dabawallah

C'est le nom donné aux livreurs de déjeuner dans toutes les grandes villes de l'Inde., et une institution unique au monde vieille de plus de un siècle. 

En Inde, il n'existe pas de chèques de restaurant, ni de restaurant d'entreprise. Aussi, beaucoup d'employés, pour différents motifs préfèrent manger des plats préparés par leur épouse. Des repas chauds, conforment aux habitudes et aux interdits de chacun. Compte tenu du nombre de religions officielles (6 : Indhue, Muslim, Boudhiste, Jaïn, Parsi, Chrétien),  en plus des problèmes de castes. 

Aussi, les dabbawalas vont-ils chercher les gamelles aux domiciles des particuliers et les livrent dans les bureaux, pour les rapporter vide chez les clients. Par ailleurs, le fait de se rendre chaque matin au domicile desdits clients favorisent le tissage de liens de confiances et de sympathie.

Gamelles marquées - Copie

Sur les centaines de livraison partout en ville, les pertes, les erreurs ou les vols sont rarissismes. Le système repose sur un simple code de lettres et de chiffres en couleur indiquant la couleur de chaque gamelle. Les dabbawalas ne font jamais grève, ils livrent quelque soit le temps. En cas de maladie, il y a toujours quelqu'un pour les remplacer. Pour exercer leur activité, les dabbawala doivent posséder deux vélos, une caisse en bois pour mettre les gamelles, une tenue blanche et un calot (à Bombay).

Porteurs de repas

Il est important de préciser qu'un brâhâmane ne peut accepter de la nourriture crue ou cuite par un intouchable. Idem il ne pourra s'asseoir à côté de lui ou se servir d'ustensiles qu'il aura touché, rendant ceux-ci impurs et donc impropres à la consommation et/ou à l'utilisation. Du reste il n'y a pas si longtemps et encore en usage dans certaines régions très ancrées dans les traditions. Un intouchable apportera son verre à la buvette et ne portera pas de dhoti long, ni de chaussures pour marquer son asservissement (oui je sais, c'est injuste, mais c'est ainsi).

Nous autres, indiens, mangeons à toute heure de la journée. Aussi, les rues comptent-elles beaucoup de marchands ambulants, proposant toutes sortes d'encas salés (samosas, paratha, nan à la viande ou aux légumes, pakora (beignets) d'oignons ou d'aubergines) ou sucrés gulfi, golgappa (à prix bon marché.

Pour se désaltérer, il y a des buvettes ambulantes ou des dabbla (échoppes) dont les employés appelés "tchaîpo"  livrent du thé (tchaï) aux au lait et aux épices partout dans la ville (y compris les maisons closes; qui existent toujours en Inde, et ou les dames ne sortent jamais). Vous pouvez également commander du lait de coco ou du jus de canne frais.

La plupart des grandes villes en Inde, ne s'endorment jamais et pour les ouvriers travaillant de nuit, ces petits marchands ambulants sont une aubaine. Ils savent qu'à tout moment ils trouveront un vendeur de paratha (pains farcis aux oeufs, à la viande ou au légumes). L'offre varie selon la saison et chaque rue à la spécialité de sa région.