Vanakkam

16 novembre 2018

Incroyable talent Indian dance

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06 septembre 2018

Oleg : début de notre amitié

Oleg est devenu un "copain" alors qu'au départ rien ne nous prédisposait à nous lier de sympathie. Nous faisons partie de la même compagnie de danse mais nos relations se limitaient à un bonjour aimable le matin et à un au revoir poli le soir. Nous déjeunions avec nos nos copains respectifs point final. Jusqu'au jour où :

En sortant de répétion je me précipitais, dans la salle de douche, pressé d'enlever cette odeur de fauve qui me collait à la peau quand, le nez au vent comme d'habitude, je glissais sur une savonnette qu'un indélicat personnage avait laissé trainé sur le sol. Ne faisant ni une ni deux, j'ai glissé dessus entraînant dans ma chute tout ce qui se trouvait sur mon passage, c'est à dire, champooing, serviettes. Complètement abasourdi par ce qui m'arrivait je n'arrivais pas à me relever. Vu le potin que j'avais fait en tombant, j'avais attiré le maître de ballet, et les quelques danseurs qui se trouvaient à côté, résultat, mon humiliation a été à son comble quand ils se sont mis à trois paires de bras pour m'aider à me mettre debout. J'avais tellement honte d'être vu dans cet état que je ne sais pas qui m'a relevé, je n'ai jamais osé relever la tête. Plus que mon derrière c'est mon amour propre qui a été le plus touché.

Résultat 10 jours d'arrêt de travail et obligation de dormir sur le ventre. Mon derrière est passé du noir au violacé, puis au jaune vert avant de reprendre sa couleur naturel. N'empêche que j'ai eu fort mal et physiquement et moralement. Par contre, je suis devenu un crack pour tester et reconnaître les fauteuils et canapés les plus moelleux.

Ceci, dit, l'indélicat personnage responsable de mon humiliation était Oleg, qui à mon retour et vu l'état dans lequel je me trouvais, m'étant fait rappeler à l'ordre parce que je ne sautais pas suffisamment haut, et compte tenu de la couleur arc en ciel de mon arrière train (oui, les douches sont communes) est venu s'excuser. Sur le moment, j'ai hésité à lui dire ma façon de penser puis j'ai réalisé que j'étais aussi coupable que lui. A-t-on idée de foncer comme un sauvage dans une salle de douche ? Vu son air gêné et voyant qu'il était sincère, de plus, ne voulant pas être en désagréable avec un membre de la troupe, j'ai accepté ses excuses. En tout cas, j'ai retenu la leçon, aller lentement dans ma précipitation !

Comme nous faisons partie de la même compagnie, nous partageons les cours communs, puis les répétitions pour le ballet classique européen,avec en plus pour moi, les cours de danse indienne. Cette mésaventure commune nous a rapprochée. A chaque fois que nous nous disions bonjour ou bonsoir, il s'inquiétait de ma santé. J'ai souvent surpris son regard pendant que je parlais avec les autres indiens de la compagnie et puis nous avons fini par parler un peu, oh de banalités, et nous avons fini par déjeuner souvent ensemble au foyer de l'école de danse ou à notre mange-debout préféré. Il m'a présenté à d'autres danseurs russes, que je ne connaissais que de vue et j'ai fait de même en lui présentant Sathiya, qui lui aussi est dans la troupe et mon meilleur ami après A... Bien que notre compagnie soit franco-indienne et que nous travaillons ensemble depuis plusieurs années, nous restons entre communauté, non par racisme mais par facilité et surtout, enfin je crois, par timidité.

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27 août 2018

Fête de Ganesh 2018

Dimanche dernier à eu lieu comme à l'accoutumée la Fête de notre Dieu Ganesh. Je remercie la France de nous permettre d'honorer nos Dieux et d'assurer notre sécurité en ces temps troublés. Cette fête est l'occasion pour tous les indiens qu'ils soient tamils ou autres de l'Inde, du Sri-Lanka, et de toute la diaspora vivant dans ce pays de nous retrouver, malgré nos différences culturels autour de notre Dieu commun.  

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Ganesh est le Dieu des commerçants et des voyageurs, il est également l'intercesseur auprès des autres Dieux. C'est pourquoi il est aimé et adoré par toutes les communautés indiennes, même au Pakistan pays de religion musulmane. En Inde, la coutume veut que l'on érige une effigie en carton pâte ou en terre du Dieu, qu'on le promène dans toutes les villes, qu'on lui offre des offrandes, il est particulièrement friand de gâteaux spécifiques. Le soir sa statue est envoyée sur le fleuve sacré : le Gange avec des petits bateaux fait de papier, de feuilles et de fleurs et d'une petite flamme. 

En France, bien évidemment, la fête se résume à la Prière au Temple, la Pooja, la prasad. Le temple était noir de monde, il est fort petit et de plus il avait à accueillir tous les indiens se présentant et un nombre conséquent d'européens curieux. Nous avons du jouer des coudes pour arriver à y entrer et assister à l'office.

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Des noirs étaient à l'entrée qui assuraient la sécurité en demandant aux européens de retirer leurs chaussures et pour regarder à l'intérieur des sacs. Entre parenthèses cette année la galère pour récupérer nos chaussures. Les casiers extérieurs étaient plein et le devant du temps envahi. Pour retrouver ma sandale jumelle j'ai mis près de 5 bonne minutes.

Nous avons assisté à la levée des divinités, Ganesh et ses soeurs, puis le défilé dans le quartier indien, avec les pénitents qui dansent jusqu'à la transe pour ne faire qu'un avec notre Dieu. Ils portent sur leurs épaules de lourds arceaux de bois pesant plusieurs kilos, ornés de plumes de paon oiseau sacré (Murugan), ainsi que des bouquets de fleurs.  

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 Des danseurs portant sur la tête d'immense chapeaux ressemblant aux lampes à huiles sacrées  sont également présents. Des dames portant des pots de terre sur la tête, dans lesquels les fidèles font brûler du camphre pour purifier, d'autres dames portent elles, des pots d'offrande constitutés de noix de coco, de feuilles de bétel, de bananes, d'encens.

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 Il y a plusieurs chars, le principal celui du Dieu Ganesh tirés par les hommes, un autre plus petit est tiré par les femmes et derrière le troisième, des dames et des messieurs souvent plus âgés récitent des mantras à la gloire de notre Dieu. 

Contrairement aux autres années, cette foi-ci le trajet du défilé a été raccourci, cantonné au quartier indien et ses plus proches alentours. Par mesure de sécurité ? Dommage.... sur le trajet, les commerçant avaient dressé de petits autels portant une statue de notre Dieu Ganesh, des petits pots comportant du sindur, du pavoothi, du santal pour les fidèles qui ne pouvaient rentrer dans le temple trop petit avec énormément de monde) et des offrandes pour otre Dieu (noix de coco, feuilles de bétel, bananes). Ils ont également assuré la distribution de barquettes de nourriture et de boissons pour les participants quelques soient leur religion ou leur peuple.

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Sur le chemin des chars, les noix de cocos empilées et couvertes de curcuma ont été cassées en signe de bonheur et de fertilité. Heureusement que Aliocha avait apporté un dhoti de rechange à mon intension, j'étais dans un état ... mon dhoti était couvert de poudres de prière, de jus de noix de coco et de sueur. (Je me suis changé le plus discrètement possible dans une encognure de porte, Aliocha et tante préférée faisant paravent) oui, on ne rit pas, on n'envisage même pas un sourire.

Certains se sont encore fait remarquer, par le non respect de nos traditions en marchant avec leurs chaussures dans le sillage et le devant des chars, en voulant à tout prix faire la photo qui montrera à leurs amis et connaissances "qu'ils y étaient" et empêchant les fidèles et en particulier nos femmes de donner leur panier d'offrandes lors du passage des chars.

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A la fin du défilé, nous sommes restés dans le quartier indien. Celui- était en fête, les familles ont profité de la fête pour se faire plaisir en faisant quelques emplettes vêtements, ustensiles de cuisines, manger au restaurant pour la plus grandes joie des commerçants n'oublions pas que Ganesh est le Dieu des commerçants et qu'il est représenté sur son véhicule : le rat avec un pot de pièces d'or à son côté.

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Les rues étaient décorées de fleurs, de sarees faisant office de tonnelle en signe de bienvenue. Des Ganesh géants figuraient devant les immeubles. Nous avons donné notre obole aux deux stands de l'Eelam Tamil qui était représenté (oui enfin ce qu'il en reste...)

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Comme beaucoup, nous avons dîner en ville et sommes rentrés dans la soirée, épuisés, les pieds d'une noirceur indescriptible, mais fort contents de notre journée. 

Fête de Ganesh 2018 Transe

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21 juillet 2018

La vieillesse et la mort en Inde dans les temps anciens et de nos jours

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J'ai parlé dans ce blog brièvement des 4 étapes de la vie : L'enfance, l'éducation, le mariage, la dernière étant la vieillesse.

S'il suit à la lettre la Loi Sacrée, le maître de maison qui voit blanchir ses cheveux et qui a des fils de ses fils doit se faire ermite, abandonner sa femme à leurs enfants ou l'emmener avec lui dans la forêt. Là, vivant dans une humble cabane des aumônes des villageois et des dons de la nature, il doit accomplir régulièrement les rites du feu sacré (agni) et étudier les Upanishad afin d'élever son âme au-dessus des choses terrestres. Il peut même ajouter à ces conditions de vie déjà rudes des mortifications délibérées : En été, il doit s'exposer à la chaleur de cinq feux, à la saison pluvieuse vivre sous le ciel, en hiver porter des vêtements humides, et ainsi augmenter graduellement la dureté de son existence. Telle est l'étape du Vânaprastha, l'ermite dans la forêt. 

Avant la mort toutefois, une autre étape restait encore à parcourir. Lorsque le vieil homme avait réussi à se détacher du monde, il pouvait abandonner son abri forestier, laisser toutes pratique rituelle et se fait sannyâsin (mendiant errant), dépossédé de tout, ne portant avec lui que son bâton, sa sébile et quelques haillons.

Il ne faut toutefois pas croire, que tous les hommes sur la fin de leurs jours suivaient ces consignes pour assurer leur salut. Beaucoup se contentaient de leur conditions de maître de maison et de l'espoirt d'une longue période de relative félicité au ciel, suivie par une nouvelle et heureuse anissance sur la terre - tel était le destin assuré par la religion au maître de maison qui accomplissait en conscience les rites et les devoirs des Aryens.

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 Le nombre de vieillards qui devenaient ascète était tout de même assez considérable et l'impatience des fils adultes et mariés, pressés d'obtenir le contrôle du patrimoines familial, y contribuait sans aucun doute. De nos jours encore il n'est pas rare de voir un homme âgé suivre jusqu'au bout les étapes dictées par les anciens sages et finir ses jours dans l'ascèse. Mais son ermitage, toutefois, est le plus souvent une cabane proche de la famille ou même une pièce isolée dans sa propre maison.

Reste que malheureusement les femmes qui ont perdu leur époux sont souvent chassées de leur maison par leur propre fils voire leur belle fille et finissent sur les routes pour la plupart, se retrouver dans des villes saintes, Varanasi entre autres, ou elles passent le reste de leur vie à mendier leur nourriture et trouver une pierre ou poser leur tête. (ce qui n'est à notre honneur).  

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La mort, comme la naissance se fait dans l'impureté. Presque tous les peuples anciens ont une répulsion  pour le contact d'un cadavre et l'Inde ne fait pas exception à la règle. Selon la Loi, ceux qui veillaient un mort devaient s'abstenir de tout contact avec l'extérieur, parce qu'on avait peur que l'impureté ne fût transmise ; ils devaient se soumettre à un régime alimentaire très strict et dormir à même le sol ; ils ne devaient pas se raser ni adorer les dieux. Les candâla, dont l'office étaient d'incinérer les morts, étaient des créatures ont on craignait le plus la rencontre. De nos jours, la plupart de ces traditions sont maintenues, voir le lien ci-dessous, notamment le passage sur les Sâdhus et les Agoris :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2012/12/02/25725958.html

Les cérémonies funèbres (antyeshti) sont marquées par les derniers de tous les sacrements dont la vie d'un indhu est jalonnée. Selon la coutume aryenne la plus suivie, le corps était porté à la crémation le plus rapidement possible après la mort, et la famille l'accompagnait, les aînés à la tête du cortège.  Pendant la crémation, les textes saints sont récités. La famille en deuil fait le tour du bûcher dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ; puis tous se baignent dans la rivière ou le lac le plus proche, avant de rentrer à la maison, le plus jeune conduisant cette fois la procession. Le troisième jour après la crémation, les os calcinés du défunt sont rassemblés et jetés dans une rivière, de préférence le Gange.

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Mais il existe également d'autres rites funéraires. Les jeunes enfants dont le corps ne comporte pas la même impureté que celui des adultes et qui ne sont pas membres à part entière de la communauté aryenne, sont souvent enterrés (encore aujourd'hui) comme le sont les ascètes ou les membres de certaines castes inférieures de l'Inde du Sud. Dans ce nombreux textes le çmaçâna ou lieu de crématoire est représenté couvert de corps en putréfaction, et hanté par les chiens et les vautours, sans qu'il soit fait allusion à la crémation elle-même. Ces descriptions montrent qu'au lieu de brûler les morts on les abandonnaient aux bêtes sauvages. Il va s'en dire que des considérations d'ordre économique jouaient un rôle important dans cette pratique. Le bois est rare dans certaines régions et donc fort cher, idem les fleurs, les huiles et l'encens pour parfumer le bûcher, et que de nos jours encore, les indiens pauvres doivent se contenter de bûchers funéraires insuffisants qui ne brûlent souvent qu'incomplètement les corps, qui sont envoyés en l'état sur le Gange à la merci des oiseaux charognards et des crocodiles.

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08 mai 2018

Enfers et fantômes d'Asie -

Exposition se tenant depuis le 10/04 et jusqu’au 15/07/2018 au Musée du Quai Branly à Paris

Important,  cette exposition n’est absolument pas pour les enfants, certaines représentations et vidéos audiovisuelles étant particulièrement impressionnantes. 

Descente aux enfers :

Dans le Bouddhisme, rien ne dure et la notion d’âme éternelle n’existe pas. La théorie de la réincarnation suppose cependant la survivance d’un principe spirituel, parfois appelé : charge karmique, ainsi que la rétribution des actions après la mort.

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Pour les Dieux, autant que pour les hommes, les animaux, ou les damnés, toute existence est provisoire et résulte d’une somme d’actes passés (karma). Ces êtres résident aux enfers, sur terre, ou au paradis pour une donnée en conséquence de leur karma. La damnation a aussi une fin. Les enfers sont un purgatoires où les  défunts expient leurs fautes sous la torture avant de rejoindre le cycles des renaissances. 

Les textes considèrent généralement six voies de réincarnations : Dieux et êtres célestes peuplent le paradis. Les humains : la terre. Les animaux : la terre. Les démons : les enfers. Les fantômes affamés, et les damnés :les enfers. 

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Les enfers n’ont pas été représentés en Inde, pays d’origine du bouddhisme, alors que la peinture chinoise s’empare de ce sujet dès le Xème siècle, comme l’atteste les rouleaux illustrés du Sutra des Dix rois, retrouvés dans les grottes de Dunhuang. Les moines les utilisaient lors de rituels funéraires pour expliquer le devenir de l’âme dans l’au-delà.

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Les revenants affamés sont les seuls fantômes émanant directement du bouddhisme. Ils proviennent de textes religieux indiens et se sont diffusés à l’ensemble du monde bouddhique. Leur nom sanskrit : preta est devenu :éguaï en chinois, gaki en japonais et phi prêt en thaï. Cette condition est la plus pénible des voies de la réincarnation. Elle attend les coupables des mauvaises actions, notamment les avares qui ne font pas d’offrandes de nourriture aux moines. D’après la croyance populaire, des défunts qui ne sont pas nourris par le culte des ancêtres peuvent aussi devenir des revenants affamés.

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En Asie Orientale :

Dans la cosmologie chinoise, le monde humain reflète le monde céleste divin et son administration impériale. Selon le même principe d’analogie, les enfers souterrains reproduisent le système judiciaire médiéval. Les dix enfers  des textes bouddhiques s’organisent  en cours pénales, présidées par des rois-juges assistés de clercs et de démons tortionnaires. Cette image de l’au-delà s’est diffusée de la Chine à la Corée, au Japon et au Vietnam.

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Les voleurs et les tricheurs sont brûlés. Les dépravés frits dans des chaudrons. Les ingrats découpés et les médisants se font tranchés la langue, tandis que d’autres sont forcés de gravir des montagnes de couteaux.

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Les offrandes et les billets brûlés lors des rites funéraires accompagnent le voyage du défunt et permettent en quelque sorte de « corrompre » les magistrats infernaux pour alléger les sentences.

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10 avril 2018

La tradition des bijoux en Inde

En Inde, le raffinement culturel  se traduit aussi par  la création de bijoux. L'importance accordée par  notre peuple à la parure remonte à 5000 ans. Des archélologues ont découvert que les indiens créaient des bijoux  en or, en argent, et en pierres précieuses depuis la préhistoire. Par ailleurs, c'est une valeur marchande sûre et internationale qui au contraire de la monnaie ne se dévalue jamais au point de ne rien valoir. On peut du reste voir dans les rues de l'Inde, que ce soit dans les villes, les campagnes, aux champs et même les bidonvilles, des femmes portant tous les bijoux de leur dot sur elles. Et qui je le rappelle, normalement, restent leur possession en propre, contrairement aux autres biens qui iront à sa belle-famille.

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Il faut différencier le bijoutier du joaillier, en France le bijoutier travaille les métaux précieux tels l'or et l'argent, alors que le joailler  lui, met en valeur les pierres précieuses sur des métaux précieux. Nos artisans, eux, s'illustrent à la fois dans la bijouterie et la joaillerie, et  Il existe plusieurs façons de travailler des métaux précieux et des pierres, variable selon les région de l'Inde.  Et chaque bijoux a un nom.

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Les Etats d'Orissa et de l'Andhra Pradesh (Sud de l'Inde) sont réputés pour leur travail fin de bijoux en argent.

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 Le Meenakari (méthode d'émaillage des bijoux) est quant à lui populaire au Rajasthan et dans le Tamil Nadu. Nagercoil, dans le sud du pays est célèbre pour son artisanat de bijoux sacrés qui étaient autrefois créés pour parer les Dieux et Déesses des Temples.  

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Les artisans bijoutiers de Delhi  sont célèbres pour leur méthode Kundan, une joaillerie traditionnelle originaire du Rajasthan, consistant à mettre en valeur une perle ou une pierre en insérant une feuille d'or  entre chaque pierre (ou perle) et la monture.  

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Cette méthode était jadis utilisée pour confectionner des colliers raffinés pour les dames des cours royales du Rajasthan et du Gujarat. Ce serait la plus ancienne méthode de joaillerie indienne ; De nos jours, les colliers de style Kundan sont portés par les femmes lors de leur mariage. 

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En Inde, il n'y a pas d'or, nous l'achetons à d'autres pays d'Asie, sa valeur est de 22 carats, l'or pur 24 carats n'étant pas travaillable, car trop mou, c'est pourquoi nos bijoux sont souvent très lourds, car plus épais pour être plus résistants. Dans beaucoup de pays européens, l'or a une valeur de 18 carats pour la France, l'Italie 18, 16 et 14 carats, les Etats Unis 14 carats.  

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si nous n'avons pas d'or, nous avons des gemmes, précieux et semi-précieux. Et les joailliers et bijoutiers indiens ont créé des bijoux pour chaque partie du corps. Il existe plusieurs sortes de bracelets allant de la chaine aux anneaux que les femmes portent souvent par 10, 26sans oublier des colliers, des bagues, des bijoux de chevilles, des bagues de pied, des boucles d'oreilles, des parures de front, des moke ani (bijoux pour le nez), etc... 

Les Indiens, les Pakistanais, comme beaucoup d'autres peuples asiatiques apprécient les pierres fines et les pierres précieuses non seulement pour leur beauté, mais également pour leurs vertus thérapeutiques.

L'Inde a longtemps été un pourvoyeur de gemmes : pierres précieuses, semi-précieuses, perles (dont les Moghols étaient très friants). Et c'est en Inde que l'on a découvert le premier gisement de diamant du monde, dans la mine du Golconde. En Europe, du XVII au XVIII ème siècle  le diamant  était importé de l'Inde. En Inde, il existe aussi, des saphirs, des rubis, des émeraudes, opales, ainsi que des pierres semi-précieuses : tourmaline, grenats, etc...Bombay  est l'un des principaux centres de négoce de pierres précieuses et semi précieuses. 

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 En inde, la création de bijoux et la joaillerie sont le fruit de plusieurs influences : les Moghols ont considérablement influencé la joaillerie avec leur technique de sculptage élaboré alors que les artisans du Rajasthan (pays des rois) ont apporté leur technique d'émaillage. 

Dans l'Inde antique il était capital et obligatoire d'avoir les oreilles percées pour son bien-être  psychologique et physiologique. Par tradition on perçait indifféremment les oreilles des enfants des deux sexes l'année de leur naissance pour stimuler les centres nerveux capitaux puisque l'oreille représentait en miniature le corps tout entier. On pratiquait des trous tous le long de l'oreille ou au cartilage de l'oreille. De cette manière on activait les points associés aux différentes parties du corps humain, le poids du bijou stimulant en douceur de point en question.

Dans le Sud de l'Inde, le critère de beauté était d'avoir des lobes d'oreilles très longs (avoir les oreilles de Boudha). Les lobes étaient volontairement allongés. Ils étaient percés avec des morceaux de branches de neem d'épaisseur croissante. Le neem procurait une substance anesthésiante et antibiotique évitant les infections.

Une fois le trou idéal, les lobes pouvaient recevoir de nombreux ornements. La longueur du lobe des oreilles et le nombre de bijoux qui y étaient accrochés indiquaient le rang social de la femme. Plus le lobe était long, plus on y suspendait des bijoux précieux, plus grande était la richesse, croyait-on.

Les pièces ornementales destinées aux oreilles pouvaient représenter des motifs floraux, allant du simple clou aux pendants plus imposants et plus élaborés. D'autres modèles abstraits et uniques tels les tandhatti et pambadam montrent l'aptitude des bijoutiers indiens dans la conception de tels bijoux.

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Cette dernière photo ne m'appartient pas, si vous en êtes le ou la propriétaire, veuillez me le signaler, elle sera aussitôt retirée

Les autres bijoux mis sur ce blog pour illustrer l'article (hormis cette dernière photo) sont personnels. La copie de ces photos n'est donc pas autorisée... Merci de votre compréhension

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La sexualité en Inde

Contrairement à l'Europe, en Inde et dans la religion Indhue, nous reconnaissons à nos Dieux, ainsi qu'à leurs desservants (brahmanes, pandits et autres) une vie sexuelle. Celle-ci n'étant absolument pas en contradiction avec la vie familiale que tout être vivant est en droit d'avoir. De ce fait, nos dieux et nos prêtres sont mariés, ont des enfants et sont sujet et sensibles comme tout un chacun au plaisir de la chair.

hemawati4Certains temples dits érotiques comme ceux de Khajuraho ont du reste scandalisé la plupart des occupants et ce quelque soit leur religion (muslims ou chrétiens). Sur les façades de ces temples sont représentées les Dieux et Divinités Indhues se livrant au plaisir des sens dans diversess positions.

Tamil de religion Indhue, donc d'origine Dravidienne, notre Dieu préféré est Shiva ce dieu est celui de la destruction, mais celle-ci à pour but la création d'un nouveau monde incarné par le Dieu Vishnu Dieu vénéré dans le nord de l'Inde. A ce titre je vais donc parler de Shiva Lingam qui est le symbole phallique ou représentation du Dieu Shiva.

Le lingam (nom du sexe masculin) est un pierre dressée, souvent d'apparence phallique, représentation classique de Shiva. On retrouve dans ce symbole l'ambivalence du Dieu, ascète et renonçant d'une part, mais aussi figure majeure du Tantrisme et figuré par un phallus d'autre part. Le mot lingam signifie : 1) signe, 2) phallus, 3) symbole de Shiva. Le lingam, toujours dressé et donc potentiellement créateur, est souvent associé au yoni (lieu) et nom du sexe féminin, symbole de la vulve. Dans ce cas, leur union représente, à l'image de Shiva, la totalité du monde. Assumant les fonctions créatrice par le lingam et destruction traditionnelle dans la Trimurti, Shiva représente donc pour les croyant (Shivaïtes) dont je fais partie, le dieu par excellence.

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On trouve un lingam dont la taille et l'aspect peut être très variable - du simple galet en équilibre et comportant le signe peint de Shiva au phallus clairement symbolisé avec parfois la tête du dieu sculptée, dans tous les temples et lieux consacrés à Shiva. Durant le puja (la prière) le lingam est arrosé de lait, de miel et de beurre clarifié (ghi dont nous nous servons en cuisine car il parfume fort agréablement les plats), et reçoit des offrandes de fleurs, de fruits et de sucreries. Les lingams en activité doivent être maintenus humides. La partie supérieure arrondie du lingam s'appelle lingamani ou manikâ. Le lingam est inconnu des Véda. certains disent qu'il est probable qu'il s'agisse de l'intégration dans le Védismes des pierres vénérées par les populations autochtones dravidiennes.

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Dans les sanctuaires Shivaïtes, à la différence de ceux réservés au culte de Vishnu, il n'y a point pour recevoir le pûja, d'image anthropomorphe de la divinité.

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Tout ceci pour expliquer que notre religion et nos coutûmes ne sont ni dépravées ni perverses, comme j'ai pu l'entendre. Simplement notre religion ne fait pas la différence ou plutôt la scission entre le plaisir physique qui dans d'autres religions semblent coupables s'il se produit seul ou sans les liens du mariage et le mental car pourquoi avoir honte de ce que ressentent nos sens quels qu'ils soient s'ils sont en harmonie avec notre pensée et notre coeur ?

 

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22 mars 2018

The offering

 

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24 février 2018

Initiation des Chelas

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Cet article est une continuité et complète les précédents, quant à la connaissance et au mode de vie des hijras/aravanis/khotis en Inde. Comme je l'ai précédemment mentionné, les eunuchs occupèrent une place importante dans la société indienne. Les maharajahs et les nawabs les employaient comme garde de leur zenana (appartements des femmes). Castrés, les nobles leur accordaient toute leur confiance pour entourer les femmes. Ils étaient également utilisés comme prostitués de luxe et comme danseurs lors de soirées mondaines.

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Les eunuchs ont tous pour déesse Bahuchara Mala. Certains lui voue leur vie, d'autres sont des devadasis fidèle au culte de Yellamma, d'autre encore commémore le sacrifice d'Aravan. Plusieurs légendes cours à leur sujet : 

Pour les uns dont je fais parti les eunuchs commémorent le sacrifice d'Aravan, voir lien ci-dessous :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2009/10/25/15556327.html.

Pour d'autres, l'histoire raconte que la déesse Bahuchara Mata fut autrefois une princesse qui castra son époux, car il préférait aller dans la forêt pour se travestir et se comporter comme une femme.

Une autre légende, dit encore, qu'un homme qui avait importuné Bahuchara Mata fut d'abord condamné à l'impuissance. Pour obtenir le pardon de la déesse, celle-ci exigera qu'il soit castré habillé de vêtements féminins et passât désormais sa vie à l'honorer.

Ce que ces récits ont tous en commun c'est que les eunuchs doivents être émasculés et représenter la forme féminine, de nos Dieux : Krhisna, Shiva. Rien à voir donc avec des esclaves castrés du Moyen Orient de l'Orient, de l'Asie (Chine) ou de l'Occident, qui eux étaient castrés pour différentes raisons, et encore moins avec les transgenres européens puisqu'au contraire d'eux, non seulement ils n'ont plus leur intimité masculine mais, encore moins féminine leur intimité n'étant pas "reconstruite" par la chirurgie.

Pour le Moyen Orient et l'Orient, il s'agissait d'avoir des eunuchs pour garder et protéger les femmes, leur confier des tâches parfois valorisantes comme confident, vizir, maître des comptes du royaume, voire de l'armée, mais souvent très dangereuses en raison des jalousies et des intrigues de pouvoir. Pour l'Occident, il était indécent que des femmes se produisent sur scène et il s'agissait de transformer des petits garçons en castra pour qu'ils ne muent pas et arrivent à reproduire le fameux contre-ut à l'origine de leur célébrité.

Le Temple de Bahuchara Mata se situe au Gujarat dans l'Inde du Nord, à Shantelhapur et un festival si tient une fois par an qui réunit tous les hijras/aravanis/khotis.

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Pour les hijras faisant parti du culte de yellama, une fête a également lieux une fois par an au temple de Renukha Devi.

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2011/02/26/20494177.html

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2012/08/27/24972975.html

Pour ceux commémorant le sacrifice d'Arvan, une fête annuelle a également lieu une fois par an à Koovogam (Inde du Sud).

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2012/08/26/24969948.html 

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Les communautés d'hijras sont dirigées par un gourou ou 7 à 9 chelas (disciples). Le gourou lorsqu'il accepte un chela lui fournit un toit, le protège y compris contre les exactions de la police. En échange, les chelas participent à la vie de la communauté en ramenant de l'argent (car tous se paye), et en participant aux tâches ménagères. Ils travaillent coimme danseurs, donnent leur bénéfiction lors des mariages, des naissances, et malheureusements, beaucoup sont obligés de mendier et de se prostituer depuis la "déposition" des maharajahs et des nawabs, la dislocation des zénanas et des salons de musique par les britanniques.

L'initiation du Chela se fait alors qu'il est encore jeune. Le rituel a lieu dans la mesure du possible au Temple de la déesse Bahuchara Mata. Le disciple s'y rend sous la tutelle d'un membre plus âgé de la communauté. L'émasculation initiatique du chela a lieu  après une période de réflexion pouvant aller jusqu'à plusieurs moi, voire plusieurs années Elle se déroule sour la direction du grand prêtre du Temple.

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L'émasculation peut également avoir lieu dans une maison aux portes closes ou tous se réunissent en habits de fêtes. Elle est toujours exécutées à vif. Certains hijras de la communauté s'occupent du disciple. Après lui avoir fait prendre un bain, l'avoir paré de vêtements féminins rouges (symbole du mariage, de joie), de guirlandes de fleurs et l'avoir assis sur un tabouret au milieu de la pièce, ils chantents en s'accompagnant d'un tabla (petit tambour).

Pendant ce temps, d'autres préparent l'endroit où aura lieu l'intervention. On étale des cendres par terre au milieu de la pièce puis, on les rassemble en tas. Le gourou ou la personne qui doit procéder à l'opération s'approche Les bras et les jambes du disciple sont maintenus fermement, pendant qu'on le distrait. Les organes génitaux enserrés dans un lien sont amputés en bloc au ras du pubis. On enlève le pénis, les testicules et le scrotum. Cette opération est réalisée dans des conditions très douloureuses. Pratiquée avec un couteau et sans anesthésie (simplement un peu d'alcool et des drogues). On n'arrête pas l'hémorragie, le sang emportant la virilité en coulant. L'initié s'en remet alors totalement à Bahuchara Mata et considérera que s'il survit que la pire perte serait d'être abandonné par la déesse , et non la perte de ses organes génitaux. La faveur de Bahuchara Mata est gagnée par l'abandon complet à sa demande de sacrifice.

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Un fois l'opération terminée on enfonce dans la plaie, une pipette de métal ou de bois pour créer un petit trou qui leur permettra ensuire d'uriner, puis on recouvre la plaie avec des herbes pour aider à la cicatrisation Les plus religieux d'entre-eux devront ensuite s'asseoir sur une pierre tranchante jusqu'à ce que l'anus saigne ; les gouttes de sang sont alors recueillis et les premières règles célébrées.

La plaie est cautérisée à l'huile bouillante et la cicatrisation complète obtenue au bout de 40 jours, est célébrée par une cérémonie en l'honneur de la déesse et marque la renaissace de l'initié. La castration est officiellement interdite depuis 1880 mais est toujours pratiquée en Inde et au Pakistan.

D'autres photos sont disponibles sur ce blog dans l'album initiation des chelas.

Important

Les photos mises pour illustrer cet article font mention de "Donot copy please". En effet, si j'ai marqué celles-ci de cette mention c'est que ce n'est pas moi qui les aient prises. Elles m'ont été prêtées par un ami qui s'occupent de la communauté LGBT en Inde et en particulier des Hijras et Aravanis  : Mr Darvesh Yadavendra Singh. Et je ne souhaite pas que son travail et sa confiance en moi soit trahis par des personnes qui sans vouloir penser à mal s'approprierait lesdites photos. Merci de votre respect et de votre compréhension.

 

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Posté par Indiangay à 18:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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