva s’étant abstenu de connaître Parvati durant plusieurs années, sa semence est si puissante que les Dieux redoutent la progéniture qui pourrait en naître. Elle est alors déposée ou tombée dans le feu (Agni). Ou encore, que Parvati aurait exécuté une danse lascive devant Shiva, dont le sperme serait tombé dans le Gange. Notre déesse Ganga aurait alors donné naissance à Skanda et donc Parvati ne serait pas sa mère réelle.

Seconde version :

Taraka

Une autre légende, nous relate que les Dieux devenus des orphelins sans abris et errant parmi les trois mondes sur lequel régnait en maître souverain l’usurpateur Tarakâ et son armée d’Asuras, vinrent implorer l’aide de notre Dieu Shiva, suite à des humiliations faites par le puissant démon Taraka. Notre Dieu Shiva leur dit que ce qui était arrivé devait l’être, mais que celui qui pourrait se saisir de sa semence aurait le pouvoir de vaincre ce démon.

Seul Agni, le Dieu du Feu sacrificiel pu s’en saisir et l’avala, mais il lui fut bientôt pris d’atroces douleurs. Etant la bouche sacrificielle par laquelle tous les autres Dieux sont nourris, toutes les divinités furent affligées des mêmes souffrances. Parvati s’adressa alors à Agni : Il ne t’incombais pas d’avaler la semence de ton maître, tu es un misérable et un criminel et elle le maudit. Les douleurs étant devenues insupportables, Notre Dieu Shiva apparut dans le champ de vision des Dieux et les autorisa gracieusement à vomir sa semence. Celle-ci se scinda en parcelles qui pénétrèrent dans le corps de six Krittikas alors qu’elles prenaient un bain dans le Gange. Elles furent à leur tour prises d’épouvantables douleurs. Leurs époux se sentant trahis et humiliés les répudièrent et les excommunièrent de leur caste.

Skanda sur son véhicule

Notre Dieu Shiva les autorisa aussi à cracher sa semence qui tomba au pied de la montagne Himavan. Himavan Raja (le Roi de la Montagne) alerté par l’incendie qui détruisait toute la végétation invoqua la grâce de Shiva et la semence de feu qui naviga sur les eaux sacrées se transforma en un enfant à l’aura solaire dont la vision radieuse comme des millions de soleils émerveilla les six Krittikas témoins de cette naissance miraculeuse.

Quand il naquit, Skanda avait une tête, mais les Kritikas s’en disputant la garde, il se transforma et apparut avec six têtes afin que chacune simultanément puissent lui faire boire leur lait.

Un dragon recracha une lance pour Skanda. Ce dernier s’en saisit et pu mettre à mort le démon Tarakâ.

3ème version :

Shiva et Parvati sont en train de se « connaître » quand les Dieux s’impatientent, l’étreinte durant déjà depuis plusieurs milliers d’années. Ils décident d’envoyer le Dieu du Feu Agni les interrompre afin qu’ils donnent naissance à un fils.

Agni accepte, même s’il se doute que notre Dieu Shiva sera en colère. Il entre dans la pièce sous la forme d’un perroquet et le bruit des ailes qu’il produit dérange les Dieux qui s’arrêtent.

Notre Dieu Shiva très faché lui dit qu’il n’a déversé que la moitié de sa semence dans Parvati et qu’il va être obligé de boire le reste l’ayant empêché de terminer. Le Dieu Agni la boit, mais le sperme est trop brûlant, même pour lui, il va donc le recracher à l’extérieur et celui-ci finit par tomber dans notre fleuve sacré, le Gange. Notre Dieu Skanda serait nait alors de l’union du sperme de notre Dieu Shiva et de la Déesse Ganga. Même si pour certains Agni serait le vrai père de Skanda étant donné que c’est lui qui véritablement féconde le Gange.

ganga

Skanda est ensuite élevée par la Kritikas personnalisation de la constellation de la pléiade. Celles-ci sont six et les épouses des sept rishis (sages) qui forment la Grande Ourse. Notre Dieu Skanda à six visages pour lui permettre d’être allaiter par chacune des nourrices.

agnideva

Skanda est misogyne. Il abhorre les femmes, les poursuivant de sa colère divine. Ses temples leur sont du reste interdits. S’il a pour femme Devasenâ, c’est parce que notre Dieu Agni avait promis à celle-ci un époux fort pour la protéger.Pour une de ces raisons, certains pensent qu’il serait le Dieu des Homosexuels.

Certains s’appuient sur le mythe de sa naissance au motif que c’est le Dieu du Feu Agni qui reçoit dans sa bouche la semence de notre Dieu Shiva et/ou dans une autre des innombrables versions Agni éjacule sur un montagne qui donne naissance à notre Dieu Skanda. Cette montagne étant elle-même née de la semence de notre Dieu Shiva. Que croire et/ou penser ??? nos Dieux ayant souvent leur ambivalence féminine.

Toujours est -il que Skanda est plein de force et d’ardeur. C’est un ami de la violence et de la discorde. Il obtient tout ce qu’il veut par le courage et sa volonté. Il combat les ignorants et offre sa force à qui recherche la spiritualité. Il est également le frère de Lord Ganesha. Respirant la mort et les combats, il répand la terreur sur son passage et se fait l’instrument de la vengeance des Dieux.

Il est représenté assis sur son véhicule : le paon mangeur de serpents nommé Paravani (année) symbole de l’ abstinence sexuelle qui débarasse des poisons de l’esprit.

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08 août 2019

les chawls logements ouvriers (principalement à Mumbai)

extérieur d'un chawl

Pour qui est allé en Inde ou connaît un tant soit peu ce pays, la densité de population + de 1 milliard 3 trois cent 55 mille habitants en 2019, et qui ne fait que croître, pose plusieurs problèmes, villes transformées en mégalopole de 21, 23, 25 millions d'habitants beaucoup de grandes villes comme Chennai (anciennement Madras, Kokata (Calcutta), Mumbai (Bombay). Ici nous allons plus spécifiquement nous intéresser à Mumbai qui est une ville en plein essor et dans laquelle, 300 familles de la campagne débarquent chaque jour, attirées par les lumières de la grande ville, qui promet un vague espoir de travail, lorsque la terre ne donne plus rien. 

Malheureusement ses familles échouent le plus souvent dans un schlum, quand ce n'est pas tout simplement sur un bout de trottoir, ou elles peuvent rester des années, avant de trouver l'abri précaire du bidonville. Le manque de logements a toujours été criant et ce partout dans le monde, mais en Inde, cela devient un phénomène quasi insoluble. 

Au milieu du  XIXème siècle la ville de Bombay, connaît un grand essor économique. Second port de l'Inde, elle  reçoit une forte activité commerciale. Un des principaux poduits exportés est le coton, et voit  à partir de 1854 l'ouverture de la première filature moderne de coton ce qui est une industrialisation précoce pour l'Inde. Le nombre d'usines textiles passent de 10 en 1862 à 80 à la fin du siècle. L'essor industriel a des conséquences notables sur l'espace de la ville et tout d'abord par un afflux massif de population attirée par les opportunités d'emploi.

Le manque de logements et la cherté des loyers mènent à la surpopulation des appartements destinés aux plus pauvres. L'industrialisation provoque également l'apparition de faubourgs ouvriers et d'un habitat spécifique appelé chawl. Le chawl est un immeuble de 4 à 5 étages, doté d'un couloir central ou de coursives qui desservent des logements 8 à 16 à chaque étage composés d'une seule pièce, avec un balcon adjacent.  La caractéristique du chawl est que ce long couloir central  offre un espace ouvert ou les personnes qui y résident peuvent venir ce tenir debout prendre l'air et se sociabiliser avec les voisins. De plus, la similitude architecturale entre tous les chawls réside dans la structure de leurs balcons, conçus pour que les gens puissent sortir de leur maison et interragir les uns avec les autres. Les balcons forment des terrains communs sur lesquels les gens peuvent se mêler. Les chawls sont des immeubles de rapport sur lesquels les propriétaires ont économisé sur les matériaux et les équipements et qui ont été construits sur des terrains non viabilisés, près de voies ferrées, des cimetières, chaque moussons entraînant l'effondrement de certains édifices peu entretenus.

Intérieur d'un chawl

Ces immeubles étaient  totalement insalubres, crasseux, nauséabonds car lorsque les toilettes ne sont pas séparées du bâtiment principal, la puanteur, imprègne tout l'édifice. L'unique fenêtre de la chambre surplombe souvent une rigole empestant la saleté, nettoyée par une balayeuse vidant les paniers d'excréments. Cependant, deux évènements concourrèrent à la prise de conscience des autorités coloniales du problème des logements des travailleurs. Le premier quand une épidémie de peste frappe la ville en 1896. Le second, est la première grève générale des ouvriers du textiles en 1918  qui révèle leur force de contestation.

 

intérieur d'un logement d'une pièce

 La question des loyers, importante pour les autorités coloniales, l'est tout autant pour les ouvriers. Etant donné leurs faibles revenus et la précarité de l'emploi, l'un des premiers critères pris en compte dans leur choix de logement est son faible coût. Cependant contrairement à Ahmedabad, autre ville de l'industrie textile la question de cherté des loyers n'a jamais généré de véritables grèves. Pour compenser le montant des loyers, les habitants se mirent à sous-louer leur chambre souvent à des personnes du même village, ou de la même caste que le détenteur du logement, ce qui engendrera une surpopulation et des difficultés sans nombre qui pousseront les autorités coloniales à ne plus construire de chawls. D'autant que les pratiques des habitants ne sont jamais prises en compte alors que ce sont souvent des impératifs économiques qui les obligent à toutes sortes d'astuces : Lit ou matelas supplémentaire, chèvre pour avoir du lait frais, préparation des repas, lessive, le tout mis, ou fait, dans le couloir central, etc..Bombay étant une ville très expansive cela permettait d'économiser quelque argent pour payer le loyer. 

Soucieuses de ne pas s'aliéner le patronat industriel, les autorités coloniales n'interviennent pas sur la question des salaires. Mais en vue de préserver l'ordre public, elles jugent que la question du logement accentue le mal être ouvrier. Aussi, est il décidé d'améliorer la situation sanitaire globale de la ville en éradiquant l'habitat insaluble et la construction de logements aux normes sanitaires. Les nouveaux chwals construits  entre 1898 et 1926, bien que la superficie reste la même, ont des sanitaires pouvus de chasse d'eau et un nombre plus élevé de robinets collectifs.  En effet, les familles d'un étage partagent un bloc commun de toilettes (4 à 5). Les logements avec salle de bain privée sont très recherchés et peuvent coûter très chers. 

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Les personnes vivant dans un chawl ont peu d'intimité. En raison de la nature étroite des quartiers, les nouvelles et les commérages voyagent rapidement.  Un chawl stimule les interactions entre communautés, et crée un fossé entre les riches et les pauvres. De nos jours, les chawls sont occupés par la classe moyenne, pauvre ?, notamment des personnes venant de différentes régions du pays. Bien qu'il y est une grande disparité culturelle, religieuse et etnique, ces habitants ont toujours maintenus des relations cordiales. Chrétiens, Indhus, Muslims, Jaïn Parsis vivant sous le même toit, les voisins apprennent des uns et des autres, les traditions, cultures et croyances. A noter également que dans certains chawls, la pièce de vie peut s'acheter...

Chawls rénovés

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03 août 2019

Les salons de musique en Inde (des premiers Sultanats à l'Empire Moghol)

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Il n'y a pas si longtemps encore, la musique classique de l'Inde du Nord, aujourd'hui largement connue et appréciée à travers le monde, était une musique de cour, perpétuée par des familles de musiciens héréditaires et des courtisanes, danseuses et chanteurs au service des princes indhus et muslims.des premiers sultanats à l'Empire Moghol les musiciens jouirent de la protection des princes et nawabs grands protecteurs des arts.

Au XIVème siècle, à l'époque où le pouvoir muslim a déjà fermement établi son emprise dans le Nord et, ou le poête musicien amik Khusrau est devenu l'une des personnalités les plus influentes de Delhi - Khusrau exalta les mérites de la musique indienne qui "consume l'âme et le coeur" - Mais jusque dans le courant du XVIème siècle, la plupart des souverains muslims comme l'élite aristocratique affichèrent une nette préférence piur la musique arabo-persane. Aussi pour écouter ces artistes, les salons de musique virent le jour dans la plupart des villes du pays. 

Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, les villes de Lucknow et de Bénarès devinrent  d'importants centres musicaux et de célèbres  artistes s'y installèrent. Les concerts ont souvent lieu à la tombée de la nuit dans les palais, les zenana (appartements des femmes), les salons de musique en ville qui eux sont fréquentés presque exclusivement par des hommes, les femmes présentes étant des courtisanes qui pratiquent le chant, la danse Nautch, le Kathak, et dont l'interprète principal peut être soit un jeune homme, soit une courtisane, selon les goût du maître de maison et ou des clients.

Les courtisanes appartenaient aux catégories sociales les plus diverses et ont contribué pendant des siècles à la vitalité des arts de la scène en Inde. Les plus talentueuses ont acquis un tel renom que l'on s'en souvient encore à ce jour. Vers 1730, Nur Bai était une des plus réputées de Delhi et des plus couteuses. En effet, les toilettes, les parures étaient offertes par des mécènes, des auditeurs, en fonction du talent qu'elles manifestaient et de la satisfaction des clients. 

Si talentueuses et cultivées qu'elles étaient les courtisanes avaient pour première préoccupation professionnelle de séduire ses clients avec des chants érotiques, des paroles flatteuses ou spirituelles, et des gestes suggestifs. Quelques unes d'entre elles se spécialisaient dans le chant classique n'entretenant de liaison qu'avec un seul homme fortuné, ou demeuraient chastes et n'encourageaient pas les fantasmes érotiques des hommes. D'autres courtisanes ou dames de compagnie appelées domni tenaient un rôle central dans l'existence des ranee, princesses et concubines dans le zenana.

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Hôtesses principales des réceptions privées des nawabs, rajas et personnages de haut rang, les courtisanes professionnelles attirèrent inévitablement l'attention des britanniques qui firent fermer les salons de musique pour cause d'immoralité....

Pour les personnes désirant en savoir un peu plus, je vous invite à regarder ce superbe film :

Le salon de musique

 

ainsi que :

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16 novembre 2018

Incroyable talent Indian dance

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06 septembre 2018

Oleg : début de notre amitié

Oleg est devenu un "copain" alors qu'au départ rien ne nous prédisposait à nous lier de sympathie. Nous faisons partie de la même compagnie de danse mais nos relations se limitaient à un bonjour aimable le matin et à un au revoir poli le soir. Nous déjeunions avec nos nos copains respectifs point final. Jusqu'au jour où :

En sortant de répétion je me précipitais, dans la salle de douche, pressé d'enlever cette odeur de fauve qui me collait à la peau quand, le nez au vent comme d'habitude, je glissais sur une savonnette qu'un indélicat personnage avait laissé trainé sur le sol. Ne faisant ni une ni deux, j'ai glissé dessus entraînant dans ma chute tout ce qui se trouvait sur mon passage, c'est à dire, champooing, serviettes. Complètement abasourdi par ce qui m'arrivait je n'arrivais pas à me relever. Vu le potin que j'avais fait en tombant, j'avais attiré le maître de ballet, et les quelques danseurs qui se trouvaient à côté, résultat, mon humiliation a été à son comble quand ils se sont mis à trois paires de bras pour m'aider à me mettre debout. J'avais tellement honte d'être vu dans cet état que je ne sais pas qui m'a relevé, je n'ai jamais osé relever la tête. Plus que mon derrière c'est mon amour propre qui a été le plus touché.

Résultat 10 jours d'arrêt de travail et obligation de dormir sur le ventre. Mon derrière est passé du noir au violacé, puis au jaune vert avant de reprendre sa couleur naturel. N'empêche que j'ai eu fort mal et physiquement et moralement. Par contre, je suis devenu un crack pour tester et reconnaître les fauteuils et canapés les plus moelleux.

Ceci, dit, l'indélicat personnage responsable de mon humiliation était Oleg, qui à mon retour et vu l'état dans lequel je me trouvais, m'étant fait rappeler à l'ordre parce que je ne sautais pas suffisamment haut, et compte tenu de la couleur arc en ciel de mon arrière train (oui, les douches sont communes) est venu s'excuser. Sur le moment, j'ai hésité à lui dire ma façon de penser puis j'ai réalisé que j'étais aussi coupable que lui. A-t-on idée de foncer comme un sauvage dans une salle de douche ? Vu son air gêné et voyant qu'il était sincère, de plus, ne voulant pas être en désagréable avec un membre de la troupe, j'ai accepté ses excuses. En tout cas, j'ai retenu la leçon, aller lentement dans ma précipitation !

Comme nous faisons partie de la même compagnie, nous partageons les cours communs, puis les répétitions pour le ballet classique européen,avec en plus pour moi, les cours de danse indienne. Cette mésaventure commune nous a rapprochée. A chaque fois que nous nous disions bonjour ou bonsoir, il s'inquiétait de ma santé. J'ai souvent surpris son regard pendant que je parlais avec les autres indiens de la compagnie et puis nous avons fini par parler un peu, oh de banalités, et nous avons fini par déjeuner souvent ensemble au foyer de l'école de danse ou à notre mange-debout préféré. Il m'a présenté à d'autres danseurs russes, que je ne connaissais que de vue et j'ai fait de même en lui présentant Sathiya, qui lui aussi est dans la troupe et mon meilleur ami après A... Bien que notre compagnie soit franco-indienne et que nous travaillons ensemble depuis plusieurs années, nous restons entre communauté, non par racisme mais par facilité et surtout, enfin je crois, par timidité.

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27 août 2018

Fête de Ganesh 2018

Dimanche dernier à eu lieu comme à l'accoutumée la Fête de notre Dieu Ganesh. Je remercie la France de nous permettre d'honorer nos Dieux et d'assurer notre sécurité en ces temps troublés. Cette fête est l'occasion pour tous les indiens qu'ils soient tamils ou autres de l'Inde, du Sri-Lanka, et de toute la diaspora vivant dans ce pays de nous retrouver, malgré nos différences culturels autour de notre Dieu commun.  

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Ganesh est le Dieu des commerçants et des voyageurs, il est également l'intercesseur auprès des autres Dieux. C'est pourquoi il est aimé et adoré par toutes les communautés indiennes, même au Pakistan pays de religion musulmane. En Inde, la coutume veut que l'on érige une effigie en carton pâte ou en terre du Dieu, qu'on le promène dans toutes les villes, qu'on lui offre des offrandes, il est particulièrement friand de gâteaux spécifiques. Le soir sa statue est envoyée sur le fleuve sacré : le Gange avec des petits bateaux fait de papier, de feuilles et de fleurs et d'une petite flamme. 

En France, bien évidemment, la fête se résume à la Prière au Temple, la Pooja, la prasad. Le temple était noir de monde, il est fort petit et de plus il avait à accueillir tous les indiens se présentant et un nombre conséquent d'européens curieux. Nous avons du jouer des coudes pour arriver à y entrer et assister à l'office.

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Des noirs étaient à l'entrée qui assuraient la sécurité en demandant aux européens de retirer leurs chaussures et pour regarder à l'intérieur des sacs. Entre parenthèses cette année la galère pour récupérer nos chaussures. Les casiers extérieurs étaient plein et le devant du temps envahi. Pour retrouver ma sandale jumelle j'ai mis près de 5 bonne minutes.

Nous avons assisté à la levée des divinités, Ganesh et ses soeurs, puis le défilé dans le quartier indien, avec les pénitents qui dansent jusqu'à la transe pour ne faire qu'un avec notre Dieu. Ils portent sur leurs épaules de lourds arceaux de bois pesant plusieurs kilos, ornés de plumes de paon oiseau sacré (Murugan), ainsi que des bouquets de fleurs.  

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 Des danseurs portant sur la tête d'immense chapeaux ressemblant aux lampes à huiles sacrées  sont également présents. Des dames portant des pots de terre sur la tête, dans lesquels les fidèles font brûler du camphre pour purifier, d'autres dames portent elles, des pots d'offrande constitutés de noix de coco, de feuilles de bétel, de bananes, d'encens.

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 Il y a plusieurs chars, le principal celui du Dieu Ganesh tirés par les hommes, un autre plus petit est tiré par les femmes et derrière le troisième, des dames et des messieurs souvent plus âgés récitent des mantras à la gloire de notre Dieu. 

Contrairement aux autres années, cette foi-ci le trajet du défilé a été raccourci, cantonné au quartier indien et ses plus proches alentours. Par mesure de sécurité ? Dommage.... sur le trajet, les commerçant avaient dressé de petits autels portant une statue de notre Dieu Ganesh, des petits pots comportant du sindur, du pavoothi, du santal pour les fidèles qui ne pouvaient rentrer dans le temple trop petit avec énormément de monde) et des offrandes pour otre Dieu (noix de coco, feuilles de bétel, bananes). Ils ont également assuré la distribution de barquettes de nourriture et de boissons pour les participants quelques soient leur religion ou leur peuple.

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Sur le chemin des chars, les noix de cocos empilées et couvertes de curcuma ont été cassées en signe de bonheur et de fertilité. Heureusement que Aliocha avait apporté un dhoti de rechange à mon intension, j'étais dans un état ... mon dhoti était couvert de poudres de prière, de jus de noix de coco et de sueur. (Je me suis changé le plus discrètement possible dans une encognure de porte, Aliocha et tante préférée faisant paravent) oui, on ne rit pas, on n'envisage même pas un sourire.

Certains se sont encore fait remarquer, par le non respect de nos traditions en marchant avec leurs chaussures dans le sillage et le devant des chars, en voulant à tout prix faire la photo qui montrera à leurs amis et connaissances "qu'ils y étaient" et empêchant les fidèles et en particulier nos femmes de donner leur panier d'offrandes lors du passage des chars.

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A la fin du défilé, nous sommes restés dans le quartier indien. Celui- était en fête, les familles ont profité de la fête pour se faire plaisir en faisant quelques emplettes vêtements, ustensiles de cuisines, manger au restaurant pour la plus grandes joie des commerçants n'oublions pas que Ganesh est le Dieu des commerçants et qu'il est représenté sur son véhicule : le rat avec un pot de pièces d'or à son côté.

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Les rues étaient décorées de fleurs, de sarees faisant office de tonnelle en signe de bienvenue. Des Ganesh géants figuraient devant les immeubles. Nous avons donné notre obole aux deux stands de l'Eelam Tamil qui était représenté (oui enfin ce qu'il en reste...)

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Comme beaucoup, nous avons dîner en ville et sommes rentrés dans la soirée, épuisés, les pieds d'une noirceur indescriptible, mais fort contents de notre journée. 

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21 juillet 2018

La vieillesse et la mort en Inde dans les temps anciens et de nos jours

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J'ai parlé dans ce blog brièvement des 4 étapes de la vie : L'enfance, l'éducation, le mariage, la dernière étant la vieillesse.

S'il suit à la lettre la Loi Sacrée, le maître de maison qui voit blanchir ses cheveux et qui a des fils de ses fils doit se faire ermite, abandonner sa femme à leurs enfants ou l'emmener avec lui dans la forêt. Là, vivant dans une humble cabane des aumônes des villageois et des dons de la nature, il doit accomplir régulièrement les rites du feu sacré (agni) et étudier les Upanishad afin d'élever son âme au-dessus des choses terrestres. Il peut même ajouter à ces conditions de vie déjà rudes des mortifications délibérées : En été, il doit s'exposer à la chaleur de cinq feux, à la saison pluvieuse vivre sous le ciel, en hiver porter des vêtements humides, et ainsi augmenter graduellement la dureté de son existence. Telle est l'étape du Vânaprastha, l'ermite dans la forêt. 

Avant la mort toutefois, une autre étape restait encore à parcourir. Lorsque le vieil homme avait réussi à se détacher du monde, il pouvait abandonner son abri forestier, laisser toutes pratique rituelle et se fait sannyâsin (mendiant errant), dépossédé de tout, ne portant avec lui que son bâton, sa sébile et quelques haillons.

Il ne faut toutefois pas croire, que tous les hommes sur la fin de leurs jours suivaient ces consignes pour assurer leur salut. Beaucoup se contentaient de leur conditions de maître de maison et de l'espoirt d'une longue période de relative félicité au ciel, suivie par une nouvelle et heureuse anissance sur la terre - tel était le destin assuré par la religion au maître de maison qui accomplissait en conscience les rites et les devoirs des Aryens.

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 Le nombre de vieillards qui devenaient ascète était tout de même assez considérable et l'impatience des fils adultes et mariés, pressés d'obtenir le contrôle du patrimoines familial, y contribuait sans aucun doute. De nos jours encore il n'est pas rare de voir un homme âgé suivre jusqu'au bout les étapes dictées par les anciens sages et finir ses jours dans l'ascèse. Mais son ermitage, toutefois, est le plus souvent une cabane proche de la famille ou même une pièce isolée dans sa propre maison.

Reste que malheureusement les femmes qui ont perdu leur époux sont souvent chassées de leur maison par leur propre fils voire leur belle fille et finissent sur les routes pour la plupart, se retrouver dans des villes saintes, Varanasi entre autres, ou elles passent le reste de leur vie à mendier leur nourriture et trouver une pierre ou poser leur tête. (ce qui n'est à notre honneur).  

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La mort, comme la naissance se fait dans l'impureté. Presque tous les peuples anciens ont une répulsion  pour le contact d'un cadavre et l'Inde ne fait pas exception à la règle. Selon la Loi, ceux qui veillaient un mort devaient s'abstenir de tout contact avec l'extérieur, parce qu'on avait peur que l'impureté ne fût transmise ; ils devaient se soumettre à un régime alimentaire très strict et dormir à même le sol ; ils ne devaient pas se raser ni adorer les dieux. Les candâla, dont l'office étaient d'incinérer les morts, étaient des créatures ont on craignait le plus la rencontre. De nos jours, la plupart de ces traditions sont maintenues, voir le lien ci-dessous, notamment le passage sur les Sâdhus et les Agoris :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2012/12/02/25725958.html

Les cérémonies funèbres (antyeshti) sont marquées par les derniers de tous les sacrements dont la vie d'un indhu est jalonnée. Selon la coutume aryenne la plus suivie, le corps était porté à la crémation le plus rapidement possible après la mort, et la famille l'accompagnait, les aînés à la tête du cortège.  Pendant la crémation, les textes saints sont récités. La famille en deuil fait le tour du bûcher dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ; puis tous se baignent dans la rivière ou le lac le plus proche, avant de rentrer à la maison, le plus jeune conduisant cette fois la procession. Le troisième jour après la crémation, les os calcinés du défunt sont rassemblés et jetés dans une rivière, de préférence le Gange.

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Mais il existe également d'autres rites funéraires. Les jeunes enfants dont le corps ne comporte pas la même impureté que celui des adultes et qui ne sont pas membres à part entière de la communauté aryenne, sont souvent enterrés (encore aujourd'hui) comme le sont les ascètes ou les membres de certaines castes inférieures de l'Inde du Sud. Dans ce nombreux textes le çmaçâna ou lieu de crématoire est représenté couvert de corps en putréfaction, et hanté par les chiens et les vautours, sans qu'il soit fait allusion à la crémation elle-même. Ces descriptions montrent qu'au lieu de brûler les morts on les abandonnaient aux bêtes sauvages. Il va s'en dire que des considérations d'ordre économique jouaient un rôle important dans cette pratique. Le bois est rare dans certaines régions et donc fort cher, idem les fleurs, les huiles et l'encens pour parfumer le bûcher, et que de nos jours encore, les indiens pauvres doivent se contenter de bûchers funéraires insuffisants qui ne brûlent souvent qu'incomplètement les corps, qui sont envoyés en l'état sur le Gange à la merci des oiseaux charognards et des crocodiles.

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08 mai 2018

Enfers et fantômes d'Asie -

Exposition se tenant depuis le 10/04 et jusqu’au 15/07/2018 au Musée du Quai Branly à Paris

Important,  cette exposition n’est absolument pas pour les enfants, certaines représentations et vidéos audiovisuelles étant particulièrement impressionnantes. 

Descente aux enfers :

Dans le Bouddhisme, rien ne dure et la notion d’âme éternelle n’existe pas. La théorie de la réincarnation suppose cependant la survivance d’un principe spirituel, parfois appelé : charge karmique, ainsi que la rétribution des actions après la mort.

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Pour les Dieux, autant que pour les hommes, les animaux, ou les damnés, toute existence est provisoire et résulte d’une somme d’actes passés (karma). Ces êtres résident aux enfers, sur terre, ou au paradis pour une donnée en conséquence de leur karma. La damnation a aussi une fin. Les enfers sont un purgatoires où les  défunts expient leurs fautes sous la torture avant de rejoindre le cycles des renaissances. 

Les textes considèrent généralement six voies de réincarnations : Dieux et êtres célestes peuplent le paradis. Les humains : la terre. Les animaux : la terre. Les démons : les enfers. Les fantômes affamés, et les damnés :les enfers. 

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Les enfers n’ont pas été représentés en Inde, pays d’origine du bouddhisme, alors que la peinture chinoise s’empare de ce sujet dès le Xème siècle, comme l’atteste les rouleaux illustrés du Sutra des Dix rois, retrouvés dans les grottes de Dunhuang. Les moines les utilisaient lors de rituels funéraires pour expliquer le devenir de l’âme dans l’au-delà.

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Les revenants affamés sont les seuls fantômes émanant directement du bouddhisme. Ils proviennent de textes religieux indiens et se sont diffusés à l’ensemble du monde bouddhique. Leur nom sanskrit : preta est devenu :éguaï en chinois, gaki en japonais et phi prêt en thaï. Cette condition est la plus pénible des voies de la réincarnation. Elle attend les coupables des mauvaises actions, notamment les avares qui ne font pas d’offrandes de nourriture aux moines. D’après la croyance populaire, des défunts qui ne sont pas nourris par le culte des ancêtres peuvent aussi devenir des revenants affamés.

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En Asie Orientale :

Dans la cosmologie chinoise, le monde humain reflète le monde céleste divin et son administration impériale. Selon le même principe d’analogie, les enfers souterrains reproduisent le système judiciaire médiéval. Les dix enfers  des textes bouddhiques s’organisent  en cours pénales, présidées par des rois-juges assistés de clercs et de démons tortionnaires. Cette image de l’au-delà s’est diffusée de la Chine à la Corée, au Japon et au Vietnam.

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Les voleurs et les tricheurs sont brûlés. Les dépravés frits dans des chaudrons. Les ingrats découpés et les médisants se font tranchés la langue, tandis que d’autres sont forcés de gravir des montagnes de couteaux.

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Les offrandes et les billets brûlés lors des rites funéraires accompagnent le voyage du défunt et permettent en quelque sorte de « corrompre » les magistrats infernaux pour alléger les sentences.

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10 avril 2018

La tradition des bijoux en Inde

En Inde, le raffinement culturel  se traduit aussi par  la création de bijoux. L'importance accordée par  notre peuple à la parure remonte à 5000 ans. Des archélologues ont découvert que les indiens créaient des bijoux  en or, en argent, et en pierres précieuses depuis la préhistoire. Par ailleurs, c'est une valeur marchande sûre et internationale qui au contraire de la monnaie ne se dévalue jamais au point de ne rien valoir. On peut du reste voir dans les rues de l'Inde, que ce soit dans les villes, les campagnes, aux champs et même les bidonvilles, des femmes portant tous les bijoux de leur dot sur elles. Et qui je le rappelle, normalement, restent leur possession en propre, contrairement aux autres biens qui iront à sa belle-famille.

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Il faut différencier le bijoutier du joaillier, en France le bijoutier travaille les métaux précieux tels l'or et l'argent, alors que le joailler  lui, met en valeur les pierres précieuses sur des métaux précieux. Nos artisans, eux, s'illustrent à la fois dans la bijouterie et la joaillerie, et  Il existe plusieurs façons de travailler des métaux précieux et des pierres, variable selon les région de l'Inde.  Et chaque bijoux a un nom.

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Les Etats d'Orissa et de l'Andhra Pradesh (Sud de l'Inde) sont réputés pour leur travail fin de bijoux en argent.

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 Le Meenakari (méthode d'émaillage des bijoux) est quant à lui populaire au Rajasthan et dans le Tamil Nadu. Nagercoil, dans le sud du pays est célèbre pour son artisanat de bijoux sacrés qui étaient autrefois créés pour parer les Dieux et Déesses des Temples.  

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Les artisans bijoutiers de Delhi  sont célèbres pour leur méthode Kundan, une joaillerie traditionnelle originaire du Rajasthan, consistant à mettre en valeur une perle ou une pierre en insérant une feuille d'or  entre chaque pierre (ou perle) et la monture.  

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Cette méthode était jadis utilisée pour confectionner des colliers raffinés pour les dames des cours royales du Rajasthan et du Gujarat. Ce serait la plus ancienne méthode de joaillerie indienne ; De nos jours, les colliers de style Kundan sont portés par les femmes lors de leur mariage. 

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En Inde, il n'y a pas d'or, nous l'achetons à d'autres pays d'Asie, sa valeur est de 22 carats, l'or pur 24 carats n'étant pas travaillable, car trop mou, c'est pourquoi nos bijoux sont souvent très lourds, car plus épais pour être plus résistants. Dans beaucoup de pays européens, l'or a une valeur de 18 carats pour la France, l'Italie 18, 16 et 14 carats, les Etats Unis 14 carats.  

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si nous n'avons pas d'or, nous avons des gemmes, précieux et semi-précieux. Et les joailliers et bijoutiers indiens ont créé des bijoux pour chaque partie du corps. Il existe plusieurs sortes de bracelets allant de la chaine aux anneaux que les femmes portent souvent par 10, 26sans oublier des colliers, des bagues, des bijoux de chevilles, des bagues de pied, des boucles d'oreilles, des parures de front, des moke ani (bijoux pour le nez), etc... 

Les Indiens, les Pakistanais, comme beaucoup d'autres peuples asiatiques apprécient les pierres fines et les pierres précieuses non seulement pour leur beauté, mais également pour leurs vertus thérapeutiques.

L'Inde a longtemps été un pourvoyeur de gemmes : pierres précieuses, semi-précieuses, perles (dont les Moghols étaient très friants). Et c'est en Inde que l'on a découvert le premier gisement de diamant du monde, dans la mine du Golconde. En Europe, du XVII au XVIII ème siècle  le diamant  était importé de l'Inde. En Inde, il existe aussi, des saphirs, des rubis, des émeraudes, opales, ainsi que des pierres semi-précieuses : tourmaline, grenats, etc...Bombay  est l'un des principaux centres de négoce de pierres précieuses et semi précieuses. 

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 En inde, la création de bijoux et la joaillerie sont le fruit de plusieurs influences : les Moghols ont considérablement influencé la joaillerie avec leur technique de sculptage élaboré alors que les artisans du Rajasthan (pays des rois) ont apporté leur technique d'émaillage. 

Dans l'Inde antique il était capital et obligatoire d'avoir les oreilles percées pour son bien-être  psychologique et physiologique. Par tradition on perçait indifféremment les oreilles des enfants des deux sexes l'année de leur naissance pour stimuler les centres nerveux capitaux puisque l'oreille représentait en miniature le corps tout entier. On pratiquait des trous tous le long de l'oreille ou au cartilage de l'oreille. De cette manière on activait les points associés aux différentes parties du corps humain, le poids du bijou stimulant en douceur de point en question.

Dans le Sud de l'Inde, le critère de beauté était d'avoir des lobes d'oreilles très longs (avoir les oreilles de Bouddha). Les lobes étaient volontairement allongés. Ils étaient percés avec des morceaux de branches de neem d'épaisseur croissante. Le neem procurait une substance anesthésiante et antibiotique évitant les infections.

Une fois le trou idéal, les lobes pouvaient recevoir de nombreux ornements. La longueur du lobe des oreilles et le nombre de bijoux qui y étaient accrochés indiquaient le rang social de la femme. Plus le lobe était long, plus on y suspendait des bijoux précieux, plus grande était la richesse, croyait-on.

Les pièces ornementales destinées aux oreilles pouvaient représenter des motifs floraux, allant du simple clou aux pendants plus imposants et plus élaborés. D'autres modèles abstraits et uniques tels les tandhatti et pambadam montrent l'aptitude des bijoutiers indiens dans la conception de tels bijoux.

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Cette dernière photo ne m'appartient pas, si vous en êtes le ou la propriétaire, veuillez me le signaler, elle sera aussitôt retirée

Les autres bijoux mis sur ce blog pour illustrer l'article (hormis cette dernière photo) sont personnels. La copie de ces photos n'est donc pas autorisée... Merci de votre compréhension

Posté par Indiangay à 20:06 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
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