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Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion d’échanger avec cette dame, grande figure militante de la cause transsexuelle, transgenre en France par l’intermédiaire du magazine Yagg. Je dois avouer que je ne connaissais pas du tout cette personne, et en tant que gay, marié et m‘intéressant aux droits des lgbt je devais bien finir par en entendre parler.

Afin de de ne pas être ignare, Je me suis intéressé à la vie de cette personne (du moins à ce qu'il en est dit sur internet), d’un âge certain, et qui semble avoir eu une existence riche tant intellectuellement que par la vie qu’elle a menée. Toutefois, comme toute militante, pure et dure, elle mélange tout et n’importe quoi, à partir du moment ou elle pense que cela puisse servir la cause qu'elle défend.  Confondant allègrement les transgenres et transsexuelles de France avec les Hijras et Aravanis de notre pays. Elle souhaiterait que tout ce qui est fait en Inde pour les hijras/aravanis, le soit également en France au motif que les trans sont mieux acceptés en Inde, et que nous sommes en avance sur les droits qu’on leur accorde eu égard à ceux que la France leur donne. Elle oublie une chose importante. Il faut comparer ce qui est comparable et l’Inde n’est pas comparable à l’Europe. Les hijras/aravanis faisant partis de l’histoire de l’Inde,, et  de sa légende par la commémoration du sacrifice d‘Aravan.

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2009/10/25/15556327.html

Lisant certaines inexactitudes pour ne pas dire inepties que cette personne disait sur ce journal et n’étant pas contredite par les lecteurs peu au fait des droits d’existence de cette communauté hormis ce qu’elle mentionnait, je me suis permis de lui préciser certaines contradictions dans ce qu’elle disait. Ce qui m’a valu un échange de conversations avec elle sur yagg, qui s’est clos au motif qu’elle ne pouvait (et/ou ne voulait) comprendre la différence existant entre les hijras/aravanis Indiens et les transgenres Français. Que ce qui est adaptable en Inde ne l’est pas en France.

Pour elle, les hijras sont des «soeurs» avec qui elle a «dansé» (certainement pas dans des mariages traditionnels et je ne crois pas qu'elle soit allée au festival de Koovagam sinon elle comprendrait la signification que nous portons à nos eunuchs), qui n’ont pas le droit d’entrer dans les temples indhus en raison de leur intouchabilité. Je lui ai fait remarquer que ce qu’elle disait était une erreur.  Et d'un, ce n'est pas parce qu'elle danse avec les hijras qu'elle peut se considérer comme leur soeur...De deux, chez les hijras et aravanis (qui je le répète, et semble incompréhensible à cette dame, ces personnes sont castrées, et n’ont pas leur intimité  reconstituée de forme féminine), que le motif de cette castration est dû à des motifs religieux et non un désir profond de faire partir du sexe opposé. Ils/elles se réclament du 3ème sexe et le sont réellement, à l’inverse des transgenres européens. De plus, les hijras et aravanis appartiennent à toutes les castes de notre Société. Il y a des intouchables effectivement, mais également des brâhâmanes comme l’est Laxmi Narayan Tripathi porte parole des Hijras en Inde. Par ailleurs, les Hijras/aravanis ont leur propre temple et déité à Koovagam dans l'Etat du Tamil Nadu.

Je dois dire que Mme Hazera, oui je l’appelle madame car même si elle le dit, elle-même n’a pas subi de réassignation d’identité, vit depuis 40 ans en tant que femme et de ce fait, mérite d’être dénommée ainsi. Si les hijras et aravanis bénéficie d’un T sur leur papier d’identité, ç'est pour leur permettre de bénéficier d’une carte d’alimentation, de soins, d’aides diverses et variées bien que toujours insuffisantes à mon sens. Les transgenres et transsexuelles européennes veulent des papiers d’identité avec marqué 1 pour homme ou 2 pour femme alors qu’elles ou ils ont gardé leur sexe d’origine, ce qui pour moi rélève d’une totale hérésie d'autant que les conditions de vie ne sont pas les mêmes.

Alors oui, je suis binaire, grand mot honni et employé par les transgenres français,  lorsqu'on est pas d'accord avec eux, parce que la vie est faite ainsi. Il y a les hommes et les femmes, il me paraît incongru qu’une homme désirant ou se disant femme et/ou une femme se disant homme ne procèdent pas à ne réassignation d’identité pour se mettre en adéquation avec leur mental. Pour moi, malgré les apparences vestimentaires, attitudes, si une homme a une intimité masculine et une femme féminine, ça reste des hommes efféminés peut être, des femmes masculines peut être aussi, mais je ne peux les considérer comme des femmes ou des hommes à part entière. Et même si un réassignation est faite, ils/elles seront pour moi des hommes et/ou des femmes, d’accord, mais des hommes et des femmes différents vu qu’ils/elles ont eu auparavant non seulement une vie correspondant à leur sexe d’origine, mais qu’ils/elles ne pourront jamais éprouver les sensations physiologiques d’un homme ou une d’une femme biologique..

Hélène Hazera pour qui j’ai le plus grande respect vu son engagement, et qui est une personne très  cultivée, est totalement obtuse à ce raisonnement ce qui me choque profondément. Militante pure et dure, jusqu'au boutisme, elle fait preuve, à mon sens, d’une grande incohérence dans ses revendications. Par ailleurs, je trouve qu’elle se décrédibilise, elle-même, lorsque interrogée par une journaliste qui commet l’erreur de l’appeler par deux fois Mr de lui dire : «je vous crache à la gueule». Tout cela fait, que je crois que Hélène Hazera est plus ou moins porte parole des cas sociaux, mais non des véritables transsexuelles qui ne se reconnaissent pas dans ses idées et ses revendications. Pour ma part, j’ai été déçu, par cette personne, je la pensais plus  «fine» que cela… Pour la communauté, LGBT elle fait figure d’intellectuelle, mais pas sur le sujet des hijras/aravanis car quand on gratte un peu le vernis s’écaille. vite !