Gay kamasutraL’objet de cet article est de démontrer, par les écrits de nos sages et en particulier Vâtsyâyana, dans son Kâma Shastra (kâma-Sutrâ) que les relations homosexuelles sont considérées comme naturelles dans notre religion,  et donc non réprimées, même si elles ne sont pas encouragées. Aussi, je me permets de mettre ci-après un extrait de ce qui est dit dans le Kâma Shastra à propos des relations sexuelles entre eunuchs principalement, qu’ils soient hommes ou femmes. (les termes trans-idenditaire ou transgenres, Ftm ou Mtf, n’existant pas à l’époque,  idem les chirurgies de réassignations d'identités et/ou sexuelles).

« Il existe deux sortes d’eunuchs : ceux qui se déguisent en hommes * et ceux qui se déguisent en femmes.

Les eunuchs déguisés en femmes imitent leur façon de se vêtir, de parler, leurs gestes, leur tendresse, leur timidité, leur simplicité, leur douceur et leur modestie.

Les actes qui s’acccomplissent sur le jaghana, ou partie centrale de la femme sont faits avec la bouche par d’autres eunuchs ; C’Est-ce qu’on appelle l’Auparishtaka. Ces eunuchs trouvent un palliatif et un plaisir imaginatif dans la relation sexuelle buccale. Cela aussi leur permet de gagner leur vie comme des courtisanes. Concerne essentiellement les hommes déguisés en femmes.

 

Les eunuchs qui se déguisent en hommes essaient de garder leur désir secret, et quant ils choisissent un métier, ils deviennent masseurs.

Sous prétexte de faire des massages, un eunuch pratique une sorte d’étreinte en attirant vers lui les cuisses des hommes qu’il est en train de masser ; après cela, il peut toucher les jointures des cuisses et le jaghana. S’il trouve alors le lingam de l’homme en érection, il prend celui-ci dans ses mains, le caresse et le maintien dans cet état le plus longtemps possible, et si ensuite en toute connaissance de l’intention, l’homme ne donne à l’eunuch aucune instruction pour la suite, alors ce dernier s’engage dans la relation sexuelle.

Si au contraire, il donne l’ordre de passer à l’acte, l’eunuch commence par contester et ne consent finalement qu’avec une certaine réticence. S’engagent ensuite  huit opérations à l’initiative de l’eunuch. :

. L’union nominale, les petites morsures sur les cotés, la pression extérieure, le baiser, les caresses, la succion de la mangue et l’absorption.

A la fin de chacune de ses opérations, l’eunuch exprime son souhait de s’en tenir là. Mais quand la première est accomplie, l’homme généralement réclame de passer à la seconde et celle-ci terminée, d’entreprendre la 3ème, etc…

Ne pouvant mettre sur ce blog questions de discrétion, de pudeur et de décence, la façon de pratiquer ces plaisirs, je vous invite, si cela vous intéresse à lire ce livre.

Les Acharyas disent que cet Auparishtaka est l’œuvre d’un chien non de l’homme, car il s’agit d’une pratique d’une trop grande bassesse, en contradiction avec les Saintes Ecritures, et parce que l’homme lui-même souffre en mettant son lingam au contact de la bouche des eunuchs et des femmes.

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L’Auparishtaka est également pratiquée par des femmes dissolues et libertines, par des servantes sans mari et exerçant la profession de masseuse.

Vâtsyâyana dit que les interdictions des Saintes Ecritures ne doivent pas s’appliquer à ceux qui fréquentent les courtisanes et que la Loi interdit de pratiquer l’Auparishtaka avec les femmes mariés.

En ce qui concerne le préjudice qui peut être porté aux hommes, il est facile d’y remédier si des serviteurs mâles de certains grands hommes ont pour habitude de pratiquer la relation sexuelle buccale avec leur maître. Quelques femmes dans les harems, lorsqu’elles sont amoureuses s’affairent avec leur bouche sur le yoni des autres femmes.

L’Auparishtaka ne devrait jamais être utilisé par un brâhâmane érudit, par un ministre chargé des affaires d’Etat, par un hommes jouissant d’une excellente réputation, parce que cette pratique bien que permise par les Shastras ne trouve aucune justification à être mises en œuvre si ne n’est dans certains cas particuliers ».

Mes sources : le Kâma-Shastra.

En résumé, ce qu'en Europe on appelle la fellation est considérée chez nous comme une pratique extrémement dégradante et impure même si elle est fort agréable et qu'aucun homme et/ou aucune femme sérieuse et de bonne caste n'accepterait (ent) de faire.