Jolie découverte
Le musée de Montmartre
C’est grâce à A… que j’ai découvert ce ravissant musée situé au cœur de la Commune de Montmartre,. On y accède en prenant le funiculaire qui nous conduit place du Tertre et de la on se débrouille pour trouver la rue du Mont-Cenis ce que nous avons fait, ou bien on prend le minibus place Pigalle, qui parcoure toutes les rues et ruelles de Montmartre s’arrêter juste devant le musée.
Celui-ci est reconnaissable essentiellement par les mots Musée de Montmartre fixés au-dessus de la porte d’entrée. La façade est de guingois, avec de larges balafres qui la défigurent un peu, des volets de bois filtrant la lumière et est couverte par endroit d’un lierre vorace qui ajoute à son charme.
Après nous être acquittés des frais d’entrée et d’un audiophone pour moi, nous pénétrons, par un chemin entouré de verdure et décoré d’une superbe sculpture représentant une tête de femme, dans la seconde maison, musée proprement dit.
A l’intérieur se trouve sur plusieurs étages, divers objets, tableaux, affiches de poulbots, qui je l’ai appris était le nom d’un peintre dont la spécificité était de peindre des gamins de Paris - en particulier, les gavroches de Montmartre - d’Aristide Bruant « poète-chansonnier » , et du Lapin Agile (qui à l’origine et si j’ai bien tout compris était ce qu’on appelle « un bouge ») rappelant les heures bohême et glorieuses de Montmartre. Une salle de bar, avec son comptoir en zinc et ses bouteilles de vins et d‘absinthe encastrées sur un des côté, sa petite table et ses chaises canées en bois permettent d’avoir une idée de ce qu’était un véritable « bistrot », des bustes, des portraits de peintres célèbres y figurent également. Et bien évidemment, une toile représentant Valentin le Désossé, ainsi que les dessus et dessous d’une danseuse de cancan.
Une fois la visite de la maison terminée, reste à découvrir le jardin qui l’entoure dont la végétation très dense s‘étage en espalier surplombant les vignes et les rues de Montmartre - Je n‘aurais jamais cru que nous fussions ? Étions ? (difficile le français) si hauts - certains endroits semblent soient en rénovation ou carrément à l’abandon, mais quand même très agréable. Aucun bruit hormis le pépiement des oiseaux et le balai envahissant des moucherons Alors que nous sommes en pleine ville. Petit coin champêtre propice à l’écriture et à la rêverie et pourquoi pas aux amoureux (nous nous sommes permis d’échanger un baiser, car nous étions seuls dans le jardin).
J’adore Paris, bien que y vivant maintenant depuis 9 ans, il me reste tant de choses à découvrir. Mes obligations professionnelles me laissent peu de loisirs et je dois avouer que malgré mon désir d’en apprendre et/ou d’en découvrir de nouvelles, je suis parfois tellement fatigué que je choisis mon lit plutôt que l’exploration de nouveaux lieux. Heureusement que A… est là. Il connaît Paris sur le bout des doigts et il me fait profiter sans compter de ses « trouvailles ». Cette visite a été un vrai bonheur !
Si vous ne connaissez pas et désirez vous faire une idée, regardez la petite vidéo que nous avons faite ci-dessous :
Musée de Montmartre PARIS - Mai 2012
La soie
L'Inde est la seule à produire les 4 variétés de soie et possède un artisanat textile ancien qui était pratiqué par les villes de Mohenjo-Daro et d'Harappa, il y a 4 millénaire.
Les Dravidiens habitant ces villes faisaient du commerce avec les Sumériens. Ils tissaient, utilisaient les mordants et la teinture Garance. L'histoire du textile en inde est riche et complexe, mais la coutûme de l'incinération des morts on causé la destruction des tissus et vêtements. Les textiles les plus anciens semblent être les broderies sur soie Jaïna du XVème siècle.
Sur les peintures des grottes d'Ajanta du VXème siècle et du VII ème siècle après J-C, les personnages sont vêtus de textile brochés "Ikat" teints à la réserve et un texte contemporain, le harshacharita décrit avec force détails des tentures tissées.
Les fines soierie, au tissage serré, étaient appréciées pour leur beauté, leur luxe et leur pureté. La soie est considérée par les indhus comme une substance si pure que il n'est pas nécessaire de la laver avant de l'utiliser pour une cérémonie. D'après la loi religieuse Mitakashara, une simple exposition à l'air suffit.
Les Vishnouïtes, les Jaîna, les Indhus orthodoxes se refusent à tuer et certains lieux Saints comme Véranasi (Bénarès) produisent une soie appelée "Mukta", à partir des cocons brisés par les chrysalides. Cette soie, comme celle de L'antheraea permyl est pure, car il n'est pas nécessaire de tuer pour l'obtenir. Elle est digne d'être utilisée pour les chars sacrés et les balançoires rituelles des festivités de Khrishna à sawan, comme pour les vêtements.
Les vêtements traditionnels en Inde
Pour les dames et demoiselles :
Le sari
Est le vêtement traditionnel féminin en Inde, il peut être porté aussi bien par la femme indhue que par la femme musulmane. Il s’agit d’une bande de tissu d’une longue bande de tissu de soie ou de coton (ou malheureusement de polyester et de nylon) de 5m et demi pour les saris courant, et, pouvant aller jusqu’à 10 mètres et peser plusieurs kg pour les saris de cérémonies. Chaque sari à un nom aucun n’est identique à l’autre, même s’il s’agit de saris fabriqués de façon non traditionnelle. Les motifs, les couleurs, le drapé varient selon les régions, les castes, et parfois les activités de la journée.
Le sari se compose d’un choli (une petite blouse enserrant la poitrine), et de un jupon pour le maintenir en place. Il est ajusté par une succession de plis et de rentrés, et il est particulièrement malséant de le fixer avec des épingles ce que évitera de faire une dame de qualité de même, elle veillera à ce qu’il soit porté suffisamment bas pour cacher ses pieds ce qui lui donner cette élégance caractéristique des femmes indiennes.
Le sari se porte dans le nord, dès que la petite fille devient jeune fille, dans le sud, dès qu’elle se marie. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, avant l’indépendance, les femmes dalith n’avaient pas le droit de porter un choli sous leur sari, d’où l’importance du drapé qui leur permettait de garder une tenue correcte et décente dans toutes les activités de la vie courante.
Pour les jeunes filles non mariées et nubiles du Tamil Nadu, le demi-sari est de rigueur pour tous les jours.
Lorsqu’une petite fille devient jeune fille on lui met pour la première fois un sari rouge. Rouge également le sari de mariage, symbole de réussite, de joie et de bonheur.
Le Salwar-kameez
Est une tenue plus connue, plus pratique, et portée au Kashmir et au Pendjab (régions à dominance musulmane et sikh).
Le salwar est un pantalon large qui s’attache à la taille et se resserre aux chevilles. Il se porte avec une tunique longue ou courte qui s’appelle kameez.
Le churidar
Est une autre tenue qui ressemble au Salwar mais en plus serré. Il se porte avec un tunique longue avec ou sans col qui s’appelle Kurta (pour les femmes indhues).
La lengha :
Plus spécifiquement portée à l‘Ouest de l‘Inde. C’est une tenue composée d’une longue jupe et d’une tunique longue ou un choli. Dans les autres régions de l’Inde la lengha se porte seulement dans les grandes occasions (pouvant être portée par des femmes indhues, musulmanes, Jaïn et sikh).
Pour les messieurs :
Le Sherwani
Est une chemise arrivant aux genoux qui se porte avec un pantalon churidar ou pajama et un Ghatcholas qui remplace le dupatta (voile de modestie) de la femme.
La Kurta churidar
Est porté par les indiens du nord. C’est un ensemble qui se compose d’un long pantalon retombant en nombreux plis sur les sandales, avec une longue chemise sans col arrivant aux genoux.
La Kurta-Pajama
Est comme la kurta churidar, la seule différence est que le pajama est un pantalon large qui s’attache par un nala (lacet) comme le churidar (la kurta-pajama est plus spécifiquement portée par les musulmans et les sikh).
Le dhoti
Est une longue bande de tissu d’environ 4mètre et demi à 5 mètres en coton blanc et ou/en soie. Il peut se porter long c’est-à-dire jusqu’aux pieds ou bien court, à savoir on ramène le bas autour de la taille. Il existe également plusieurs façons de l’ajuster selon les régions et la caste.
Ce vêtement est porté à ce jour, en majorité par les hommes pauvres ou bien alors très riches, les hommes politiques, avec une chemise blanche à manches longues. Les indhus traditionnalistes comme les religieux le portent toujours (les brahamanes) .Encore très utilisé dans l’Inde du Sud, les Reddiars (propriétaires terriens) le porte long. Par contre les daliths le portaient court signe de leur asservissement.
Mais, dans toutes les régions de l'Inde et quelque soit la religion de leurs habitants on ne porte pas de cravate et elle est à bannir dans les milieux traditionnels indien, comme du reste dans les pays arabes, les Emirats et Israël. car elle est "assimilée" à la pendaison (qui est la peine capitale appliquée dans tous ces pays).
Exposition
A. a organisé ma prochaine exposition de peintures au mois de mai 2012. Avec pour pièce maîtresse une toile que j'ai peinte en "essai" et qui je ne sais pourquoi semble intéresser les femmes autant que les hommes. J'en suis un peu surpris car ce n'est que une étude de ce que j'aimerai faire.
Je suis tombé en admiration devant la peinture dite "gay" (en particulier Breyette),et il me serait très agréable de savoir peindre dans ce style, pour nous et nos amis. Mais c'est fort difficile pour un tas de raison : jouer avec les ombres pour faire ressortir une musculature. Les expressions du corps et du visage pour ne pas que cela fasse du déjà vu et/ou du vulgaire. Par ailleurs, j'aimerai essayer le nu masculin. S'il y a énormément de nues féminin, le nu masculin reste délicat à peindre pour ne pas tomber dans l'obscène,, ce que je ne voudrais pour rien au monde.
Je me suis essayé à quelques croquis mais je bloque au moment de dessiner "l'intimité" masculine. Je ne sais comment m'y prendre, la honte me vient au front dès que j'arrive "en bas". Sans doute ais-je peur de dessiner une chose que l'on se doit de cacher et de ne dévoiler que dans l'obscurité d'une chambre... Bref, je ne suis pas un vrai peintre sinon, cela me serait égal.
En attendant, cette toile je l'ai offerte à mon compagnon qui lorsqu'il l'a vu m'avait fait des allusions à peine voilées comme quoi il aimerait la posséder pour mettre dans notre chambre. Il l'a reçue pour son anniversaire. Je lui ai emprunté pour l'exposition en espérant qu'elle me portera chance.
Qui est Rose ?
De son vrai nom, Rose s'appelle en réalité Ramesh. Elle est le premier transsexuel à occuper le poste de présentateur télé, sur les traces de Begum Nawazish Ali, qui l'a précédé de 2 ans au Pakistan. Mais c'est aussi l'émission qu'elle présente qui sort des chemins battus, Ipaadiku Rose, son talkshow hebdomadaire est diffusé chaque vendredi soir à dix heures dans l'Etat du Tamil Nadu. Pendant une demi-heure Rose mène le débat sur des sujets "chauds", entournés d'intervenants, spécialistes ou non "Je veux m'attaquer à tous les sujets tabous et faire changer les mentalités". Divorce, harcèlement sexuel, drogue ou encore sexe avant le mariage sont au programme. Une première dans cet Etat réputé très conservateur.
Cela fait plus de 4 ans que Rose s'habille en femme. Mais elle se bat encore pour se faire accepter par sa famille, par la société. "Mes proches me disent que, oui, je swuis peut être un transsexuel, mais ils préfèrent que je ne m'ahabille pas en femme et me sollicitent sans cesse pour que je me marie". Elle n'est toujours pas autorisée à porter des saris à la maison, et sa mère continue à cacher ses robes et ses bijoux dès qu'elle en a l'occasion. Pire encore, elle s'est cachée pendant des années de ses voisins "Je quittais la maison en homme, et je me changeais en femme. J'aivais peur qu'il ne raillent mes parents".
"Lorsque j'ai fait mon coming out, mon employeur n'a pas renouvelé mon contrat de travail" explique Rose, diplômée d'ingénierie chimique aux Etats-Unis. "Je veux prouver qu'un transsexuel qui est beau, qui a des capacités et à qui on donne une opportunité peut réussir". "Le talkshow de Rosa va aider les téléspectateurs à porter un autre regard sur les transsexuels" commente Pradeep Milroy, directeur des programmes de STAR Vijay, la chaine qui diffuse l'émission. "L'Inde est encore très conservatrice. Nous avons des missiles balistiques mais nous demandons encore s'il faut autoriser les cours d'éducation sexuelle dans les écoles", poursuit-il.
Les mentalités changent doucement, mais la frontière entre ce qui est acceptable et "immoral" reste flou. Rose ne peut pas non plus dire sur tout. A commencer par le mariage, qu'elle considère pourtant comme non naturel. "C'est une institution tellement établie en Inde qu'il n'est pas possible de la remettre en cause. Je ne veux pas effrayer les gens, je veux les atteindre".
Interview de Emil Sinclair le 30.05.2008 pour Aujourd'hui le Monde
Mon avis : Indiangay
Je trouve fort bien que l'on donne la parole officiellement à une transsexuelle et surtout qu'on lui permette d'avoir une émission de télévision ou elle peut exprimer les problèmes qui touchent notre société.
C'est une bouffée d'air qui arrive, notre pays est asphyxié par ses codes, ses castes, ses tabous d'un autre âge. Reste à savoir ce qu'il va en résulter. Si son émission va pouvoir faire avancer les choses ou bien tellement choquer les uns et les autres qu'au lieu d'avancer nous allons reculer, nous retrancher derrière ce que nous connaissons au lieu d'accepter voire anticiper, un avenir qui semble inéluctable et auquel nous sommes déjà confronté
Le premier parti politique transsexuel Indien
Rose Venkatesan, personnalité publique du Tamil Nadu, lance le premier parti politique transsexuel en Inde, une nouvelle flèche à l'arc des militants pour l'émancipation sexuelle.
Article relevé dans Tamil Net du 08/03/2012
Après d'être imposée sur le petit écran en devenant la présentatrice vedette d'une émission à succès sur la chaîne tamoule Vijay TV, Rose Venkatesan, une transsexuelle a annoncé sa décision de lancer son propre parti politique. "J'ai décidé de l'appeler le Parti Indien de la Libération Sexuelle" a-t-elle déclaré au Deccan Chronicle. Ce tout nouveau parti politique a été lancé le 02 mars à Chennai (Tamil Nadu).
Rose Venkatesan avait fait ses preiers pas en politique aux côtés de l'ancien acteur tamoul Vijaykanth en lançant le premier parti politique transsexuel en Inde. Rose Venatesan fait cavalier seule.
Par cette démarche, elle compte révolutionner les moeurs et mener une révolution sexuelle, par uniquement au Tamil Nadu, mais dans toute l'Inde. "Ce n'est pas seulement pour les transsexuelles que j'ai lancé ce parti, je projette de mener une campagne pour l'émancipation sexuelle de tous les indiens" affirme-t-elle.
Dans un pays aux valeurs très conservatrices, cette annonce a pris tout le monde de court, tout comme ses récentes déclarations concernant le mariage rapportées par le Duncan Chronicle : "le mariage comme institution n'est plus viable pour longtemps..., s'émanciper de ce système serait un progrès important".
En plus de vouloir désacraliser le mariage, Rose Venkatesan, voudrait légaliser la prostitution ainsi que l'ouverture des maisons closes. Cette dernière souhaite aussi que les jeunes puissent avoir des relations sexuelles à partir de 15 ans.
Après Kushboo qui a défendu les relations sexuelles pré-maritales, c'est maintenant au tour de Rose Venkatesan qui compte se présenter aux élections parlementaires qui se tiendront l'année prochaine.
Mon avis : Indiangay
Les réaction à cet article ont été particulièrement virulentes. Certains n'hésitant pas traiter les médias et Vijay TV de corrompus aidant les pays occidentaux à pervertir à L'Inde à coups de dollars. D'autres de dire que les propos outranciers et provocateurs de Rose ne trouveront échos que chez "quelques citadins pervertis par le modèle occidental". Et encore, que "ce parti débile et puérile va dégrader le pays et sa jeunesse".
Pour ma part, je suis contre ce parti, parce qu'il est transsexuel. Or si ceux-ci veulent le respect et être considérés comme égalitaire avec la population, point besoin de marquer une différence. Par contre, si c'est pour donner plus de reconnaissance et plus de droits sociaux à une communauté marginalisée, je trouve qu'elle s'y prend mal en prônant une liberté sexuelle dont les indiens n'ont que faire.
En effet, lorsqu'il s'agit de créer des maisons closes, les indiens ne l'ont pas attendu pour cela. Elles existent depuis des siècles s'appelant du 15ème au 18ème siècle voire 19ème des Salons de Musique. Depuis le Début du 20ème et jusqu'à présent elles ont repris le nom qui qualifie le mieux ce genre d'endroit et les activités auxquelles on s'y livre. Il suffit d'arpenter les rues réservées de Chennai et surtout de Mumbay pour s'en rendre compte.
La prostitution a toujours existé chez nous, qu'elle se maintienne sous couvert de croyance religieuse sous le Culte de Yellamma ou des filles et des garçons sont vendus (ues) et ou donnés (es) au temple en remerciemment d'une fécondité longtemps attendu ou plus mercantile pour éviter de payer une dot. Qu'elle soit légalisée par lors d'un mariage musulman pour 1 semaine voire une nuit, qu'elle soit le fait de filles de paysans ou sans terre, vendues en servitude ou pour payer le mariage des filles plus jeunes.
Les relations sexuelles à partir de 15ans ? comment qualifier le mariage d'une gamine de 10 ans, devenue jeune fille à 11 et la consommation de celui-ci dès sa nubilité. Que dire des avances d'un chef de tribu envers un jeune garçon qui, lui, les acceptent pour protéger sa famille, pour simplement subsiter ou bien du garçon qui subit les assauts d'un membre de sa famille et qui se tait par peur des représailles et d'être mis dehors. Et également l'initiation au bordel pour un jeune homme que sa famille souhaite "déniaiser" par peur qu'il ne sache si prendre ou qu'il soit homosexuel.
Je suis pour les relations pré-maritales. En effet, combien de couples sont mal assortis et vont mal, en raisons d'une intimité "incompatible". Combien de jeunes hommes sont brutaux par maladresse et/ou à cause d'une surexcitation trop longtemps contenue, égoîtes ne pensant qu'à leur plaisir. Combien de jeunes épouses non satisfaites pour toutes les raisons ci-dessus et par une non préparation tant mentale que physique.
C'est pour toute ces raisons que je suis contre le parti de Rose Venkatesan, car ce qu'elle souhaite c'est légaliser des pratiques qui ont déjà cours (peut importe le nom qu'on leur donne) au lieu de les réprimer, voire les supprimer. Par contre, je réfute le fait que l'Inde soit pervertie par les moeurs occidentales. Nous n'avons pas besoin d'eux pour cela. Au lieu de regarder si loin regardons ce qui se passe déjà chez nous. Après, si nous l'osons nous nous érigerons en parangon de vertues.
De même je reste contre, si elle souhaite légaliser la prostitution, et les relations sexuelles à compter de 15ans à partir du moment ou elles sont volontaires. Car je ne puis croire, qu'on se livre à la prostitution par désir si ce n'est par plaisir. Quant aux relations sexuelles à 15 ans, je ne pas pense qu'un jeune soit suffisamment mûr mentalement pour en assumer les conséquences qui pourraient en résulter. Même si dans notre pays les jeunes sont adultes plus tôt qu'en Occident.
Salon du livre 2012
C'est un évênement que j'attends tous les ans avec impatience. Aussi, nous étions nous (nos amies et nous-mêmes) donnez rendez-vous chez moi. Un parce que c'était l'anniversaire de A... et qu'il fallait arroser ça, deux parce que mon compagnon avait pu avoir des invitations pour nos quatre amies et qu'il ne voulait pas risquer de les manquer, compte tenu de l'affluence, si on s'attendait devant les portes d'entrée.
(à gauche photo de notre amie Florence qui m'a autorisé à la mettre sur mon blog).
C'est donc à six que nous nous sommes présentés à la porte invités ou nous sommes rentrés sans encombre. Nous avons commencé par regardé ensemble quelques stands puis nous nous sommes séparés chacun étant intéressé par divers auteurs et souhaitant, dans la mesure du possible décrocher des photos. Non que nous soyons des groupies mais c'est le seul moment ou il nous est possible d'approcher des écrivains et/ou des auteurs, donc nous en avons profité.
A l'honneur le Japon et la Maison de la Russie. J'ai bien lu quelques livres d'auteurs japonais, mais à part la Trilogie de la Mer de la Fertilité de Mishima ainsi que sa biographie par un auteur britannique, j'ai du mal à apprécier certains écrivains pourtant réputés pour leurs oeuvres : Kawabata pour le Lac, la Danseuse d'Izu (j'ai eu du mal à aller jusqu'au bout). Leur culture est tellement différente de la mienne et de l'occidentale. Pour la Maison de la Russie, A... a été fort intéressé (mais quoi de plus normal) certaines oeuvres étaient éditées à la fois en français et en Russe, je pense au Récits d'Odessa de Isaac Babel, ainsi que les classiques de la littérature Russe. Par ailleurs, il a fait causette avec des visiteurs russes et s'est entretenu plus avant avec des écrivains que honte à moi, je ne connaissais pas.
J'ai été fort déçu au stand du Maroc. Dans mon "innocence", je pensais voir un de mes auteurs préférés : Abdellah Taïan. Et non, il faut dire que pour un écrivain marocain revendiqué son homosexualité et écrire dessus... J'aurais du me douter qu'il avait été mis à l'index. Pour la Pologne, j'ai vu que A.. fronçait le sourcil et affichait une mine de dédain. En effet, il n'y a plus antisémite qu'un Polonais si ce n'est un Russe et de voir comme il dit des Polacks s'enorgueillir de présenter la vie de Janusz Korczak et autres, son sang n'a fait qu'un tour. Mais je peux comprendre ayant moi aussi certaines rancoeurs sinon haine pour le peuple qui nous a assassiné ainsi que notre culture.. J'ai également repéré la Hongrie avec les oeuvres de Imré Kertesz que mon compagnon m'a fait lire. J'ai été bouleversé par être sans destin.
Nous nous sommes tous attardés sur les Editions d'Actes Sud qui avait un étalage gigantesque et de qualité. Je ne leur connais pas de "navet" j'ai toujours trouvé très interessant les oeuvres éditées. Il y avait d'autres grandes maisons d'éditions comme Gallimard, Plon, Stock, Grasset et d'autres encore que je ne connais pas vraiement mais je me dis que les petits éditeurs ont une sérieuse concurrence et on bien du mérite n'ayant pas les moyens financiers d'attirer les, auteurs et surtout de payer une telle publicité. Cela ne m'étonne plus lorsque A... peste parce qu'il reçoit des livres de ces grandes maisons qui lui impose de mettre bien en évidence certains auteurs alors que lui en privilégirait d'autres.
Mais dans l'ensemble tous les éditions représentées de la plus petite à la plus grande étaient de qualité. J'ai remarqué : Imago qui présentait des oeuvres peu communes et particulièrement alléchantes, Fayard, Albin Michel, Payot. D'autres ont également retenus notre attention pour leur comment dire "particularité" à éditer des livres lgbt, telles : H & O pour Yves Navarres, Olivier Delorme, P.O.L. pour Guillaume Dustan, la Musardine pour Erik Rémès, les Editions de Minuit pour Tony Duvert. J'ai là encore été déçu, de ne pouvoir signer mon livre : Comment je n'ai pas eu le Goncourt par Olivier Delorme, je me suis trompé de jour pour la dédicace. C'était le samedi soir et non le dimanche. Pour la petite histoire, le vendeur de H & O était content que nous nous arrêtions pour regarder les oeuvres proposés à la vente. En effet, il nous a dit que la plupart des gens lorsqu'ils comprenaient que c'était un éditeur pour une littérature homosexuelle n'osait pas s'attarder et "s'enfuyait" de honte ? d'être vus ou de s'intéresser à ce genre de lecture.
Edith a acheté des livres joliement illustrés pour ses petits enfants, Florence, Maud et Chloé ont pris des abonnements pour les magazines littéraires et lire. Pour le reste, elles préférent comme elles disent nous "nourrir" plutôt que les grandes enseignes et de fait elles achètent chez A.. qui leur fait à chaque livre 5% de réduction (ce que la loi l'autorise à faire) et 2 fois par an les invite à choisir des livres d'art ou autres, gracieusement, dans sa librairie. Il est vrai qu'elles sont charmantes et nous rendent tellement de services.
Il y avait, et j'en ai été fort étonné, un nombre conséquent de liseuses électronique et de programme pour tablettes. Kobo Fnac book, Sony, Booken, Oyo, Kinddle qui d'ailleurs faisait une promotion pour le salon et vendait sa liseuse pour 79 euros au lieu de 99 euros. Mais bon, A... m'a offert pour le nouvel an une liseuse Fnac et j'en suis content même s'il y a encore des petites mises à jours à faire par kobo. J'en ai grandement l'utilité lors de mes voyages. Je télécharge des livres gratuits ce qui ne m'empêche nullement de me les procurer en papier s'ils m'intéressent et que je veux ? euh veuille ? les garder. J'aurais du m'acheter un livre de perfectionnement en français, le mien laisse à désirer et je n'ai pas vraiement le temps de bien apprendre pour progresser (bah oui faut bien que je me trouve des excuses...)
Nous avons été bousculés par le cortège de François Hollande ce qui a mis A... en fureur, une journaliste lui a écrasé les pieds et pour couronner le tout la bousculer avec une espèce de "baton terminé au bout par des poils", le tout bien évidemment sans s'excuser le moins du monde. A la limite c'est nous qui aurions du le faire pour nous être trouvés sur son chemin. Je vous laisse imaginer la tête de mon chéri lorsqu'il lui a fait la remarque...Mais bon, je ne sais même pas si elle l'a entendu, pressée qu'elle était à ne pas se laisser distancer par ce célèbre personnage.
Pour me remonter le moral de n'avoir pu faire dédicacer mon livre, je me suis vengé en prenant quelques photos du salon et en particulier des auteurs que j'ai pu approcher (en jouant parfois les intrus, mais bon, chacun son tour).
Nous avons écouté un peu les conférences mais comme nous voulions tout (enfin presque tout) voir, nous étions pressé par le temps. A... lui pouvait y retourné lundi puisque le matin était réservé au professionnel. Il devait prendre certains contacts... bref, il avait à faire et ça ne nous regardait pas.
Nous sommes rentrés les pieds en compote mais ravis de notre journée. Maud et Chloé ont raccompagné Edith et Florence chez elles. Quant à moi, j'ai pu souhaiter l'anniversaire de mon compagnon, comme je l'entendais et à ma façon.
Retour
Je suis fort content d'être rentré, cela peut paraître bizarre, mais maintenant chez moi c'est en France. De l'Inde, il ne me reste que des souvenirs plus ou moins agréables et A... me dit que c'est vers l'avenir que l'on doit se tourner et non revivre le passé. Par ailleurs, j'aime l'anonymat de l'Europe et en particulier de la France et de l'Angleterre ou chacun fait et vit comme il l'entend, ce qui est impossible en Inde. Ou que l'on aille, on rencontre toujours quelqu'un qui s'il ne vous connait pas connait votre famille, votre centre spirituel, votre gourou. Les voisins sont des milliers d'yeux braqués sur vos faits et gestes. Ou que vous vous arrêtiez, que ce soit pour des achats ou pour y séjourner ou x raisons, il y aura toujours des curieux pour vos poser des questions, vous observer dans les moindres détails, repérer vos habitudes, vos manies. Comme je l'ai toujours dit, les indiens sont très curieux, non qu'ils le soient de façon malsaine, mais il s'intéresse à leurs voisins, qu'il soit d'ici ou d'ailleurs et aiment à parler, commenter sur leur vie et celles des autres, la situation du pays, et des autres, leur politique et celle des autres, etc... Les questions sont posées avec tant de gentillesse mais également d'insistance, qu'il serait particulièrement malvenu, impoli de ne pas y répondre.
On m'a demandé quand j'allais me marier, arrivant à un âge ou j'aurais déjà du fonder une famille. On a demandé en anglais à A... si lui était marié et combien d'enfants il avait. Et pourquoi il n'était pas marié, s'il avait un problème de santé, et bla bla bla. certains n'ont pas hésité à nous cataloguer dans ceux qu'on ne nomme pas sans un petit sourire entendu ou une mou de mépris. Je dois avouer que j'ai beaucoup de mal à assumer cet état de fait. A.. s'en est rendu compte et s'est évertué à ce que son attitude ne prête pas à qui proquo. Mais bon, si en France et en Europe du reste j'estime que je n'ai rien à prouver, dans mon pays et compte tenu de ma caste, de mon statut de danseur j'ai honte de ce que je suis, non d'aimer mon mari, mais tout simplement d'être reconnu comme ce que je suis un homme qui n'a de relations intimes qu'avec des hommes (en l'occurence, A... est le seul avec qui je partage mon lit) mais peu importe. C'est cela que j'ai lu dans beaucoup d'yeux.
En France, les gens s'en moquent à partir du moment ou nous sommes discrets. Quand je dis discret, je ne veux pas dire rester confiner chez soi et/ou nier l'évidence en adoptant des attitudes dites "plus masculines", nous bagarrer, jurer, cracher, parler vulgairement, éructer à table, etc.. Je veux dire simplement que nous ne faisons pas d'exhibitionnisme, pas d'embrassades ou de roucoulements en public, pas de vêtements extravagants et de toutes les couleurs ou unisexe. Quoi que en ce moment, mes cheveux longs peuvent prêter à confusion et j'ai horreur de ça. Je suis un garçon, et pour contrer cette obligation que le rôle qui m'a été attribué en qualité de danseur m'oblige à tenir, j'ai essayé de me faire pousser un peu la moustache, catastrophe, A... m'a dit que cela ne m'allait pas. Il a raison, je suis ridicule. Aussi, je me coiffe du chignon de Shiva et porte le costume, ce qui accentue mon côté masculin. Si on me dit mademoiselle, et que le rectificatif n'intervient pas de suite, je dis ou A.. dit non.. c'est monsieur. Aussitôt la personne se confond en excuses. Pourtant je suis fort content d'interprêter krishna mais bon, reste que je dois me faire épiler le torse et les jambes, les bras et là ça va être l'horreur, je n'aime pas les hommes sans rien ça me dégoûte on dirait des vers. A... est de mon avis et il râle parfois (en silence). Il essaye de marchander, le torse ok, mais pas les jambes ni les bras, mais c'est impossible vu la pelouse que j'ai. Donc à ma prochaine séance de hammams samedi, impossible d'y échapper. A moi le caramel ou la pâte de citron fumante.
Autrement, je n'ai pas eu encore la possibilité de trier nos photos pour en mettre quelques unes sur nos blogs respectifs. Il est vrai que nous en avons fait pas mal, quelques une avec le numérique et d'autres avec le fuji normal ce qui n'est guère facile pour les mettre ensuite sur ordinateur. On va s'offrir un autre numérique, comme ça A... en aura un aussi. J'en ai profité également pour faire quelques croquis mais aux crayons de couleurs je n'avais pas emporté mon matériel de peinture, nous étions déjà encombré par nos valises, le netbook, les appareils photos et les cadeaux. Et comme c'est A.. qui portait la plupart de nos bagages, fallait pas non plus exagérer.
A la fin de la semaine, se sera l'anniversaire de A... il aura 32 ans. Le mien sera le mois prochain et j'aurais 25 ans. Un quart de siècle ça donne à réfléchir non ?
Fatehpur Sikri
Est située dans le Nord de l'Inde, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, à 18km de Agra.
La légende voudrait que près du village de Sikri vivait un saint soufi : Salim Chishti. Akbar en mal de descendance male alla le consulter en 1568. Le sage lui prédit alors la naissance de 3 fils. Et effectivement, peu de temps après, cette visite naissait son premier fils l'Empeur Jahangir à qui il donna le nom saint de Sélim.
A la naissance de son second fils, Akbar reconnaissant entreprit de faire bâtir une nouvelle ville sur la colline ou vivait le saint homme. Du reste au bas de la colline de Sikri était un champ de bataille ou Babur son grand-père avait guerroyé avec les Rajpouts pour asseoir l'Empir Moghol. Il en ressortit victorieux. La ville de Fatehpur Sikri est un amalgame du meilleur de l'architecture Moghol et Rajpout.
La ville de Fatehpur Sikri fut la capitale de l'Empire Moghol de 1572 à 1584, mais fut abandonné pour manque d'eau.
A quelques kilomètre de là s'élève la grande mosquée dont les murs d'enceintes sont couronnées de clochetons.
A l'intérieur, dans la cour, on vient aussi bien de l'Inde, que du Pakistan, des Emirats, du Bengladesh pour se recueillir sur la tombe de Saint Chishti. les femmes indhues aussi bien que musulmanes qui souffrent de stérilité, ou qui espèrent un enfant mâle sont invitées à nouer un fil au Jali entourant le tombeau. Pour que leur voeu soit exaucé, elles se devront de revenir un an plus tard, pour dénouer le fil qu'elles ont fixé une année auparavant.
Il est également à noter que la région est à dominance musulmane et que la commémoration de cette victoire sur les indhus donnent lieu à des débordements dont les indhus ont à souffrir. Par ailleurs, les bâtiments de cette cité qui sont préservés sont pris d'assauts par des provocateurs et la police se doit d'intervenir pour éviter trop de débordements.
Agra
C’est Akbar qui fît la grandeur de Agra. Les origines de la ville avant la conquête moghole sont assez obscures. Son fondateur réelle fut Babur, grand-père d’Akbar. Par une étrange mutation, les belliqueux envahisseurs Moghols (Babur étant le descendant du redoutable Tamerlan de l’Asie Centrale) devinrent les chefs les plus raffinés, les plus civilisés de leur temps, respectueux des arts, avide de savoir, et d’une tolérance rare pour l’époque. L’âge d’or de Agra prit fin au 17ème siècle sous le règne de Shah Jahan, dont l’inoubliable chef d’œuvre fût le Taj Mahal.
Pour certains le Taj Mahal est d’un parfait mauvais goût, pour d’autres, c’est la 8ème merveille du monde, pour d’autres encore, c’est un monument d’amour (nous faisons mon ami et moi parti de ceux-là).
Arjuman Banu , nièce du la reine Noor Jahn, fut la seconde épouse de l’empereur Shah Jahan. Elle l’épousa en 1612, à l’âge de 21 ans, ce qui est tard pour l’époque, et prit alors les noms sous lesquels elle est connue dans l’histoire : Mumtaz Mahal, la perle du palais et Mumtazul-Zamani la merveille du siècle. Elle était connue pour sa sagesse et sa grande générosité aussi bien dans sa vie intime que comme conseillère de son époux. Mais ces qualités elles-mêmes étaient dépassées par l’amour qui la liait à Shah Jahan. Elle lui donna 14 (certains disent 16) enfants et c’est au cours d’une grossesse qu’elle mourut à Burhanpur en 1630 pendant que son époux combattait loin d’elle.
A sa mort, Shah Jahan fut inconsolable. Il jura d’élever un tombeau surpassant en beauté tout ce que le monde avait jusque alors connu. Il fit venir des artistes de Perse, de Turquie, de France et d’Italie et mis à l’œuvre 20 000 ouvriers.
Le Taj Mahal se trouve sur les rives de la Jamuna d’où on l’aperçoit tel un mirage depuis le fort de Agra. Le mausolée est construit en marbre blanc, avec des marqueteries généreusement prodiguées. Il est serti de pierres semi-précieuses : telle la nacre, le jaspe, le lapis-lazuli, du corail, la cornaline, etc…
Sous le dôme, même se trouve les tombes de Mumtaz Mahal et de Shah Jahan. A l’origine elles étaient entourées d’une barrière d’or incrustées de pierres précieuses (perles, diamants, rubis, émeraudes, saphirs),. Cette barrière fut retirée par Aurangzeb, avare héritier de Shah Jahan. A noter toutefois, qu’elle fut remplacée par un superbe écran translucide à hauteur d’homme dont les panneaux taillés dans des blocs de marbre ont la finesse de la dentelle.
La décoration du Taj Mahal était si raffinée que les lorsque les Jats firent irruption dans le mausolée, ils emmenèrent deux portes d’argent qui jadis servaient d’entrée. Des pillards emportèrent également les draps d’or qui autrefois tombaient des voûtes jusqu’aux tombeaux, allant jusqu’à dessertir les pièces précieuses qui s’y trouvaient incrustées.













































