Drag Kings
Comme je suis un peu fatigué en ce moment et qu'il fait mauvais temps, nous en profitons pour visualiser des films et des reportages en dvd. Dimanche avec mon compagnon nous avons donc regardé un reportage sur les drags kings. En clair, des femmes qui s'habillent en homme. Soit parce qu'elles louvoient entre les genre, soit parce qu'elle sont lesbiennes "butch", soit parce qu'elles sont transsexuels.
Ce film-reportage-documentaire, m'a mis mal à l'aise et parfois à la limite du dégoût pour ces personnes. Je n'ai rien contre les lesbiennes butch ou les véritables transsexuels qui vont jusqu'au bout de leur réassignation d'identité. Mais des femmes qui pensent, je dis bien pense, et navigue sur le fil de la masculinité en jouant ce qu'elles croient être les hommes, c'est assez malsain et surtout ne peut prêter qu'à l'ironie. En effet, elles, enfin celles du reportage qui se passe aux Etats Unis, en Angleterre et en France, ont une vision des hommes et de leur comportement assez primaire pour ne pas dire "beaufs".
Elles sont pour la plupart coiffées en "pétard", pour ne pas dire la tête rasée. Elles se griment en se faisant une fausse moustache au crayon et en collant du poil, comme pour le spectacle, dessus (histoire pour elles de faire plus vrai). Se bandent les seins, portent des dessous masculin et revêtent un costume d'homme. Certaines vont même jusqu'à porter un chapeau. Et pour couronner le tout, portent une "prothèse", dans leur pantalon, pour faire le lingam, en plastique rose attachée, je devrais dire harnachée aux hanches qu'elles exhibent lors de concert, de spectacle, ou en boites de nuit, histoire de choquer et de déconstruire les genres. Les puristes se font faire une mamectomie et la "prothèse" est en plastique souple imitant la chair humaine de couleur naturelle selon les types de peau (histoire de faire plus vrai). Elle peut se "coller" sur l'intimité de la dame et ou être harnachée, ce qui lui permet de fréquenter les urinoirs sans attirer l'attention, laissant croire ainsi au prauvre néophyte à cette imposture. Beurk, beurk beurk, beurk.
Ce qui m'a profondément gêné dans ce déballage d'insanités, c'est ce rôle d'homme qu'elles s'efforcent de jouer et de rendre crédible. Le but est comme je l'ai dit de déconstruire les genres, mais également, à mon sens, de rendre l'homme ridicule à travers des clichés comme le pouvoir, le sexe, etc... Du reste, tout tourne autour de cela, le sexe. Elles parlent de genre, mais n'ont que les attributs masculin en tête. Attributs qu'elles n'auront jamais mais qu'elles ne peuvent s'empêcher d'envier ? non ce n'est pas tout à fait le mot exact, mais bon. Elles ont la tête farcie de "clichés" d'hommes qui se "se touchent" sans complexe et à tout bout de champs et elles font pareilles sur scène. Elles imitent les hommes dans leur intimité, se filmant ou se faisant filmer en train de "se donner" du plaisir tripotant de façon obscène le bout de plastique qui leur sert de sexe s'imaginant et voulant faire croire, ainsi ressentir ce que les hommes peuvent ressentir lorsque eux "se font plaisir". Elles adoptent les tenues spécifiques des homosexuels cuirs, sauf les chaps (et pour cause).
Celles qui étaient interrogées dans le reportage étaient musiciennes, infographiste, artistes, mouais, si on veut, des sculptures comme ça un enfant de 8 ans en fait autant avec de la pate à modeler, ne serais-ce la pudeur et la décense qui lui sont naturelles et qui l'empêcherait de réaliser des sculptures avec des vulves énormes, déformées, ou avec des lingams qui ressemblent à tout sauf à ça, hormis le fait qu'il soit positionné au bon endroit. (donc on en déduit que...).
Elles s'expriment avec des mots vulgaires, arborent des tatouages et des percings en veux tu en voilà, ben oui einh, ça fait branché et artistes, hors du commun. Imbues d'elles-mêmes et de leur supériorité intellectuelle bah oui einh, on déconstruit les genres (Edith Butler est passée par là). Le mot à la mode et qu'il faudrait bannir est "binaire". Oui tout est binaire...
Je ne sais pas ou elles ont été chercher un tel modèle de la masculinité, dans leurs banlieues peut être. Toujours est-il que bien qu'homosexuel et fréquentant des hétoros comme des homos, je n'ai jamais eu dans mon entourage de garçons et/ou d'hommes ayant des attitudes sujettes à caution, parlant de cette façon, si "ordinaire", et laissant entrevoir leur intimité de façon si éhontée, qu'elles soient de penser ou physique). Tout le monde sait ce qui se passe dans une salle de bain et dans un lit, nul besoin de s'exhiber ou de l'exhiber même lorsqu'on est en couple. Le respect des autres et de soi-même ça existe.
Je me demande ce qu'il en serait si un homme, pauvre malheureux, se permettait de les imiter dans ce qu'elles ont de plus intime. Qu'un travesti ou une transsexuelle aille dans les toilettes dames, Il/elle en serait chassé (e) à grand renforts de cris et je suis presque sûr que tous ces mouvements pour la défense des femmes (mlf et chiennes de garde, etc...) prendraient fait et cause pour les femmes dites biologiques sans vouloir comprendre le pourquoi du comment.
Alors qu'une transsexuelle (male to female) peut une fois son intimité reconstruite ressentir des émotions, qui mêmes, si elles ne sont pas identiques à celles d'une femme biologique, sont tout à fait acceptables (enfin je crois au dire de nos amies). Car c'est bien connu, il est toujours plus facile de couper une branche que d'en greffer une. Pour ma part, je trouve totalement déplacé et indécent de me trouver avec un transsexuel (ftm) dans les toilettes des hommes. Il est hors de question que je les considère comme des hommes à part entière. Mon ressenti dans mes émotions, mon intimité ne peuvent être les leur tout simplement pour des raisons physiologiques. Et si jamais, je me trouvais dans un lieu destiné aux hommes et qu'un de ses fakes soit près de moi, je ne me gênerais pas pour lui dire : les dames c'est la porte à côté ! Pas question de me laisser humilier dans mon intimité.
A Londres, il y a quelques mois, avec mon compagnon, nous avions été dans une boite de nuit interlope de Soho et nous nous étions trouvés à cotoyer ces femmes à barbe, vêtues de jean porté bas sur les hanches pour cacher leur popotin de chapon, de dock martins, les seins nus et le cheveu ras. Nous avons filé à l'autre bout du dancing, A... sentant que leur présence m'était difficilement supportable....
Ce qui me rend fou c'est que ces greluches se permettent de penser que les hijras/aravanis sont transsexuelles ou travesties et s'approprient" leur identité dans leur mouvement, alors qu'il y a peu, personne hormis des indien, pakistannais, bengladeshis, n'avaient entendu parler d'eux et encore moins du sens religieux de leur état. Les transgenres n'ont toujours rien compris. Les hijras/aravanis sont bien eux du 3ème sexe car leur "intimité" n'est pas reconstruit comme celle d'une femme, car ils ne le veulent pas.
Rome
Je suis rentré de Rome dimanche soir, fort content de retrouver mon compagnon et ma minette. Le premier était venu me chercher à l'aéroport et pour une fois, je l'ai repéré parmi la foule avant qu'il ne le fasse. Malgré que le vol ait duré peu de temps, j'étais fourbu, le vol étant trop court pour pouvoir dormir et trop long pour se reposer convenablement.
Notre tournée s'est fort bien passée et le public italien, fort réceptif, avec toute cette exhubérance qui caractérise les gens du Sud lorsqu'ils aiment et que les convenances font qu'ils doivent se "contenir" au risque de passer pour mal élevés. Nous avons été applaudis et bissés 3 fois. Inutile de dire que dans les loges nous faisions la "roue".
L'hôtel dans lequel j'étais logé était près du château Saint-Ange et très confortable. Pour une fois j'étais seul, Sathiya n'ayant pu venir. Aussi, je me suis un peu ennuyé malgré la densité des répétitions et des représentations. Quant à mon compagnon il était resté sur Paris, ne pouvant se permettre de fermer le magasin à une période si importante de l'année. Comme nous devons partir chez moi, à Pondichéry, notre budget se doit d'être confortable pour ne pas nous priver durant notre séjour.
Rome est réellement une ville splendide. Où que l'on tourne les yeux, le regard bute sur une oeuvre d'art quelle soit
de sculpture, de peinture ou architecturale. Comme j'ai eu la bêtise d'oublier mon appareil photo, un collègue et ami (Oleg) m'a gentiment prêté le sien afin de mettre sur papier ce que mon oeil a visualisé.
Nous avons vu un palais tout en marbre symbolisant l'Italie Unifiée, oui enfin si je me rappelle bien, et rendu célèbre également par Mussolini qui y a prononcé un discours, si j'ai bien tout compris.
La place Saint Pierre de Rome avec le Vatican ou l'on se doit de choisir un parcours parmi ceux proposés. Nous avons pris le parcous numéro 8 qui nous semblait-il était assez complet.
Nous avons été fort impressionnés par les escaliers, entre autres, Rien avoir avec les quelques marches du Festival de Cannes. L'intérieur du Vatican est sublime et j'ose le dire respire la richesse, je me demande de ce fait pourquoi, parmi les monastères et instituts religieux chrétiens catholiques certains sont si pauvres ? Il n'applique certainement pas le principe des vases communiquants.
Ceci mis à part, certaines oeuvres dont les statues sont gâchées par une pudibonderie hors de propos des occupants des lieux. Ceux-ci étant allés jusqu'à faire sculpter et poser des feuilles de vignes sur le lingam des enfants. Décidemment, certains voyaient le mal partout et surtout là ou il ne fallait pas...Comme il y avait des "grands" autour de moi, je me suis concentré sur les fresques du plafond, idem à la Chapelle Sixtine.
J'ai remarqué qu'aucun des visages peints n'étaient semblables aux autres.
La Via Del Popolo est sublime, il se tient là des artistes peintres qui effectuent différents tableaux - un peu comme place du Tertre à Montmartre -J'en ai d'ailleurs acheté un représentant des "Polichinels". L'artiste était très arrangeant, me proposant de me vendre soit le grand exemplaire sans l'encadrement et la toile roulée, ou le format moyen (ce que j'ai pris) avec encadrement. Le prix en était raisonnable et je me suis laissé tenté.
Quant à la Fontaine Médicis, On m'a dit qu'il fallait faire un voeu. Et donc, malgré ma gêne, je me suis retourné pour lancer une pièce dans l'eau espérant que celui-ci se réalisera.
Le Colisé et ses jardins sont tout aussi impressionnants et je suis resté un bon moment à photographier sous tous les angles (oui enfin presque) ce qu'il en restait. Quand on pense au travail effectué, aux outils de l'époque, et surtout aux ouvriers qu'il a fallu pour travailler à ces oeuvres monumentales, on ne peut qu'être admiratif. Petit frisson d'angoisse quand même quand on nous a montré les geôles des prisonniers et ou était logés les gladiateurs.
J'étais déjà venu à Rome, il y a quelques années, mais j'y étais resté tellement peu de temps que je n'avais pratiquement rien vu hormis la scène ou nous nous produisions et mon lit. Cette fois-ci même si mon emploi du temps était dense, j'ai tenu à visiter un minimum, histoire de ne pas paraître stupide lors d'une conversation. Comment ? tu es allé à Rome et tu n'as pas vu et.ou tu ne connais pas ça ?...grand moment de solitude !
Par contre, les abords du Colisée et du Tibre sont très mal fréquentés à la nuit tombée. (prostitution féminine et masculine) et peuvent s'avérer dangereux. C'est le guide qui nous l'a dit.
J'en ai également profité pour aller flaner dans le Trastévère, qui était le quartier populaire de Rome, mais qui est devenu un quartier à la mode qui s'embourgeoise d'année en année, De fait les appartements à louer et/ou à vendre sont devenus inaccessible pour le commun des mortels.
Le soir, nous avons diné (toute la troupe) dans un restaurant qui était à l'origine une ancienne prison, salle de torture. Les murs étaient peints en rouge, et portaient scellés dans la pierre, des anneaux de fer et des chaines. Le menu était écrit sur un vieux parchemin et au moment de l'addition, nous étions "condamnés à payer.....". J'ai beaucoup aimé.
J'ai même eu le loisir de pousser jusqu'à la Villa Borghèse ou j'ai pu admirer les jeux d'eaux d'une multitude de fontaines,
puis j'ai poursuivi jusqu'aux Jardins de Tivoli ou là encore ce ne fut qu'enchantement pour les yeux bien entendu, mais également pour les oreilles, l'eau coulant des fontaines faisait un bruit apaisant. De plus, nous avons eu beau temps, froid le matin et le soir et ensoleillé la journée.
Il y a quand même des choses qui m'ont attristé, voir des compatriotes, même si ce sont des Bangladeshis, des Pakistanais réduits à vendre des marrons, des bouteilles d'eau et des babioles aux touristes...Mais bon, ma bonne conscience me dit que c'est toujours mieux d'être miséreux en Europe que de crever de faim sur un trottoir de Dacca... (sans commentaire).
Inutile de dire que quand je suis rentré j'en avais plein les yeux et "pleins les bottes" et que mon compagnon en a eu lui pour son compte plein les oreilles. Il m'a dit que nous nous ferions un week end au printemps.
Bref, je suis fort content de cette tournée, je reviens avec pleins de souvenirs agréables et les poches pleines (bah oui, einh l'argent dirige le monde), comme je suis payé un fixe tous les mois et pour chaque prestation lorsque je me produis sur scène, plus je me produis puis je gagne d'argent ce qui en fin d'année est particulièrement appréciable. Oui, je sais, ça fait rapace !
Les toilettes pour le 3ème sexe en Inde
Je renchéris sur le post précédent consacré aux thirunambigal, et sur ce que Gee Ameena Suleiman a évoqué dans son témoignage ou elle parle notamment des difficultés des Female to male à accéder aux toilettes publiques, je cite :
"...Aux toilettes, on nous dirige vers les urinoirs où les hommes biologiques soulagent leur vessie debout. Si nous entrons dans les toilettes pour femmes ont nous prend pour des voyeurs, des harceleurs et on nous roue de coups".
Il faut savoir qu'en Inde, et tous ceux qui s'y sont rendus pourront le confirmer, les toilettes qu'elles soient publiques ou privées restent un gros problème et un souci récurrent. Beaucoup de particuliers n'en possèdent pas et les déjections se retrouvent à joncher les rues, les égouts à ciel ouvert, les bords des routes. Dans les villes d'une certaine importance, ce sont les harijans/dalits (intouchables)qui le matin vont ramasser et nettoyer dans les maisons et dans les rues, les déjections, idem quant à l'entretien des urinoirs et toilettes publiques existants et peu nombreux eu égard à la population qui les fréquentent.
En 2009 sauf erreur de ma part, le gouvernement indien a lancé un grand projet de création de toilettes dans toute l'Inde et surtout dans des villes comme Jaisalmer où les saletés attaquaient les pierres des murailles et des maisons et détruisaient ainsi un patrimoine important. Le but : lutter plus efficacement contre les épidémies de toutes sortes.
Les transgenres ne furent pas oubliés puisque la municipalité de Chennai (Etat du Tamil Nadu) a alloué 4 millions et demi de roupies (environ 70 milles euros) pour la construction de toilettes destinées aux transgenres et aux hijras. A noter que cet Etat est le seul à reconnaître le 3ème sexe, devrait suivre le Pakistan.
Le projet d'essai prévoyait 3 installations destinées aux eunuchs à Chennai, dans les quartiers où le nombre de hijras est le plus élevé, mais selon les résultats obtenus, il se pouvaient que d'autres installations soient construites. Le problème vient des hijras eux-mêmes qui ont reconnu, pour quelques uns, un geste de reconnaissance de leur situation par le gouvernement. Alors que pour d'autres, cette initiative est plus synonyme d'une marginalisation. "Utiliser des toilettes séparées ouvre la voie à la discrimination" déclare ainsi Aasha Bharathi présidente de l'association Aravanigal du Tamil Nadu dans l'Indian Express. "Nous voulons être considérées comme des femmes".
Alors là, petite parenthèse : les véritables hijras refusent d'être considérés comme femmes même s'ils portent des saris, ils ne veulent plus non plus être considérés comme des hommes mais bien comme étant du 3ème sexe, ne pas confondre avec les transgenres, et les travestis.
Toutefois, ce projet de toilettes séparées mis en place pour le bien être des transsexuelles ne tient pas spécifiquement compte des thirunambigal. En effet, bien que destinées aux personnes ni hommes ni femmes, elles s'adressent plus spécifiquement aux hijras (homme habillé en femme) et si on voyait un "homme" y rentrer on pourrait aisément en déduire qu'il s'agit d'une femme travestie en homme et là encore les réactions pourraient être violentes. Quoi que l'on fasse en Inde, le genre est automatiquement lié au sexe.
Par ailleurs, l'installation de toilettes séparées pourrait également répondre au désir du reste de la population, mais là encore ça reste hypothétique, un sondage révélait que 99 % des personnes interrogées refusaient d'utiliser les mêmes toilettes que les hijras par peur de contamination VIH. Les femmes quant à elles ne veulent absolument pas aller dans des toilettes ou des hommes, mêmes eunuchs, vont !
Les thirunambigal
En relisant mon blog je me suis aperçu que j'ai omis de parler des Thirunambigal (appelés ainsi dans le Sud de l'Inde) tout simplement par méconnaissance. Aussi, je mets le lien sur un article très intéressant paru dans le Daily News and Analalysis Bombay et retranscrit en français par Courrier International dans son édition du 15 au 21 décembre 2011 n° 1102.
http://starkimproject.files.wordpress.com/2011/12/2011-12-courrier-il-ou-elle.pdf
Cette article donne la parole à : Gee Ameena Suleiman Female to male. en page 19 et 20. Celle-ci explique fort bien les difficultés nombreuses et variées auxquelles sont confrontées les transexuels allant d'une identité féminine vers une identité masculine.
Et c'est vrai que si le monde des hijras m'est assez bien connu celui des thirunambigal m'était pratiquement inconnu d'où l'intérêt que je porte à son témoignage courageux.
Les mêmes lourdeaux
Je suis contrarié et surtout furieux. Comme d'habitude que ce soit après les cours et/ou les répétions, nous allons prendre une douche. En principe Sathiya se met à côté de moi et moi près du mur, ce qui me cache un peu aux regards des autres. Mais aujourd'hui je ne sais pas ce que faisais mon ami, il n'était pas encore prêt et je me suis retrouvé seul aux douches croyant qu'il y était déjà. Les deux lourdeaux habituels et leur cour était déjà installés sous les pommeaux et ne pouvant faire marche arrière, je me suis avancé, drap de bain autour de la taille. Et là, les moqueries ont commencé : Et bien ma puce, on est timide. T'es sur qu'il te nourrit ton mec, tu es de plus en plus mince d'année en année. C'est à qui ces petites fesses de toréador, ben mon chéri si on ne te voyait pas tous les jours à poil tu nous induirais en erreur. Ah oui surtout que c'est pas avec sa voix de chatré qu'il pourrait donner le change, et blablaba et ragnagna. Ils m'emm....ent à la fin. Je n'en peux plus.
Quand sathiya est enfin arrivé, je n'ai pu m'empêcher de lui demander où il était passé, d'un ton acerbe. En y repensant, j'ai honte. De quel droit me suis-je permis une telle remarque ? c'est déjà bien gentil à lui de s'occuper à ce que je puisse me rafraichir tranquillement, en protégeant ma nudité du regard voyeur des autres danseurs. J'ai beau me dire que ce qui est charmant à 16ans devient ridicule à 25. Rien n'y fait, je suis mal à l'aise et je suis certain de passer par toutes les couleurs du rose au pourpre. Cela viendrait-il de ce que je suis gay ? bref, je suis coincé de chez coincé et ce n'est pas leurs réflexions déplacées qui vont m'aider. J'espère changer un jour. Mais pour l'instant il n'y a qu'avec A... et Sathiya que je me sens en confiance.
Pour écourter ce moment pénible alors qu'il était fait pour nous détendre, je suis sorti sans sécher mes cheveux et comme ils m'arrivent à présent aux épaules, non seulement c'était très désagréable, mais en plus j'ai cru que ma tête gelait en allant rejoindre A... au magasin. Evidemment, je me suis fait disputé et gnagnagna. Quelle journée ! espérons que la nuit sera plus réussie.
Là ou le profane rejoint le sacré
Je veux parler du désir sexuel. En Inde, nous ne faisons pas de différence entre le profane et le sacré. Nous adorons Shiva Lingam qui est une représentation du Dieu Shiva et n'avons pas honte a éprouver, donner et recevoir du plaisir. Que celui-ci nous soit donné par une femme et/ou un homme, car dans la religion indhue l'homosexualité féminine ou masculine n'est pas condamnée, elle l'est seulement suite aux lois britanniques qui nous ont été imposées et qui perdurent encore.
Pour faire comprendre l'importance que nous attachons à plaire à nos partenaires, il est important que je vous parle du kâmâsûtra. Ce livre dont certains européens ont fait des gorges chaudes en le plaçant dans la catégorie des livres pornographiques que l'on feuillette en cachette comme quelque chose de honteux est en réalité un recueil indien écrit entre le IVè et le VIIè siècle et destiné à procurer des conseils de séduction pour une vie harmonieuse dans le couple.
Ce livre était destiné à l'aristrocratie, aux hommes et aux courtisanes. Il servait à "déniaiser" les jeunes princes à la veille de leur mariage en raison de nombreuses miniatures explicites qui y figuraient. Il n'est pas dans mes intentions de les énumérées ni de poursuivre plus avant sur un sujet que vous connaissez comme moi et peut être mieux que moi.
Bien que indhu il m'est souvent arrivé de me trouver en position d'infériorité dans mes relations intimes. Tout d'abord parce que bien qu'ayant eu un ami, très jeune, je n'étais pas informé des choses de l'amour. Je ne l'avais pas choisi et il ne me plaisait pas du tout à ce niveau là. Mon expérience remonte à la rencontre avec mon compagnon il y a un peu plus de quatre ans 1/2. Un homme pas tout à fait comme les autres... Pour lui je me suis mis à m'intéresser à mon intimité masculine mais également à l'intimité féminine même si je n'ai jamais, comme lui, connu ni souhaité la pénétration avec une femme.
En autres les baisers divers et variés signifiant pour nous indiens (pour les européens je ne sais pas) un grand nombre de choses. J'ai relevé pour faire mon éducation :
le baiser du yoni ou cunnilingus :
En Inde, le yoni désigne la vulve. Son baiser consiste à "imiter le baiser sur la bouche". Toutes les sortes de baisers décrits se pratiquent comme une caresse sur le sexe féminin.
Ce "baiser passionne les femmes", estime le kâmâsûtra, "tellement que certaines courtisanes abandonnent des amants distingués, honnêtes et instruits, pour s'attacher à des personnes de basse condition, telles des esclaves ou des conducteurs d'éléphants !". Car les hommes distingués ne devaient pas, à l'époque, pratiquer ce baiser.
A quel moment le donner ? Pas trop vite ni trop tôt. L'amante doit ressentir déjà une volupté procurée par les autres baisers avant d'arriver à ce baiser plus intime.
Le baiser du ligam : Le ligam, désigne le sexe de l'homme.
Il s'agit de tenir le lingam avec la main, le plaçant sur les lèvres pour le frôler avec la bouche. Dans le kâmâsûtra, ce baiser est interdit aux femmes (sauf si elles ont des moeurs dissolues) et pratiqué uniquement par les eunuchs !
Après ce baiser, généralement l'amante (l'amant) "exprime son désir d'en rester là, mais l'amant veut continuer l'opération". Ce baiser donne envie d'aller plus loin à celui qui le reçoit.
A quel moment le donner ? Ce baiser est une première étape vers "la succion de la mangue" Je pense que vous aurez compris ce dont je veux parler...
La connaissance de ces deux sortes de baisers m'ont bien aidé dans une relation qui pour moi était hors du commun et alors que je ne savais comment faire, ni quoi penser. Car pour certains, si une partie du corps et le mental est bien masculin, il reste que biologiquement les organes internes réagissent en fonction du sexe d'origine que la personne le veuille ou non...
Coup de calgon
Hier soir, je sortais du métro Halles lorsque mon regard fut attiré par un homme portant un sac à dos ainsi que divers sacs reliés entre eux par des ficelles et accompagné de deux chiens. L'homme était jeune, tatoué un peu partout, portait des percings aux oreilles et au nez et était vêtu d'un pantalon de camouflage, de grosses chaussures de rangers. Un sdf je suppose.
Enfin bref, ce qui a attiré mon attention, c'est qu'il était en train de hurler, il n'y a pas d'autres mots sur un des chiens, lui pinçant la joue sans douceur et lui répétant, je cite "je vous nourris, et voilà comment je suis récompensé...." Le pauvre chien qui devait être encore assez jeune était terrorisé par une telle violence au point qu'il en a fait pipi de peur sur le trottoir, l'autre chien tournait autour d'eux à bonne distance de peur d'une claque ? Une dame passant par là lui a dit d'arrêter, moi-même, j'en ai fait autant outré par le traitement qu'il infligeait à ce pauvre chien. Il nous a répondit qu'il lui apprenait "le respect" ce à quoi je lui ai fait remarquer la peur qu'il engendrait à son chien, il m'a répondu je m'en fou !
Mon sang n'a fait qu'un tour, je lui ai répondu que s'il voulait du respect, il ferait bien d'en avoir pour les autres et son chien en particulier. Qu'il était méchant et que ses chiens ne lui servaient qu'à mendier. Voyant l'attroupement que notre altercation provocait, il m'a dit que non, il n'était pas méchant, que je ne le connaissait pas et donc de fermer ma gueule. Et bien non, pas question que je l'a ferme justement, quand je vois une pauvre bête malmenée par un parasite social qui ne la nourrit que grâce aux dons que des personnes compatissantes lui font, nous y compris. Quant à le connaître, son attitude ne donnait guère l'envie d'en savoir plus sur lui et encore moins d'avoir une quelconque indulgence.
Et évidemment, pas un policier à l'orizon. Mon seul réconfort c'est que notre dispute lui a fait pour un temps oublié ses pauvres chiens. Il a ramassé ses sacs tombés autour de lui en me vociférant de fermer ma gueule. J'aurais bien voulu qu'il me menace, mais il ne l'a pas fait, lâche dans tous les sens du terme avec des animaux sans défense et avec les hommes. J'ai beau être petit et tout pd que je suis, j'aurais aimé lui écraser sa vilaine figure pour lui apprendre ce que cela fait.
Toujours est-il que maintenant je regarderai d'une autre façon les SDF qui apitoient les passants en exhibant des chiens ou des chats car moi qui était convaincu que malgré tout ils aimaient leurs animaux, seul réconfort dans leur misère et leur solitude.J'en suis revenu.
Les mots et/ou attitudes qui blessent
En regardant certains magazines, annonces de rencontre, ou tout simplement en entendant parler autour de moi. Il est parfois difficile de ne pas se sentir humilié. Les Européens ont pour beaucoup une façade, qu'ils entretiennent avec plus ou moins de succès. Mais il arrive parfois que des lézardes puis des fissures apparaissent, et ce, à tous les niveaux...
Je ne sais si les directeurs de magazines lorsqu'ils acceptent de publier certains articles se rendent compte de l'imbécilité de certains, et de la honte qu'ils peuvent provoquer chez des gens différents d'eux.
Des exemples ? je cite en vrac"... Les blacks sont TBM, et en amour, ils sont.... d'ailleurs, ils ne pensent qu'à ça. Les asiatiques sont bien moins avantagés que les européens à ce niveau là, par contre ils connaissent des choses.... Ils ont l'air d'éternels adolescents. Ils sont gentils mais vicieux..".
Réponses lues sur certains forums :
. Moi, je ne pourrais pas avoir pour ami quelqu'un autrement qu'Européen, par contre pour une aventure.
. Cherche jeune beur ou black très bien monté pour plan c...
. Ce que j'aime chez les asiatiques (comprenez Asie du Sud Est) c'est qu'ils sont très dociles...
Et ça continue ainsi sur des kilomètres de pages, laissant à croire que tout ce qui n'est pas européen ne pense et ne désire que satisfaire tous ceux qui le sont. Nous ne sommes considérés que par ce que nous avons entre nos jambes et notre prétendue façon de nous en servir. Exit, les qualités et/ou les défauts reconnus à chaque individu. Nous ne sommes qu'une forme compacte de sexes aux services du plus offrant.
Mais, et là je parle à ceux qui nous voient ainsi : Qu'est ce qui vous faire croire et/ou dire que nous, nous voudrions de vous ? que vous êtes pour nous attirants ? Il serait de bon ton que vous preniez certaines choses en compte, à savoir : Que, nous aussi, nous pourrions avoir nos critères de sélection ? nos canons de la beauté ? et que malheureusement vous n'en faites pas partie et ce quelque soit votre âge.
Question idiote, indécente et surtout humiliante qui revient souvent sous différentes formes : "... mais les noirs, c'est vrai que "leur bout est rouge..." Oh roi des crétins (ines)" ! regarde un film porno tu auras ta réponse.
Certaines attitudes sont également difficiles à supporter : Vous êtes dans un groupe, des personnes parlent avec des airs de sous-entendus. Soit vous ne dites rien pensant que ça ne vous regarde pas, mais dans ces cas là, il pourrait aborder ce qui les préoccupe justement hors de votre présence. Soit c'est votre personne qui fait les frais de la conversation et la moindre des corrections voudrait qu'on vous explique, mais quand vous avez l'air de solliciter une explication et./ou une réponse, on vous dit : "laisse tomber tu comprendrais pas". Ben voyons, nous sommes tellement stupides... Et la condescendance qu'en dire, s'il fallait répertorier toutes les fois ou on nous parle de cette façon et en toute occasion, ce ne serait plus un article mais un véritable texte que je serai obligé d'écrire...
Brâhmâ
Brâhmâ est né de l’œuf d’or (hiranya-garbha) généré à partir de l’océan causal. C’est le premier membre de la trinité des Déités indhues. Il est le créateur de la matière et de l’Univers. Une fois le monde créé, Vishnou à le devoir de le conserver. Brâhmâ est la personnification du brahman, c’est-à-dire : l‘Esprit Universel, l‘Absolu représenté dans chaque être par le soi individuel (atman).
Lorsqu’il créa l’Univers, Brâhmâ engendra la déesse Shabarupa. Elle était si belle que le Dieu ne cessait de la regarder. Il se dota d’une cinquième tête pour la suivre dans tous ses mouvements, dans les quatre directions et par de là celles-ci. Shiva jugeant qu’il était tout à fait inconvenant pour brâhmâ d’être attiré par un être qu’il avait lui-même engendré foudroya de son 3ème œil la 5ème tête de brâhmâ. Depuis, brâhmâ est peu vénéré et récite les quatre védas en pénitence. Un seul grand temple lui est dédié. Il se trouve à Pushkar au Rajasthan.
Il est représenté comme un homme d’âge mur, barbu à quatre visages et quatre bras. Ses quatre faces correspondent aux quatre védas qui sont la connaissance sacrée. Sa barbe indique la sagesse, sa longueur, que la création est un processus éternel. Ses quatre bras représentent son omniprésence et son omnipotence. Ses quatre mains reflètent les quatre aspects de sa personnalité : l’esprit, la conscience, l’égo, l’intelligence.
Il est parfois représenté assis sur un lotus sortant du nombril de Vishnu. Mais son véhicule est un cygne qui a le pouvoir de reconnaître le bon du mauvais. Ses attributs sont :
. Un mala pour mesurer le cycle du temps, du monde créé, établi puis dissolu.
. Le texte des Védas
. Un pot à eau représentant l’énergie cosmique avec lequel il créé la vie.
. Une fleur de lotus (symbole de pureté).














