Vanakkam

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19 août 2023

La musique classique indienne

 

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Malgré les différences linguistiques et religieuses, l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh (qui à l’époque faisait partie de l’Inde), le Népal et le Sri-Lanka ont le même genre de musique.

Notre musique se distingue par ses modes, ses rythmes et son recours à une note tenue « bourdon ».  Elle tire ses origines dans la psalmodie du Véda. Si la tradition occidentale a exploré les notions d’harmonie et de contrepoint, celle de l’Inde est restée fidèle au simple pouvoir évocateur de l’échelle mélodique et du rythme, substituant à la musique écrite de débordantes improvisations « Upaj » dans le cadre très strict du tala (rythme) et d’un mode musical appelé « Râgâ ou Raag».

A l’instar de la religion indhue, la musique classique indienne explore les notions d’unité et de diversité. Si la musique indienne tire l’essentiel de sa terminologie du Nâtya-Shâstra, le concept fondamental du Râga n’apparut que dans un texte plus tardif (le Brihoddesi VIIème siècle).

Le râga peut se définir  comme une succession de cinq, six et sept notes, séparées par des intervalles bien définis et qui constituent le mode musical de chaque morceau. Plus qu’une simple gamme, le râga incarne la couleur et l’âme de la musique indienne. Chacun incarne un  rasa (émotion) particulier, comme l’étonnement ou la paix. Ceux du Nord de l’Inde sont par ailleurs associés à un moment de la journée ou à une saison de l’année.

La râga sert de trame à l’improvisation du musicien et est étayé par de longs cycles mythiques marqués par un instrument à percussions. Les plus utilisés aujourd’hui sont le tablâ formé d’un petit tambour et d’une timbale et un tambour à deux peaux appelé parkhawaj mridanga.

Jusqu’à l’époque Moghole la musique classique indienne était la plupart du temps d’inspiration religieuse. La psalmodie des hymnes du Sarnaveda  déboucha sur la création de la première forme de musique classique, avec un râga à sept degrés « Râga Sangita » puis du grand Harva, forme musical destinée à célébrer les divinités et déités et accompagnants toutes les fêtes indhues et les cérémonies de cour, codifiée par le « Nâthya Shâstra, les poèmes médiévaux tels que ceux de Jayadeva (XIIème siècle) qui composa le Gita-Govinda eurent une profonde influence sur la musique indienne.

Ils donnèrent naissance à une nouvelle forme de chants et de dévotions en langues vernaculaires appelés : Bhaja ; Kirtan, ou Abhay qui s’éloignaient des structures et des techniques plus rigides de la musique savante pour privilégier l’aspect mystique et émotionnel de l’expérience musicale.

A partir du Xème et XIIème siècles, la musique indienne se scinda en deux grandes écoles : le Style du Nord absorba les influences muslims et se dota de nouveaux Râga, utilisés notamment par les Soufis, membres de confréries islamiques, pour qui la musique était un moyen d’accéder au divin, à l’illumination.

Ces formes nouvelles se nourrissent d’influences indhues et de pensée muslim. Les Cours Mogholes étaient friandes de virtuosité et d’imagination. Le « Dhirupad »,  musique grave et solennelle des temples se développa progressivement pour donner naissance au style Khayal (imagination) qui devint le plus populaire de l’école du Nord.

L’Inde du Sud devint le centre du savoir indhu et sa musique continua d’utiliser le Sanskrit. Particulièrement savant et empreinte de religion, sa musique est appelée Kharnatique. Parmi les formes les plus populaires figurent les chants dévotionnels du Kirtana et la musique accompagnant le Bharata Natyam.

 

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13 février 2023

Là ou le profane rejoint le sacré

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Je veux parler du désir sexuel. En Inde, nous ne faisons pas de différence entre le profane et le sacré. Nous adorons Shiva Lingam qui est une représentation du Dieu Shiva et n'avons pas honte a éprouver, donner et recevoir du plaisir. Que celui-ci nous soit donné par une femme et/ou un homme, car dans la religion indhue l'homosexualité féminine ou masculine n'est pas condamnée, elle l'est seulement suite aux lois britanniques qui nous ont été imposées et qui perdurent encore.

Pour faire comprendre l'importance que nous attachons à plaire à nos partenaires, il est important que je vous parle du kâmâsûtra. Ce livre dont certains européens ont fait des gorges chaudes en le plaçant dans la catégorie des livres pornographiques que l'on feuillette en cachette comme quelque chose de honteux est en réalité un recueil indien écrit entre le IVè et le VIIè siècle et destiné à procurer des conseils de séduction pour une vie harmonieuse dans le couple.

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Ce livre était destiné à l'aristrocratie, aux hommes et aux courtisanes. Il servait à "déniaiser" les jeunes princes à la veille de leur mariage en raison de nombreuses miniatures explicites qui y figuraient. Il n'est pas dans mes intentions de les énumérées ni de poursuivre plus avant sur un sujet que vous connaissez comme moi et peut être mieux que moi.

Bien que indhu il m'est souvent arrivé de me trouver en position d'infériorité dans mes relations intimes. Tout d'abord parce que bien qu'ayant eu un ami, très jeune, je n'étais pas informé des choses de l'amour. Je ne l'avais pas choisi et il ne me plaisait pas du tout à ce niveau là. Mon expérience remonte à la rencontre avec mon compagnon il y a un peu plus de quatre ans 1/2. Un homme pas tout à fait comme les autres... Pour lui je me suis mis à m'intéresser à mon intimité masculine mais également à l'intimité féminine même si je n'ai jamais, comme lui, connu ni souhaité la pénétration avec une femme.

En autres les baisers divers et variés signifiant pour nous indiens (pour les européens je ne sais pas) un grand nombre de choses. J'ai relevé pour faire mon éducation :

Yoni34r_1le baiser du yoni ou cunnilingus :

En Inde, le yoni désigne la vulve. Son baiser consiste à "imiter le baiser sur la bouche". Toutes les sortes de baisers décrits se pratiquent comme une caresse sur le sexe féminin.

Ce "baiser passionne les femmes", estime le kâmâsûtra, "tellement que certaines courtisanes abandonnent des amants distingués, honnêtes et instruits, pour s'attacher à des personnes de basse condition, telles des esclaves ou des conducteurs d'éléphants !". Car les hommes distingués ne devaient pas, à l'époque, pratiquer ce baiser.

A quel moment le donner ? Pas trop vite ni trop tôt. L'amante doit ressentir déjà une volupté procurée par les autres baisers avant d'arriver à ce baiser plus intime.

 

800px_carved_wooden_lingam_300x212Le baiser du ligam : Le ligam, désigne le sexe de l'homme.

Il s'agit de tenir le lingam avec la main, le plaçant sur les lèvres pour le frôler avec la bouche. Dans le kâmâsûtra, ce baiser est interdit aux femmes (sauf si elles ont des moeurs dissolues) et pratiqué uniquement par les eunuchs !

Après ce baiser, généralement l'amante (l'amant) "exprime son désir d'en rester là, mais l'amant veut continuer l'opération". Ce baiser donne envie d'aller plus loin à celui qui le reçoit.

A quel moment le donner ? Ce baiser est une première étape vers "la succion de la mangue" Je pense que vous aurez compris ce dont je veux parler...

La connaissance de ces deux sortes de baisers m'ont bien aidé dans une relation qui pour moi était hors du commun et alors que je ne savais comment faire, ni quoi penser. 

25 décembre 2022

Inde ancienne : homosexualité dans l’art.

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Notre pays est renommé pour les peintures de ses temples, ses sculptures, ses livres érotiques illustrés, ses romans et sa poésie explicite. C’est dans les arts de l’Inde que « l’acceptation spirituelle de l’Eros » trouve son expression la plus libre.

En Inde, la vie tourne autour des croyances religieuses et des coutumes consacrées. Dans ses traditions, la sexualité masculine et féminine joue un rôle important. L’énergie sexuelle qu’en Europe on appelle la libido est la source fondamentale à l’origine de toute l’imagerie de l’art indien.

L’Indhuisme dont l’origine remonte à 4 000 ans figure parmi les religions les plus anciennes, du monde encore vivantes. Nous croyons en la réincarnation, vénérons les Veda (textes sacrés) et considérons l’acte sexuel comme sanctifié faisant partie de la religion.

Si la société Indhue  ancienne était tolérante envers la sexualité et l’amour, la plupart des textes religieux et classiques ne mentionnent pas l’homosexualité, et les Lois de Manu datant du IIème ou IIIème siècle avant notre ère prohibaient la sexualité féminine et masculine seulement lorsque les partenaires violaient les règles des castes et de la parenté Voir lien ci-dessous :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2015/06/14/32215113.html 

Dans le panthéon indhu, nos Dieux ont toujours un sexe et une nature émotionnelle doubles. Certaines Déités comme Shiva-Parvati étaient bi-sexuelles et représentées mi-homme, mi-femme.  Cette union des tendances masculines et féminine avait une signification spirituelle et se rapprochait de celle de l’androgyne en Occident. Le caractère androgyne du Dieu-Déesse encourageait souvent des rituels dans lesquels le tantrisme et actes homosexuels avaient parfois leur place.

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C’est dans les hauts reliefs des temples que l’on trouve le plus souvent l’expression plastique de la spiritualité et la sexualité associées dans l’art Indhu. Ces sculptures représentant des couples sacrés ou amoureux montrent des partenaires engagés dans des positions sexuelles diverses qui rappellent  celles du Kama-Shastra, voir lien ci-dessous :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2012/02/12/23502096.html

La plupart de ces scènes sont hétérosexuelles, mais quelques-unes représentent des couples masculins ou des groupes strictement féminins dans des unions lesbiennes. Le symbolisme de la sexualité divine, de l’acte sexuel comme rassemblement et canalisation de l’énergie spirituelle demeure le même, quelque soit le sexe des partenaires.

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Au XVIIème siècle, un miniaturiste Persan anonyme produisit une image destinée à illustrer une traduction d’un livre érotique indien du XIIIème siècle appelé Koka-Shastra. La miniature fut réalisée pour les Moghols qui avaient conquis l’Inde et introduit la religion musulmane dans ce pays sous le règne de Babûr (1483-1530). C’est dans l’Inde Moghole que la pédérastie aristocratique que fut décrite dans des poèmes enchanteurs : voir lien :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2014/12/16/31151432.html

L’allégorie lesbienne, imprimée dans de nombreuses copies, vint longtemps après l’ancien et célèbre Kama-Shastra. Les mécènes indiens, chinois et japonais commandaient souvent ces ouvrages où figuraient à la fois les mots et les images.

Le Kama-Shastra écrit au IVème siècle par le sage Indhu Vatsyayana est devenu l’ouvrage le plus célèbre sur tous les types de sexualité et toutes les formes du désir érotique. La nature rituelle et sacrée de la relation sexuelle que l’on trouve dans le Kama-Shastra est aussi présente dans les miniatures des albums populaires dans les Cours Indiennes. Voir lien ci-dessous :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2014/12/12/31130082.html

En ce qui concerne l’homosexualité féminine dans l’Inde ancienne, je dois avouer ne rien avoir trouvé de concret. Seul le Kama-Shastra et les Lois de Manu y font une timide allusion, et je n’ai pu trouver que quelques miniatures illustrant ses pratiques ce qui prouve qu’elle existe depuis les temps anciens au même titre que l’homosexualité masculine.

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En Inde la répartition stricte des rôles et des genres sexuels, la ségrégation entre les sexes, l'exclusion des femmes hors de la sphère publique favorisaient le développement des relations homosexuelles et des amitiés particulières.  

7 août 2022

L'homosexualité dans l'Inde Musulmane

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J'écris ce post, car j'en ai un peu (beaucoup) assez de cette hypocrisie qu'affiche certains muslims sur les réseaux sociaux, lors d'interviews improvisés, dans leurs écrits, et de leur prosélytisme à tout va, qui s'adresse à tout un chacun muslim ou pas. Je n'ai pas de leçons à recevoir d'une autre religion que la mienne, qui plus est ne condamne pas l'homosexualité, même si elle ne l'encourage pas (lois de Manu) : L'homosexualité en Inde selon : Les Lois de Manu ou en sanskrit Mânava Dharma çâstra (2) - Vanakkam (canalblog.com)

 

Petit retour dans le temps, soit au 16ème siècle ou pris naissance l'Empire Mughals (Moghol) pour se terminer au 17ème siècle soit en 1857.

 

L'aventure Moghol commence avec Bâbur lointain descendant du Moghol Gensis Khan et du turc Tamerlan. En 1526, à la tête de 12 000 guerriers venus des steppes d'Asie Centrale ce chef muslim défile sur Kabul puis descend  vers le Nord de l'Inde, alors aux mains des Afghans. Le choc a lieu à Panipat. Babur l'emporte grâce à l'artillerie.. La voie est ouverte pour s'emparer du Sultanat de Delhi, puis d'Agra, de toute la plaine du Gange couvrant plus de 3 millions de km2 s'étendant de l'actuel Afghanistan au Sud du Deccan. L'empire Mughal compte 100 millions d'habitants.

 

Dans cette Inde Muslim, l'attitude envers l'homosexualité semblait assez tolérante. Les textes et représentations artistiques exprimaient un nouvel intérêt pour la beauté masculine et lors de la conquête et l'occupation de l'Inde par les Muslims du VII au XIIème siècle le Sultanat de Delhi et les Dynasties Mughals appliquèrent dans leurs Cours une gamme d'attitudes différentes  envers les homosexuels et ce même si le Coran condamne l'homosexualité.

 

Les Nababs et les Nawabs entretenaient des harems de jeunes garçons pour leur plaisir. Les hijras (eunuchs) gardiens des harems ou zenanas (appartements des femmes) relevant des Cours Mughals avaient la confiance de leurs maîtres, mais également des liens avec eux (notamment sour le règne de Jahangir 1605-1627). La poésie Soufie à travers les Ghazal ou le Masnawi évoquent des amours masculines même si elles tombent sous la coupe de relations de pouvoirs (selon l'âge, le sexe, etc...) inhérentes à une société patriarcale.

 

Ali Quil Khan, un commandant Mughal de la deuxième bataille de Panipat est une autre exemple d'homme mughal éminent impliqué dans l'homosexualité. Le poète Sharmad Kashani avait un tel béguin pour un garçon indhu, Abhai Chand, qu'il est allé chez lui nu. Par ailleurs, un gouverneur de Surat a provoqué un soulèvement de derviches et de fakirs en tentant de se forcer sur un beau fils de fakir.

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Ce qui ne veut pas dire que l'homosexualité était légale. La loi islamique interdit généralement la sodomie, avec diverses punitions proscrites par différents juristes. A l'extrémité la plus dure du spectre, l'exécution, y compris la lapidation, brûlure ou projection depuis un minaret. L'école de pensée dominante dans l'Empire Mughal, Hanafi, était beaucoup plus clémente et n'exigeait pas la peine de mort. Les punitions peuvent être une amende ou laissées à la discrétion du juge. Dans la pratique, cependant, même cette stipulation plus douce a été largement ignorée.

 

Ces dispositions légales ont rarement été mises en oeuvre car le fait d'être coupable était très difficile a établir. La Charia exige des preuves irréfutables, telles que des confessions ou quatre témoins oculaires fidèles confirmant qu'ils ont vu la pénétration se produire. La difficulté de trouver des témoins oculaires pour confirmer les cas de pénétration enlève les actes privés entre individus consentants du domaine de la punition.

 

En général, chez les élites au moins, aussi longtemps que les hommes remplissaient leurs autres devoirs à la maison, ils étaient livre de s'engager dans tous les autres badinages amoureux qu'ils désirent.

 

L'homosexualité bien que répandue parmi les Nawabs semble avoir été rare parmi les gens ordinaires en Inde.

1 juillet 2022

Le Baccha Bazi

Les baccha bazi sont de jeunes garçons achetés et/ou vendus à des hommes riches et puissants pour servir de danseurs dans des cérémonies de mariage ou au au cours de spectacles que leur maître offre à ses invités. 

Cette coutûme est fort ancienne et était pratiquée dans toutes l'Asie Centrale, au Pakistan et en Afghanistan. les baccha bazi remplaçaient les femmes qui étaient peu ou pas accessibles et faisaient l'objet d'une véritable vénération.  Ces jeunes gens, pour certains, encore des enfants étaient vêtus de robes, arboraient  des bracelets aux poignets, et portaient des grelots aux chevilles, ils étaient destinés à divertir les invités de leur hôte en exécutant des danses souvent lascives et en parfois en chantant. C'est en 1820 que des explorateurs en font état pour la première fois. 

De nos jours, et compte tenu de la misère due en grande partie à la guerre qui sévit dans cette partie du monde, les enfants sont souvent récupérés dans la rue sous la promesse de nourriture ou autres, et sont livrés à de véritables prédateurs sexuels.  En effet, si dans les temps anciens les danseurs, ne pratiquaient que leur art, à présent, ils sont offerts en cadeaux aux invités de leur maître et ceux ci se livrent à toutes sortes de privautés à leur égard.

Si le garçon est doué pour le chant et la danse il peut rapidement enrichir son maître, et une fois qu'il n'aura plus l'âge pour exercer son métier, celui-ci l'établira (enfin normalement). Si malheureusement, il n'a aucune aptitude pour ces arts, il servira simplement de domestique et d'esclave sexuel. Bien entendu la pratique du Baccha Bazi est interdite de nos jours et tombe sous le coup de la loi mais, ceux qui pratiquent encore cette coutûme sont des hommes puissants, des chefs de guerre et parfois même des policiers.

Je fais état de cette coutûme car certains pourraient faire un parallèle et/ou y trouver une ressemblance avec les hijras qui dansent à des cérémonies de baptême et de mariage. Ceux-ci bien qu'habillés en femmes n'en sont pas. Ce sont des eunuchs à l'inverse des bacchas bazi et leurs motivations ne répondent pas aux mêmes critères. 

Par le sacrifice de leurs attributs masculins ils retracent le sacrifice d'Aravan. Dirigés par un gourou ils vivent en communautés d'envrion 9 personnes maximum. D'autres eunuchs étaient avant que l'administration britannique en Inde abroge les privilèges des Mahââradjas les gardiens des zénanas (appartements de femmes) et conseillers des princes. 

Les hijras/aravanis sont des adultes, bien que certains disent que lorsqu'ils ne trouvent pas assez de disciple ils enlèvent des enfants pour les transformer en hijras.... Un des seuls points communs avec les Bacchas Bazi c'est outre la danse et le chant, la prostitution. En effet, lorsque les hijras sont trop "âgés" pour danser, il ne leur reste pour survivre et rester dans leur communauté que la mendicité et la prostitution 

Ce qui pour moi est révoltant c'est que sous couvert d'une tradition on en vient à abuser d'enfants et de jeunes gens. Les profiteurs de guerre revêtent tous les visages et le vice prospère. Bien plus largement dans les communautés musulmanes, alors qu'ils se disent talibans, mollah, gardiens de la foi.

Mais remettons les choses à leur place, de tout temps, même si l'homosexualité n'a jamais été encouragée dans aucune des religions monothéisme, il y a eu par le passé une grande tolérance dans l'Islam, que ce soit en Perse, en Iran, à la cour des grands Mughals. (article à suivre)

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24 juin 2022

Sujets triviaux en Inde

Une fois n'est pas coutûme, dans ce post je vais évoquer des sujets que l'on évoque pas ou rarement, lorsque l'on se rend en Inde pour la première fois. Pour certains, j'ai déjà fait un article plus détaillé expliquant le pourquoi du comment, dont je vous mettrais le lien.

Pour les personnes européennes, en particulier, se rendant dans notre pays pour la première fois, soit vous venez avec une agence de voyages, soit par vos propres moyens. Lors d'un voyage organisé tous vos frais sont pris en charge (transports, hébergement, repas, visites) sauf les boissons.  Pour les autres personnes, tout reste à votre charge.

Quelque soit le moyen que vous choisissez pour arriver, vanakkam, bienvenue à vous. Certaines choses peuvent vous choquer au premier abord. La misère s'y étale au grand jour, pas celle que vous avez l'habitude de côtoyer en Occident, mais celle qui est faite de crasse, de croûtes, d'infirmité que l'on ne voit  que dans les pays manquant d'infrastructures, celle qui ne fait pas pitié mais qui dégoûte tellement elle est profonde.

Les mendiants, infirmes, adultes comme enfants s'aggripent à vous dans l'espoir d'une petite pièce, de quelque chose à manger. Un conseil, même si c'est difficile, ne donner (surtout ne pas leur jeter nous ne sommes pas des animaux),  si vous en avez envie ou par compassion, que si une seule personne est prêt de vous. En effet, si vous êtes à proximité de plusieurs personnes, vous risquez de les voir se bagarrer et/ou risquez d'être submergé ce qui peut être dangereux pour votre sécurité.

Il est également de bon ton de laisser un pourboire, lorsque vous allez manger au restaurant de l'hôtel ou dans une auberge de rue quelconque, ou pour votre porteur, ou après une visite de site ou de musée, même si le service est compris dans les prestations . En effet, pour travailler avec des agences de touristes, les guides sont parfois  (voire souvent) obligés de payer de leur propre argent pour avoir le contrat.

En Inde, l'heure ne compte pas. Aussi, il est très, mais alors très courant, d'attendre des heures à l'aéroport pour l'arrivée d'un avion. Exemple, un avion devant arrivé à 5h du matin est arrivée à 20h30 et son envol a eu lieu une heure plus tard. Aussi, ne vous impatientez pas,  même si c'est crispant. Faites comme nous, indien, asseyez vous sur vos talons ou sièges et patientez. Pour les vols intérieurs, si vous êtes touristes vous avez obligatoirement des sièges réservés soit par votre agence de voyages soit par vous-même, pour nous autres indiens, il nous arrive de voyager debout. Normalement ce n'est pas autorisé, mais en Inde tout est possible, faisable et fait ! nous avons l'habitude. Donc pas de panique !

Les coupures électriques, d'eau sont récurrentes sauf pour les hôtels de tourisme.

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Dans les trains, vos billets doivent être réservés parfois 3 jours à l'avance. La seconde classe équivaut à la première classe en occident, c'est très confortable. Mais si vous souhaitez voyager comme le peuple  ce sont des billets de troisième  classe toujours avec réservation. Vous voyagerez dans des compartiments communs avec d'autres familles ce qui peut être une expérience agréable ou pas, mais certainement inoubliable.... Dans ces wagons vous cotoierez des hijras (eunuchs) , des pélerins, des saddhus, bref tout un petit monde avec qui vous pourrez interférez,  si vous êtes intéressés,. ( nous autres indiens sommes fort curieux de tout).

 

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Les marchés. Dans ceux-ci vous pourrez acheter de l'allimentation, mais également des vêtements, des objets usuels, mais ceux-ci vous seront facturés aux prix touristes donc allez-y par curiosité car les allées sont spécifiques contrairement à l'occident, pour le poisson, la viande, les vêtements, les objets. Ils sont souvent fort étendus. Pour les boutiques et magasins. il y a des emporium destinés aux touristes ou tout est nickel, climatisé, articles sans défauts et à prix fixe; Pas de marchandage possible et vous entrez tel que vous êtes, pas besoin de retirer vos chaussures, les vendeurs parlent plusieurs langues, et n'hésitent pas à vous montrer les articles. Les prix demandés tiennent compte du backchich reversé au guide, qui bien évidemment vous emmenera dans les magasins ou il a une commission.

Dans les magasin du peuple c'est à dire ou nous allons nous, indiens, vous devrez retirer votre chaussure avant d'entrer par respect et propreté. Le sol est recouvert de toile blanche. Vous serez assis sur un banc pour les plus âgés, sur des coussins pour les plus jeunes. Le vendeur est lui assis sur une estrade avec des casiers autour de lui ou se trouve la marchandise et des aides pour chercher, déplier, replier et ranger ce que vous aurez (ou eu) l'intention de voir avant d'acheter. Dans ces magasins vous pouvez marchander dans la limite du raisonnable bien entendu. Les articles d'artisannat peuvent avoir quelques petits défauts.

 

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Ce qu'il faut savoir c'est que partout, dans les magasins (sauf ceux à touristes), les mosquées, les églises (dans le Sud de l'Inde), les maisons, les temples indhus ou sikh, il faut retirer ses chaussures par respect, par propreté (peu importe la religion de qui vous reçoit). En effet, les rues indiennes sont mal bitûmées, lorsqu'elles le sont. Souvent en terre, avec des animaux dans les rues : vaches et singes partout en Inde, chameaux au Rajasthan et au Gujarat éléphant en Inde du Sud. donc beaucoup d'ordures et de déjections par terre.

Il vous faudra également faire preuvre de discrétion aux Gâths. Les gâths sont des escaliers situés souvent derrière un temple conduisant à un lac, une rivière, un fleuve. Les gens s'y rendent pour leurs ablutions, laver leur linge, faire leur toilette, ou tout simplement échanger des potins. En principe il y a un côté pour les messieurs qui se baignent en dothi, un autre pour les dames, qui se baignent en sari, seuls les enfants sont baignés nus Tout le monde sait qu'un vêtement mouillé ne masque rien du corps de l'autre. Nous sommes très discrets les uns envers les autres, nous espérons la même chose de votre part.

De même, l'Inde rencontre un problème endémique de toilettes. 

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2015/12/23/33107886.html 

Je vous rassure tout de même, dans les hôtels, les maisons des classes moyennes, il y a des toilettes, des salles de bain. A propos des salles de bain existantes, les douches individuelles sont souvent en pierre et immenses (possible de se doucher à parfois 3 personnes). La baignoire idem très grande. Sur son rebord vous trouvez, que ce soit dans les hôtels, chez des particuliers : un broc. En effet, nous nous savonnons et remplissons le broc d'eau que nous nous reversons sur la tête et le corps, même s'il existe un tub de douche sur la baignoire, c'est une habitude que nous avons. 

 

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Vous risquez également d'être étonnés par le nombre d'échoppes affichant un caducée autour de grands bâtiments. Ce sont des pharmacies. Compte tenu du nombre croissant de la population, il faut plusieurs jours avant d'être reçu aux urgences d'un hôpital, vous arrivez vous attendez parfois un, deux, voire 3 ou plusieurs jours. Le médecin ne peut vous consacrer grand maximum que 10 mn pour que vous lui expliquiez ce qui ne va pas. Il vous fournit une ordonnance et vous vous rendez dans une de ces échoppes ou le médicament vous sera délivré. Si ça ne va toujours pas, vous recommencez la queue, etc...

Dans les villes vous risquez également de voir sur les trottoirs des personnes demandant l'aumône pour un parent décédé, ledit parent se trouvant à côté d'eux en attendant d'avoir la somme pour les funérailles. Idem vous pourrez être témoin de la procession d'un cadavre, porté sur un brancard, simplement enveloppé d'un drap et recouvert de fleurs jusqu'à son lieu de crémation.  

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Important pour une visite intéressante et sans trop de soucis, demandez la permission de photographier des personnes dans la rue, le marché ou dans les temples. Si vous le faites sur un marché, achetez quelque chose à ladite personne c'est un échange. Dans un temple, les divinités sont sacrées, ne vous attirez pas les foudres du brahâamane en les photographiant sans autorisation et encore moins en les touchant, car vous êtes considérés comme impurs (vous mangez du boeuf et du porc en plus d'autres viandes) et nous sommes en majorité végétariens. De même, n'apposez et/ou ne vous laissez pas apposez de poudres sacrées sur le front en échange de quelques oboles, c'est un sacrilège. 

Dans certains temples indhus, vous devrez retirer et vos chaussures et vos chaussettes. D'autres n'acceptent pas les dames pendant leur cycle menstruel des affiches en ce sens sont apposées à la porte dudit temple (cela peut choquer des occidentaux, mais c'est ainsi). Bien évidemment les brahââmanes ne vont pas aller vérifier. Mais les femmes indhues pratiquantes respecteront cette mise à l'écart. Les dalith (ou intouchables ne peuvent accéder à l'intérieur du temple, ils doivent faire leurs dévotions à l'extérieur ou dans la cour si il y ont accès (attendu qu'ils ont leurs propres temples. Pratiquement tous les temples ont une particularité : celui de Karni Mata, nourrit les rats en hommage à la déesse. Dans le Sud de l'Inde, ce sont des singes en hommage à Hanuman, dans le Tamil Nadu et au Karnataka ce sont des éléphants sacrés. Au Bengale ce sont des serpents, etc... renseignez-vous avant si vous avez une phobie. 

Si vous avez l'occasion de visiter Varanasi (Bénarès) qui est une véritable cour des miracles, vous verrez beaucoup de personnes âgées hommes mais surtout femmes, dans un état de dénuement total et survivant avec juste une petite aumone. Sachez que ces personnes sont venues là volontairement. Elles y ont été amenées par leur famille, à la suite d'un voeu ou car elles souhaitaient au moment de la mort être le plus près possible de notre mère Ganga, afin de s'assurer un meilleur karma dans leur prochaine vie. Je rappelle que Varanasi est la ville sainte du nord de l'Inde, et Maduraï est la ville sainte du Sud de l'Inde. Je précise également que Varanasi est ne ville éprouvante moralement  pour tout le monde, mais surtout pour les occidentaux.... Si vous vous sentez angoissé ou dépressif je vous conseille de ne pas vous y rendre.

Kajuraho  esplanades des temples indhus dont les statues érotiques peuplent leurs façades. (attention si vous venez avec des dames et des enfants). Je vous mets le lien de l'article explicatif en dessous :

 http://indiangay7.canalblog.com/archives/2012/02/12/23502096.html 

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Dans certains Etats de l'Inde, vous pourrez également croisez des hommes nus, ce sont des hommes saints (saddhus),  (Jains, seuls les hommes vont nus, Ils balaient devant leurs pieds lorsqu'ils se déplacent et portent un mask de tissu pour ne pas avaler par inadvertance un insecte. Ce sont des hommes qui respectent toute vie. (je préviens pour les personnes venant avec des enfants).

Vous risquez une amende, si vous photographiez des personnes miséreuses dans les rues (normal, ce sont des être humains même si notre peuple a des difficultés à se le rappeler). Amende voire prison,  si vous écrasez une vache ou lui faites du mal en la bousculant, ou si vous la tuez. Egalement amende si lors d'une procession ou d'une visite de temples, mosquées, églises, vous vous conduisez mal (ébriété, insultes, moqueries, vandalisme). La peine de mort est en vigueur  si vous faites un trafic de drogue et/ou si vous en consommez, peut être communée en peine de prison à perpétuité (Seuls les saddhus ont le droit de fumer du chanvre lors de certaines fêtes religieuses spécifiques).  

Par ailleurs, nous avons des notions de pureté que ne comprennent pas forcément les occidentaux, et qui dirigent notre vie. Entre autres, nous nous servons de notre main droite pour les effectuer les tâches dites pures (offrandes au temple, manger, offrir de la nourriture), et gauche pour les tâches considérées comme impures (nettoyer, balayer, se laver après avoir été aux toilettes, etc... Les messieurs et les dames évitent de montrer leurs jambes, car tout se qui est en-dessous de la taille est impur car semblable aux animaux. De fait, dans un temple indhu il ne vous  est pas possible de vous présenter en short ou bermuda, on vous invitera gentiment mais fermement à mettre un pantalon, ou on vous fournira un grand jupon ou un dothi qui recouvrira vos jambes et ce que vous soyez un homme ou une dame, idem les enfants nubiles.

Ne vous étonnez pas, si vous voyez des hommes, des femmes et des enfants arborer ces amulettes. Nous ne sommes pas des pervers. Ce sont des pendentifs porte bonheur, symbole de fertilité. Ce sont souvent les fidèles de notre Dieu Lord Shiva, dont je fais partie,  qui  portent  ces amulettes et qui vénèrent Shiva Lingam.

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Attention : Certaines photos ne m'appartiennent pas. Si vous en êtes l'auteur et que vous m'en faites la demande elles seront retirées dès que j'aurais pris connaissance de votre demande. Les miennes sont signées.

14 avril 2022

Oh mon amour, je t'aime

 

Kaliningradskaya

15 ans que nous sommes ensemble, compte tenu de notre âge c'est un peu plus de la moitié de notre vie. Notre amitié, puis notre amour a résisté à tout. Mais aujourd'hui, je me sens impuissant. Impuissant à réconforter mon mari, dans la dépression dans laquelle il s'enfonce petit à petit. Les évènements politiques relatifs à la Russie et l'Ukraine mettent à mal son moral, et pourtant, il était à toutes épreuves compte tenu de celles déjà traversées.

Ceux qui nous suivent le save, mon mari est d'origine russe cette occupation de l'Ukraine par la Russie nous perturbent lui plus que moi. Bien évidemment, il condamne la Russie, mais ne peut s'empêcher de soutenir Mr Poutine lorsque celui-ci déclare que des nazis sont encore actifs en Ukraine. Et pour cause, Bien que né en Russie, il a vécu à Odessa et il sait, ville marquée par les pogroms d'avant, pendant et après la dernière guerre mondiale. Si les juifs ne sont plus les cibles principales des ukrainiens, remplacées pour leur malheur par les roms, reste que le passé n'est jamais loin.

En Europe, les médias s'en donnent à coeur joie de taper sur la Russie, sans connaître réellement les causes  et les effets des actes de l'histoire antérieure et actuelle qui ont marqués ces deux pays. De par son nom, mon mari voit sa boutique boycottée, des personnes "bien intentionnées" ne pouvant s'empêcher d'évoquer devant nous les atrocités de cette guerre. Toujours sous couvert d'une fausse bienveillance, en précisant bien, que leurs sentiments à son égard n'ont et ne changeront pas quelle que soit l'issue du conflit. Mais bien sûr.....! Eux qui prononcaient son nom de famille facilement, semble rencontrer depuis le conflit quelques difficultés de prononciation, sans compter toutes les petites bassesses qu'ils croient pouvoir se permettre, notamment les fournisseurs dans leur livraison.... 

Des sociétés de traduction pour lesquelles il travaillait depuis plusieurs  années ne lui donnent plus de travail et il est trop fier pour en demander la raison, celle-ci étant évidente. De son côté, il a refusé des traductions demandées par des administrations et autres sociétés ayant plus ou moins pignons sur rue, n'appréciant pas l'hypocrisie de la situation. Devant les médias : il faut punir la Russie et derrière on essaie de faire des affaires.  Ecoeurant, lamentable  !

De fait, nous restons entre nous, la communauté Russe se regroupe, pour faire front commun,  comme le faisait les communautés juives de l'Est, avant chaque tragédie. Pour ma part, j'essaie de comprendre, de l'aider comme je peux, mais je ne sais pas parler, je n'y arrive pas, je n'ose pas. Je n'ai jamais su faire les premiers pas, abdiquer toute pudeur quelle soit sentimentale ou autre, devant qui que se soit, et pourtant, je n'en pense pas moins ! Les seules chose que je fais, c'est prendre en main toutes les contingences matérielles de notre foyer, être attentif au moindre regard, au moindre geste, à la moindre intonation de sa voix, mais cela suffit-il ...!

1 octobre 2021

BHARATA NATYAM duo masculin

26 septembre 2021

Transphobie sélective : Coming Out

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Oui, pourquoi pas ? On assiste partout à des coming out homosexuel, trans, bi, et pourquoi pas celui de l’homophobie et/ou de la lesbophobie etc. 

Je me suis penché et interrogé sur mon mal être en présence de transsexuels masculins ou FtM (female to male), que j'ai des difficultés à supporter tant physiquement, que psychologiquement. 

Je m’explique, avec mon conjoint, nous allons de temps à autre dans des restaurants, des bars réservés aux hommes. Souvent, au sous-sol, se trouve un dancing (étant gays, il nous est difficile d’exercer ailleurs nos talents lorsque nous avons envie de nous distraire). Et il nous arrive également, dans ce genre d’endroits, de croiser des FtM et là ça coince. 

Pourquoi ? c’est tout un ensemble de choses ! Je n’aime pas leur représentation de ce qu’ils croient être la masculinité (musculature qui se veut imposante, tatouages à profusion, barbe, vestiaire, leur comportement, leur égocentrisme. Bref rien ne va, j’ai l’impression de voir des caricatures, tout est faux, « surjoué ». 

Leur présence, dans des lieux réservés aux hommes, gays,de surcroît, m’insupporte au point de me voir filer au bout de la salle pour ne pas être en contact et/ou en interaction avec eux. Le pire est lorsque je les croise dans les lavabos. Ce n’est pas leur place et il m’est arrivé, honte à moi, de les regarder d’un œil moqueur et réprobateur.

Mon compagnon qui s’en est aperçu, m’en a parlé et je n’ai pas su quoi lui répondre. Il m’est difficile d’avouer (de lui avouer, de m‘avouer à moi-même) que je méprise une partie de la communauté lgbt. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, un mépris profond pour cette catégorie de trans. Les MtF (mâle to female) ne me gênent pas, au pire, elles/ils m’indiffèrent sauf peut être ceux/celles qui revendiquent l’appellation de Madame sur leur pièces d’identité alors qu’ils/elles ont conservé leurs attributs masculins. Mais bon… 

Jusqu’ici, je pensais que la définition de la transphobie, était de ne pas supporter les transsexuels (lles) de se montrer violent envers eux/elles, en paroles et en gestes, les discriminer dans le travail et dans la société. Je me pensais ouvert d‘esprit, tolérant. Or je m‘aperçois que je suis tout ce que j‘ai énuméré ci-dessus (sauf la violence). Quelle claque ! 

Quelles en sont les raisons ? Pourquoi est-ce que j’accepte (et communique) sans problème avec les travestis, les drag queen, les transsexuelles (homme vers femme (Mtf), alors que j’ai une aversion pour les FtM (femme vers homme). Serais-ce parce qu’ils empiètent sur ce que je considère comme « mon territoire » ? entendez, qu’ils se permettent de draguer des hommes (pour ceux qui se disent gays bien évidemment), qu’ils veulent fréquenter tous les endroits gays, boites de nuit, saunas, etc…. que certains se revendiquent « cuir » alors qu’ils n’en ont pas les attributs. Qu’ils se veulent plus « hommes » que les cis-genre masculin ? et envahissent notre « espace ». Qu’ils font toute une histoire lorsqu’ils sont refoulés d’endroits très spécifiques, qu’ils accusent de transphobie les hommes qui refusent leurs avances, en accusant, à tort et à travers les uns, et les autres de transphobie ? Certains vont jusqu’à tourner dans des « films de charmes gays » histoire de prouver qu’ils peuvent avoir autant de succès (ou s’avilir aussi bien) que les hommes cis-genres. Beurk beurk beurk… 

Pas simple. En faisant mon introspection, je me trouve monstrueux. Je ne me reconnais pas. Comment en suis-je arrivé là ? Que m’importe qui ils sont, ce qu’ils revendiquent, ils ne me demandent rien, ne m’ennuient pas. La seule chose qu'ils revendiquent c'est leur intrusion dans "notre espace" le petit espace de liberté que l'on fait hommes gays en y enfonçant les portes se croyant autorisés à le faire..

Comment puis-je changer cet état d’esprit qui me fait horreur, et en totale incompatibilité avec les valeurs qui m’ont été inculquées ? Question ouverte ! 

1 septembre 2021

Hijras contre transsexuelles occidentaux

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j'ai décidé de faire ce post, car je suis excédé de cette assimilation des transsexuelles occidentaux avec les Hijras et/ou Aravanis de l'Asie Méridionale (Inde, Pakistan, Bangladesh, etc...). notamment de tous ces mouvements transgenre qui pour donner corps et justifier leur revendication mettent en parallèle les Eunuques et les Hijras de l'Inde.

Ces mouvements oublient totalement la dimension religieuse et spirituelle de ceux-ci au profit du genre. On ne devient pas Hijras/Aravanis parce qu'on ne s'identifie pas psychologiquement et sexuellement à son sexe de naissance. Pour nous Indhus, il y a tout un cheminement  de plusieurs années effectué avec un guru (un sage) avant d'accomplir le sacrifice d'Aravan, (la castration totale) et de devenir ainsi, ni homme, ni femme. 

Je ne le répèterai jamais assez, les hijras/aravanis ne font pas de reconstruction de leur appareil génital en femme. Ils deviennent eunuques, et bien que portant les habits féminins, ils sont reconnus par l'Etat Indien, Pakistanais, Bengladeshi, comme faisant parti du 3ème genre.

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Les Hijras/aravanis vivent en communauté de 9 voire 10 personnes maximum autour de leur guru qui les protège, exécute la cérémonie de castration, leur avance les frais nécessaires à leur "renaissance". Ils exercent différentes activités. Pour les plus jeunes et les plus doués : la danse, le chant, et pour les plus âgées, malheureusement : la prostitution et la mendicité mais pour tous, la bénédiction des nouveaux nés.

Les transsexuelles occidentaux et notamment européens, à l'inverse se font opérer pour mettre en adéquation leur pschychisme avec leurs corps dans le genre féminin, sans qu'une quelconque spiritualité et/ou religiosité n'entrent en jeu. Il s'agit simplement d'un "confort personnel". Pour certaines, il y aura ablation et reconstruction de l'appareil génital pour d'autres, elles/ils garderont leur appareil génital de naissance d'où incohérence, à mon sens, avec leur identité pseudo féminine.

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Quant aux Eunuques à proprement parler, ils n'ont rien à voir avec les Hijras/Aravanis et/ou transsexuelles. A l'origine c'était des hommes, souvent prisonniers de guerre, que ce soit en Orient, en Asie, en Occident  qui étaient castrés totalement ou partiellement pour servir dans les Harem et les Zenanas (secrétaires de vizir et/ou, de mahârajâh, gardiens des appartements des femmes, bourreaux, musiciens, chanteurs, etc...) Ces hommes n'étaient aucunement homosexuels et. certains avaient encore des désirs d'hommes même s'ils ne pouvaient plus les assouvir.

Pour ma part, je vénère les Hijras/Aravanis, ils sont les gardiens de notre foi et de nos traditions. Ils font partie intégrante de l'Inde. Je ne rejette pas les transsexuelles Occidentaux, mais j'ai toutefois, une petite réticence pour celles qui se disent femmes et ne vont pas au bout de leur réassignation d'identité. Mais ça c'est extrémement personnel et il ne me viendrait pas à l'idée de les questionner à ce sujet. D'autant que je n'ai aucune intention de devenir "ami intime" avec l'une d'entre elles.

Ce que je rejette chez ces mouvements transgenre c'est leur facilité à interpréter, quitte à déformer la réalité, pour justifier leur cause en faisant fi de la biologie, de la génétique, et en assimilant notre peuple à leur délire

Les Hijras ou Aravanis - Vanakkam (canalblog.com)

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