Vanakkam

10 mars 2017

Initiation des Chelas

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Cet article est une continuité et complète les précédents, quant à la connaissance et au mode de vie des hijras/aravanis/khotis en Inde. Comme je l'ai précédemment mentionné, les eunuchs occupèrent une place importante dans la société indienne. Les maharajahs et les nawabs les employaient comme garde de leur zenana (appartements des femmes). Castrés, les nobles leur accordaient toute leur confiance pour entourer les femmes. Ils étaient également utilisés comme prostitués de luxe et comme danseurs lors de soirées mondaines.

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Les eunuchs ont tous pour déesse Bahuchara Mala. Certains lui voue leur vie, d'autres sont des devadasis fidèle au culte de Yellamma, d'autre encore commémore le sacrifice d'Aravan. Plusieurs légendes cours à leur sujet : 

Pour les uns dont je fais parti les eunuchs commémorent le sacrifice d'Aravan, voir lien ci-dessous :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2009/10/25/15556327.html.

Pour d'autres, l'histoire raconte que la déesse Bahuchara Mata fut autrefois une princesse qui castra son époux, car il préférait aller dans la forêt pour se travestir et se comporter comme une femme.

Une autre légende, dit encore, qu'un homme qui avait importuné Bahuchara Mata fut d'abord condamné à l'impuissance. Pour obtenir le pardon de la déesse, celle-ci exigera qu'il soit castré habillé de vêtements féminins et passât désormais sa vie à l'honorer.

Ce que ces récits ont tous en commun c'est que les eunuchs doivents être émasculés et représenter la forme féminine, de nos Dieux : Krhisna, Shiva. Rien à voir donc avec des esclaves castrés du Moyen Orient de l'Orient, de l'Asie (Chine) ou de l'Occident, qui eux étaient castrés pour différentes raisons, et encore moins avec les transgenres européens puisqu'au contraire d'eux, non seulement ils n'ont plus leur intimité masculine mais, encore moins féminine leur intimité n'étant pas "reconstruite" par la chirurgie.

Pour le Moyen Orient et l'Orient, il s'agissait d'avoir des eunuchs pour garder et protéger les femmes, leur confier des tâches parfois valorisantes comme confident, vizir, maître des comptes du royaume, voire de l'armée, mais souvent très dangereuses en raison des jalousies et des intrigues de pouvoir. Pour l'Occident, il était indécent que des femmes se produisent sur scène et il s'agissait de transformer des petits garçons en castra pour qu'ils ne muent pas et arrivent à reproduire le fameux contre-ut à l'origine de leur célébrité.

Le Temple de Bahuchara Mata se situe au Gujarat dans l'Inde du Nord, à Shantelhapur et un festival si tient une fois par an qui réunit tous les hijras/aravanis/khotis.

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Pour les hijras faisant parti du culte de yellama, une fête a également lieux une fois par an au temple de Renukha Devi

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2011/02/26/20494177.html

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2012/08/27/24972975.html

Pour ceux commémorant le sacrifice d'Arvan, une fête annuelle a également lieu une fois par an à Koovogam (Inde du Sud).

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2012/08/26/24969948.html 

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Les communautés d'hijras sont dirigées par un gourou ou 7 à 9 chelas (disciples). Le gourou lorsqu'il accepte un chela lui fournit un toit, le protège y compris contre les exactions de la police. En échange, les chelas participent à la vie de la communauté en ramenant de l'argent (car tous se paye), et en participant aux tâches ménagères. Ils travaillent coimme danseurs, donnent leur bénéfiction lors des mariages, des naissances, et malheureusements, beaucoup sont obligés de mendier et de se prostituer depuis la "déposition" des maharajahs et des nawabs, la dislocation des zénanas et des salons de musique par les britanniques.

L'initiation du Chela se fait alors qu'il est encore jeune. Le rituel a lieu dans la mesure du possible au Temple de la déesse Bahuchara Mata. Le disciple s'y rend sous la tutelle d'un membre plus âgé de la communauté. L'émasculation initiatique du chela a lieu  après une période de réflexion pouvant aller jusqu'à plusieurs moi, voire plusieurs années Elle se déroule sour la direction du grand prêtre du Temple.

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L'émasculation peut également avoir lieu dans une maison aux portes closes ou tous se réunissent en habits de fêtes. Elle est toujours exécutées à vif. Certains hijras de la communauté s'occupent du disciple. Après lui avoir fait prendre un bain, l'avoir paré de vêtements féminins rouges (symbole du mariage, de joie), de guirlandes de fleurs et l'avoir assis sur un tabouret au milieu de la pièce, ils chantents en s'accompagnant d'un tabla (petit tambour).

Pendant ce temps, d'autres préparent l'endroit où aura lieu l'intervention. On étale des cendres par terre au milieu de la pièce puis, on les rassemble en tas. Le gourou ou la personne qui doit procéder à l'opération s'approche Les bras et les jambes du disciple sont maintenus fermement, pendant qu'on le distrait. Les organes génitaux enserrés dans un lien sont amputés en bloc au ras du public. On enlève le pénis, les testicules et le scrotum. Cette opération est réalisée dans des conditions très douloureuses. Pratiquée avec un couteau et sans anesthésie (simplement un peu d'alcool et des drogues). On n'arrête pas l'hémorragie, le sang emportant la virilité en coulant. L'initié s'en remet alors totalement à Bahuchara Mata et considérera que s'il survit que la pire perte serait d'être abandonné par la déesse , et non la perte de ses organes génitaux. La faveur de Bahuchara Mata est gagnée par l'abandon complet à sa demande de sacrifice.

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Un fois l'opération terminée on enfonce dans la plaie, une pipette de métal ou de bois pour créer un petit trou qui leur permettra ensuire d'uriner, puis on recouvre la plaie avec des herbes pour aider à la cicatrisation Les plus religieux d'entre-eux devront ensuite s'asseoir sur une pierre tranchante jusqu'à ce que l'anus saigne ; les gouttes de sang sont alors recueillis et les premières règles célébrées.

La plaie est cautérisée à l'huile bouillante et la cicatrisation complète obtenue au bout de 40 jours, est célébrée par une cérémonie en l'honneur de la déesse et marque la renaissace de l'initié. La castration est officiellement interdite depuis 1880 mais est toujours pratiquée en Inde et au Pakistan.

D'autres photos sont disponibles sur ce blog dans l'album initiation des chelas.

Important

Les photos mises pour illustrer cet article font mention de "Donot copy please". En effet, si j'ai marqué celles-ci de cette mention c'est que ce n'est pas moi qui les aient prises. Elles m'ont été prêtées par un ami qui s'occupent de la communauté LGBT en Inde et en particulier des Hijras et Aravanis  : Mr Darvesh Yadavendra Singh. Et je ne souhaite pas que son travail et sa confiance en moi soit trahis par des personnes qui sans vouloir penser à mal s'approprierait lesdites photos. Merci de votre respect et de votre compréhension.

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Les Hijras ou Aravanis

20090508044033_Sri_AravanEn Inde, au Pakistan, au Bengladesh nous avons des Hijras (nom donné dans le Nord de l'Inde) et des Aravanis (nom donné dans le Sud de l'Inde) que la plupart des Européens confondent avec des Transexuelles.

Je dis et redis non, absolument pas. L'origine des hijras/aravanis remonte au Mâhâbhârata qui raconte l'histoire d'une guerre entre les Pândavâs et les Kauravâs. La légende veut qu'à la veille d'une bataille le clan des Pandavas ait consulté un astrologue. Celui-ci leur avait prédit la victoire à condition qu'ils sacrifient un homme parfait.

Il n'y en avait que trois. Krishna - Arjuna, le chef des Pandavas et, son fils Aravan. Les deux premiers étant indispensables, Aravan accepta de se sacrifier, mais exigea auparavant de pouvoir se marier. Aucune femme ne s'étant proposée pour une si brève union, le Dieu Krishna pris une forme féminine pour satisfaire le voeu d'Aravan qui fut décapité le lendemain matin, assurant la victoire de son camps.

Les eunuchs s'identifient à la forme féminine de Krishna et viennent chaque année commémorer cet épisode du Mahâbhârata, par un mariage symbolique dans le temple de Koovagam, dédié au dieu local Koothandavar considéré comme une incarnation d'Aravan
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06 mars 2017

Mandawa

419373_112162528914874_1642724140_nToute les villes indiennes ont leurs particularités. Qu’elles soient à dominance indhue ou musulmane, que ce soit au niveau architectural, du matériau employé, qui est fonction de celui exploité dans la région, de leurs couleurs, de leur ambiance. Du lieu ou elles se situent : Sud de l’Inde, Nord, aux portes du Désert du Thar, et des occupations étrangères qu’elles ont subies et dont-elles ont adoptées certaines influences.

Madawa,  se situe dans l’Etat du Rajasthan, région du Sekhawati, au nord de Jaipur. Cette ville était une étape importante  sur la route des caravanes et a vu son apogée entre le XVIIIème et XVIIIème siècle. Les riches marchands  faisaient du commerce et parfois de la contrebande entre l’Inde du Nord et ce qui est à présent le Pakistan et avaient érigé de splendides demeures, des havelis avec de nombreuses cours intérieures encadrées par les appartements privés, ceux des femmes étant situés dans la dernière cour, la plus éloignée de l’entrée.

 

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Pour des raisons de sécurité toutes ces demeures sont tournées vers l’intérieur, c’est-à-dire que lorsqu’on est à l’extérieur, dans la rue, on ne devine rien de ce qui se trouve derrière les murs. Pour franchir la porte d’entrée, il faut à la fois enjamber le seuil de la porte celui-ci étant surelevé, et se baisser pour ne pas se heurter au  fronton, la porte elle-même étant assez basse. On accède ensuite à un petit vestibule ou une petite pièce, dont le mur se situe face à la porte, avant d’accéder à une première cour,  et de la même façon, toujours avec le même souci de sécurité, on accède à une seconde cour et ainsi de suite, jusqu’à la dernière, réservée au zénana (les appartements des femmes).  Ces mesures de sécurité étaient indispensables et conséquentes, en raison des nombreuses invasions et des guerres entre Etats voisins. 

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La peur de l’ennemi, envahisseurs ou autres était tellement présente que les maisons n’ont pratiquement aucune vue sur l’extérieur, le fait d’enjamber les portes pour entrer dans les maisons permettait à ses habitants de reconnaître s’il s’agissait d’un ami ou d’un ennemi. Ces derniers n’avaient d’ailleurs pas le temps de s’y introduire, ils étaient décapités sur place. Toutes les ruelles de la ville sont étroites, ne laissant passer qu’un chameau, un éléphant ou deux hommes de front. Elles n’ont aucune perspective, donnant toutes sur les murs d’autres demeures bordant les ruelles adjacentes. Cette ville a des allures de labyrinthe, afin de désorienter l’ennemi. 

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Les habitants masculins de cette ville étaient souvent partis pour affaires et leurs épouses restaient seules avec les serviteurs dans les maisons. Lorsque les hommes revenaient, ils racontaient ce qu’ils avaient vu à au cours de leurs voyages à l’intérieur du pays, son évolution, et les nouveautés apportées par les Angrés, comme ils appelaient, les envahisseurs britanniques. Il en a résulté des mosaîques, des fresques sur les murs commandées par les femmes pour illustrer les récits. Ces peintures murales sont magnifiques et réalisées avec une grande précision, une grande virtuosité et des pigments naturels. Il y figure, des Angrés avec des chapeaux hauts et juchés sur des bicyclettes, des femmes dans des calèches, etc.. 

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Malheureusement, de nos jours, Mandawa s’enfonce dans le sable. Les havelis sont laissées à l’abandon ou à la garde de quelques vieux serviteurs. Par manque d’entretien, les demeures tombent en ruine et la ville agonise et meurt lentement mais sûrement. 

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La ville de Mandawa s’est trouvée ruinée et son déclin a commencé lors de la création du port de Bombay (Mumbai nom indien), par les anglais. La route pour le commerce des marchandises étant réputée plus facile, moins dangereuse, et plus sûre. Les riches marchands ont déserté la ville de Mandawa pour s’installer à Bombay.  D’ailleurs, le raja et la rani de Mandawa sont justes venus pour se marier et sont repartis dès les festivités terminées à Bombay ou ils travaillent respectivement dans l’informatique et la banque.

Moi, j’aimerai, bien que je ne sois personne d’important, que cette ville soit classée pour bénéficier d’une réhabilitation, de la création d’un tout à l’égout et de toilettes dans les demeures, ce qui éviterait que les pierres soient abimées par les déjections et la boue qui en résultent dans les rues, car et ce n’est pas à son honneur, Mandawa est fort sale en plus d’être pauvre, mais l’un accompagne souvent l'autre.

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04 janvier 2017

The Color Line - exposition du 04/10/2016 au 15/01/2017

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a lieu au Musée du Quai Branly. Elle a pour thème le rôle joué par l'art dans la quête d'égalité et d'affirmation de l'identité noire, dans l'Amérique de la Ségrégation. Cette exposition rend hommage aux artistes et penseurs africains-américains qui ont contribué, durant près d'un siècle et demi de luttes, à estomper cette "ligne de couleur" discriminatoire.

Si la Guerre de Sécession en 1865 a bien sonné l'abolition de l'esclavage, la ligne de démarcation raciale va encore marquer durablement la société américaine, comme le pressent le militant W.E.B. Du Bois en 1903 dans The Soul of Black Folks. L'exposition  The Color Line revient sur cette période marquante aux Etats Unis à travers l'histoire culturelle de ses artistes noirs, cibles majeures de ces discriminations.

Mon ressenti :

J'étais réticent à aller voir cette exposition pour différentes raisons, mais en fait, je suis enchanté de m'y être rendu. Si cette exposition n'est pas tout à fait ce que j'imaginais, je n'avais pas non plus tout à fait tort, puisque elle retrace le long chemin qu'ont fait les noirs pour leur émancipation, et l'obtention d'une égalité raciale.

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Cette exposition retrace les évènements historiques qui ont parsemé cette émancipation, en passant par la ségrégation raciale, les mouvements racistes, tels le plus célèbre le klux klux klan

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et ses horribles déchainements spontanés d'américains ordinaires hurlant au meurtre, contre des des malheureux n'ayant pas la "chance" d'avoir la bonne couleur. La haine d'une couleur et non d'un état d'esprit, d'une façon de penser et d'être ! C'était cela, puisque aucune forme de communication n'était possible, aucune sauf la violence et l'humiliation d'un peuple envers un autre !

La ségrégation raciale s'est propagée dans toute la société et dans tous les gestes de la vie courante y compris, les robinets d'eau, les bancs publics, les restaurants, les injures et les humiliation étaient "normales" et ne pouvaient en aucun cas donner lieu à réparation.

Les oeuvres exposés sont terriblement expressives. Tels des photos de l'époque montrant en quoi consistait la ségrégation. Des "bois" illustrant des scènes de tortures pratiqués envers des noirs avant d'être lynchés devant une foule hallucinée par la haine, étaient vendus sans problème comme souvenir.  

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 L'intégration des noirs se fit d'abord par le spectacle, la musique et le sport,

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mais restait quand même difficile et marginale. Après la seconde guerre mondiale, ou malgré le racisme ambiant plusieurs milliers d'africain-américain avaient donné leur vie, des actions miliantes d'artistes africain-américain ont fait évoluer l'art et ont contribuer à le familiariser auprès du public.

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Mais l'intérêt de cette exposition hormis les faits historiques, est qu'elle oblige les visiteurs à réfléchir, à se remettre fondatement en question. Enfin moi c'est ce que j'ai fait !  Ainsi que des comparaisons avec ce qui se passe chez moi, en Inde. Pourquoi est-il légitime que par le fait de notre naissance, de notre couleur de peau plus ou moin foncée, nous fassions partie de telle ou telle caste. Comment pouvons nous accepter et défendre ce système, voir y revenir au 21ème siècle ? Pourquoi sommes nous si indifférents au sort de nos frères intouchables qui meurt sur les trottoirs et sommes-nous si fiers, voire pour certains arrogants de notre appartenance à une caste supérieure ?

 

30 novembre 2016

Shivashtkam animation

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Hare Krishna

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07 septembre 2016

Shiva

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Shiva est le Dieu principal honoré et vénéré dans toute l'Inde du Sud, à contrario de Vishnu qui est plus spécifiquement prié dans l'Inde du Nord et qui est le dieu de la conservation. Shiva est le Dieu de la destruction. Mais celle-ci a pour but la création d'un monde nouveau.

Shiva, Seigneur du sommeil, seul demeure à la fin et au commencement, car il est le pouvoir universel de la destruction par lequel toute existence finit et duquel toute existence jaillit. Il est décrit comme un vide infini et comparé au silence et à l'obscurité de l'inconscience dont nous avons une expérience relative dans le sommeil sans rêves, dans lequel toute activite mentale est suspendue.

La destruction de l'être se manifeste en deux stades : le 1er est la mort physique, le second : la dissolution de l'individualité subtile. Le premier est la fin de l'existence apparente, le deuxième la libération de ses liens subtils. Il y a donc dans Shiva un aspect effrayant et un autre désirable. Dans son action ultime, Shiva représente la mort de la mort et donc la vie éternelle. En tant que fin de toute chose, il est le Dieu de la mort, en tant qu'origine de toute chose, celui de la vie.

b_16shivaLe symbole le plus général de Shiva est le lingam ou phallus et le pouvoir de manifestion de Shiva est représenté par le lingam inséré dans le yoni ou emblême féminin. C'est cette représentation de Shiva qui est vénérée dans le sanctuaire de tous nos Temples.  Il est représenté avec un 3ème oeil au milieu du front , symbole de la connaissance et de la sagesse, avec un cobra (serpent sacré) autour du cou. 2 de ses mains portent un trident  (trishula) et une hache, ses deux autres mains font les gestes d'éloigner la crainte et de donner. Il est couvert de cendres, et est assis sur un peau de tigre, symbole de l'énergie potentielle. Shiva représente en effet la source créatrice en sommeil.

De ses cheveux, dans lesquels se trouve un croissant de lune, symbole du cycle du temps, s'écoule le Gange notre fleuve sacré. Sa monture est le taureau Nandi. Il a les yeux mi-clos car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l'univers et amorcer un nouveau cycle.

Shiva est représenté sous différentes formes (ascétique, yogi, mendiant). L'une de ses représentations les plus célèbres est le Shiva Nataraja (ou Shiva dansant) danseur cosmique qui rythme la destruction et la création du monde. Il est alors représenté  avec 4 bras. La mains supérieure droite tient une clochette (damaru) qui rythme la création ; la main gauche supérieure tient la flamme de la destruction (santhara) : la main inférieure droite est tenue dans un geste de protection (abhaya mudra) ; la main inférieure gauche tenu en l'air. Il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit, il écrase un nain-démon symbole de l'ignorance. Son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré de feu (prabhamandala).

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21 août 2016

Les turbans indians

Il en existe de plusieurs sortes et comme le sari, la façon dont il est noué, sa couleur, son volume donnent de nombreux renseignements sur son propriétaire. Les premiers témoignagnes relatifs au port du turban par les populations indiennes datent du 1er siècle avant Jésus Christ.

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On retrouve sur les sculptures des premiers temples indiens ainsi que sur les ruines dans le Sud de l'Inde, autour des villes de Sanchi et Bahrut, des traces de scènes de la vie quotidienne où es hommes portent cette coiffe.

Turban multicoloresAu rajasthan ou le port du turban est encore bien vivace, le turban revêt un aspect raffiné, et se décline dans une profusion de couleurs éclatantes.  Le turban est une bande de tissu d'environ 8 mètres et pouvant atteindre dix mètres de long, sur 1 mètre de large.  

En plus de servir de coiffe, il a bien d'autres usages : tapis de sol et/ou de plaid, voire d'oreiller lors des siestes. Jeté sur l'épaule et noué d'une certaine façon, il sert de garde manger. Posé sur la tête, les hommes les plus soignés" y glissent un peigne, un petit miroir. Il peut être utilisé comme corde  et dans les régions aride, on peut l'utiliser en tant que filtre dans les zones ou l'eau est difficilement accessible. Les couleurs vives des turbans du Rajasthan leurs permettent d'être repérables très loin dans le désert du Thar ce qui n'est pas négligeable en cas de tempêtes de sables différentes teintes et motifs font que cette coiffe 

Mais surtout comme je l'ai précisé plus haut, la couleur du turban, nous informe sur la profession, la caste, la région, la situation sentimale et matrimoniale ainsi que bien d'autre aspects de la vie de celui qui le porte.

Mise du turbanLa façon de nouer son turban est différente selon la région : l'homme de la ville l'enroule de façon compacte et bien finie, alors que le berger ou les paysans qui vivent à l'extérieur l'utilisent pour se protéger de la pluie et du soleil, et sont moins sensibles à son aspect esthétiques, privilégiant plutôt le côté pratique.

Lors d'une cérémonie de mariage, le père du futur marié porte un turban spécialement conçu pour l'occasion et le présente à toute la famille de la future épouse. Sa couleur est en général safran. Après et parfois avant le mariage, le marié porte un turban imprimé des brindilles de l'arbre sacré (Ashoka). Ce turban symbolisera l'amour. Il peut aussi porter un turban imprimé de plumes d'oiseaux, ce dernier symbolisera l'idée que son porteur traverse un moment favorable de sa vie.

Dans les temps anciens, pendant les périodes d'invasion et de guerres, lorsqu'un homme rentrait chez une dame avec un turban à la main, cela signifiait que celle-ci venait de perdre son époux au combat. La veuve devait alors s'immoler sur le bûcher funéraire de son mari avec le turban du défunt sur les genoux. Lors de la crémation, la famille proche porte un turban blanc (cette couleur est celle du deuil en asie) et les personnes venant présenter leurs condoléances porteront un turban soit kaki soit marron.

1Au Rajasthan, la tradition veut qu'un homme sans turban ne soit pas toujours le bienvenu. Et, si un homme sans turban s'approche de vous, cela peut être interprété comme le "mauvais oeil" qui rôde autour de vous. Aussi, pour contrer cet état, la personne visée portera éventuellement, un turban imprimé d'un bouquet de mimosa.

Par l'histoire qu'il incarne, les hommes au turban sont considérés comme respectables. Il serait considéré comme un affront d'enjamber ou de battre un tel homme, son honneur pouvant alors être remis en cause. Si l'agresseur lui-même est porteur d'un turban, il devra le retirer et le placer au pied de la victime pour demander pardon. Enfin, par signe d'humilité, un homme peut enlever son turban face à un autre et par acte de fraternité deux hommes peuvent échanger leurs turbans.

La taille et la forme des turbans tiennent compte du climat des régions. Le tissu utilisé est principalement en coton et pour le rendre plus souple et donc plus maniable on utilise des tissus très fins. Les teintes et les différents symboles sont encore réalisés par des méthodes artisanales chez les teinturiers.

imagesCABUVOMIPar ailleurs, même si le système des castes n'est plus ce qu'il était en Inde, le turban permet encore de les différencier. Les bergers vont porter un turban rouge, mais les bergers nomades porteront eux un turban rouge à motif. Les hautes castes, auxquelles appartiennent les princes disposent d'un turban princier très coloré et couvert de décorations.

Il existe également des couleurs de saisons. En février et en mars, qui correspondent à la saison des moussons, ce sont les turbans jaune et  rouge rayé qui dominent. En juillet, c'est le rose vif. Lors des festivals, très nombreux en Inde les turbans se part de couleurs particulières : Noir avec des bordures rouge pour Dipawalie (le festival des lumières), blanc et rouge pour Holi (le festival des couleurs), et jaune pour Basant Panchami (le festival du printemps).

Lors de la fête de la République qui a lieu en Inde le 26 et/27 janvier  on peut admirer une débauche de turbans, leurs couleurs, la manière dont ils sont noués diffèrent selon les régiments et la région d'ou ils proviennent. voir lien ci-dessous :

http://indiangay7.canalblog.com/albums/la_fete_de_la_republique/index.html

En ce qui concerne les turbans Sikh, j'y viendrai dans un prochain message, car plus particulier.

A noter : Les photos mises pour illuster cet article ne m'appartiennent pas, sauf celles du lien. Si vous en êtes le, la ou les propriétaires et que vous en faites la demande, ces photos seront retirées dès connaissance de votre message.

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23 juillet 2016

Le Drag King ou FtM

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16 juin 2016

La tradition des bijoux en Inde

En Inde, le raffinement culturel  se traduit aussi par  la création de bijoux. L'importance accordée par  notre peuple à la parure remonte à 5000 ans. Des archélologues ont découvert que les indiens créaient des bijoux  en or, en argent, et en pierres précieuses depuis la préhistoire. Par ailleurs, c'est une valeur marchande sûre et internationale qui au contraire de la monnaie ne se dévalue jamais au point de ne rien valoir. On peut du reste voir dans les rues de l'Inde, que ce soit dans les villes, les campagnes, aux champs et même les bidonvilles, des femmes portant tous les bijoux de leur dot sur elles. Et qui je le rappelle, normalement, restent leur possession en propre, contrairement aux autres biens qui iront à sa belle-famille.

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Il faut différencier le bijoutier du joaillier, en France le bijoutier travaille les métaux précieux tels l'or et l'argent, alors que le joailler  lui, met en valeur les pierres précieuses sur des métaux précieux. Nos artisans, eux, s'illustrent à la fois dans la bijouterie et la joaillerie, et  Il existe plusieurs façons de travailler des métaux précieux et des pierres, variable selon les région de l'Inde.  Et chaque bijoux à un nom.

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Les Etats d'Orissa et de l'Andhra Pradesh (Sud de l'Inde) sont réputés pour leur travail fin de bijoux en argent.

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 Le Meenakari (méthode d'émaillage des bijoux) est quant à lui populaire au Rajasthan et dans le Tamil Nadu. Nagercoil, dans le sud du pays est célèbre pour son artisanat de bijoux sacrés qui étaient autrefois créés pour parer les Dieux et Déesses des Temples.  

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Les artisans bijoutiers de Delhi  sont célèbres pour leur méthode Kundan, une joaillerie traditionnelle originaire du Rajasthan, consistant à mettre en valeur une perle ou une pierre en insérant une feuille d'or  entre chaque pierre (ou perle) et la monture.  

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Cette méthode était jadis utilisée pour confectionner des colliers raffinés pour les dames des cours royales du Rajasthan et du Gujarat. Ce serait la plus ancienne méthode de joaillerie indienne ; De nos jours, les colliers de style Kundan sont portés par les femmes lors de leur mariage. 

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En Inde, il n'y a pas d'or, nous l'achetons à d'autres pays d'Asie, sa valeur est de 22 carats, l'or pur 24 carats n'étant pas travaillable, car trop mou, c'est pourquoi nos bijoux sont souvent très lourds, car plus épais pour être plus résistants. Dans beaucoup de pays européens, l'or a une valeur de 18 carats pour la France, l'Italie 18, 16 et 14 carats, les Etats Unis 14 carats.  

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si nous n'avons pas d'or, nous avons des gemmes, précieux et semi-précieux. Et les joailliers et bijoutiers indiens ont créé des bijoux pour chaque partie du corps. Il existe plusieurs sortes de bracelets allant de la chaine aux anneaux que les femmes portent souvent par 10, 26sans oublier des colliers, des bagues, des bijoux de chevilles, des bagues de pied, des boucles d'oreilles, des parures de front, des moke ani (bijoux pour le nez), etc... 

Les Indiens, les Pakistanais, comme beaucoup d'autres peuples asiatiques apprécient les pierres fines et les pierres précieuses non seulement pour leur beauté, mais également pour leurs vertus thérapeutiques.

L'Inde a longtemps été un pourvoyeur de gemmes : pierres précieuses, semi-précieuses, perles (dont les Moghols étaient très friants). Et c'est en Inde que l'on a découvert le premier gisement de diamant du monde, dans la mine du Golconde. En Europe, du XVII au XVIII ème siècle  le diamant  était importé de l'Inde. En Inde, il existe aussi, des saphirs, des rubis, des émeraudes, opales, ainsi que des pierres semi-précieuses : tourmaline, grenats, etc...Bombay  est l'un des principaux centres de négoce de pierres précieuses et semi précieuses. 

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 En inde, la création de bijoux et la joaillerie sont le fruit de plusieurs influences : les Moghols ont considérablement influencé la joaillerie avec leur technique de sculptage élaboré alors que les artisans du Rajasthan (pays des rois) ont apporté leur technique d'émaillage. 

Dans l'Inde antique il était capital et obligatoire d'avoir les oreilles percées pour son bien-être  psychologique et physiologique. Par tradition on perçait indifféremment les oreilles des enfants des deux sexes l'année de leur naissance pour stimuler les centres nerveux capitaux puisque l'oreille représentait en miniature le corps tout entier. On pratiquait des trous tous le long de l'oreille ou au cartilage de l'oreille. De cette manière on activait les points associés aux différentes parties du corps humain, le poids du bijou stimulant en douceur de point en question.

Dans le Sud de l'Inde, le critère de beauté était d'avoir des lobes d'oreilles très longs (avoir les oreilles de Boudha). Les lobes étaient volontairement allongés. Ils étaient percés avec des morceaux de branches de neem d'épaisseur croissante. Le neem procurait une substance anesthésiante et antibiotique évitant les infections.

Une fois le trou idéal, les lobes pouvaient recevoir de nombreux ornements. La longueur du lobe des oreilles et le nombre de bijoux qui y étaient accrochés indiquaient le rang social de la femme. Plus le lobe était long, plus on y suspendait des bijoux précieux, plus grande était la richesse, croyait-on.

Les pièces ornementales destinées aux oreilles pouvaient représenter des motifs floraux, allant du simple clou aux pendants plus imposants et plus élaborés. D'autres modèles abstraits et uniques tels les tandhatti et pambadam montrent l'aptitude des bijoutiers indiens dans la conception de tels bijoux.

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Cette dernière photo ne m'appartient pas, si vous en êtes le ou la propriétaire, veuillez me le signaler, elle sera aussitôt retirée

Les autres bijoux mis sur ce blog pour illustrer l'article (hormis cette dernière photo) sont personnels. La copie de ces photos n'est donc pas autorisée... Merci de votre compréhension

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