Dans ce film, Rekha interprète le rôle d'une "courtisane" comme il y en avait tant dans les salons de musique à la Cour des Grands Moghols. Ces femmes avaient été vendues enfant pour diverses raisons et avaient été élevées par des vieilles femmes, anciennes courtisanes elles-mêmes.

Elles apprenaient le chant, la danse, le mime, et se devaient d'être cultivées et jolies, celles qui n'étaient pas très douées restaient recluses dans des quartiers réservés. Les autres étaient élevées au rang de courtisanes se produisaient dans les nombreux salons de musique qui existaient à l'époque dans les cours Musulmanes qui existaient en Inde.

Elles étaient logées, nourries, lorsque elles avaient admirablement bien chanté et/ou dansé elles recevaient en "cadeaux", des bijoux. Pas d'argent, cela aurait été mal perçu, mal venue, car ça les aurait ravalé au rang de prostituée. Ce qu'elles n'étaient pas, même si il leur arrivait de satisfaire sexuellement, de temps à autre, de riches nobles et notables. Les salons de musique étant réservés à une clientèle triée sur le volet.

Les danseuses qui se produisaient dans les salons de musique ou le public était exclusivement muslims, dansaient le Kathak. Ces danseuses ne sont surtout pas à confondre avec les Devadasis qui elles sont indhues et rattachées à un temple. Leur déité étaient Yellamma. Les britanniques ne comprenant pas notre culture et nos traditions ont tout simplement supprimé les salons de musique, au motif d'arrêter cette prostitution. Il en résultera que ce sera pire, les danseuses et les devadasis n'ayant plus de temples ou, salons de musique ou se produirent et plus de protecteurs se sont trouvées à donner leurs faveurs à qui le voudrait contre rémunération.