En Inde, le raffinement culturel  se traduit aussi par  la création de bijoux. L'importance accordée par  notre peuple à la parure remonte à 5000 ans. Des archélologues ont découvert que les indiens créaient des bijoux  en or, en argent, et en pierres précieuses depuis la préhistoire. Par ailleurs, c'est une valeur marchande sûre et internationale qui au contraire de la monnaie ne se dévalue jamais au point de ne rien valoir. On peut du reste voir dans les rues de l'Inde, que ce soit dans les villes, les campagnes, aux champs et même les bidonvilles, des femmes portant tous les bijoux de leur dot sur elles. Et qui je le rappelle, normalement, restent leur possession en propre, contrairement aux autres biens qui iront à sa belle-famille.

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Il faut différencier le bijoutier du joaillier, en France le bijoutier travaille les métaux précieux tels l'or et l'argent, alors que le joailler  lui, met en valeur les pierres précieuses sur des métaux précieux. Nos artisans, eux, s'illustrent à la fois dans la bijouterie et la joaillerie, et  Il existe plusieurs façons de travailler des métaux précieux et des pierres, variable selon les région de l'Inde.  Et chaque bijoux à un nom.

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Les Etats d'Orissa et de l'Andhra Pradesh (Sud de l'Inde) sont réputés pour leur travail fin de bijoux en argent.

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 Le Meenakari (méthode d'émaillage des bijoux) est quant à lui populaire au Rajasthan et dans le Tamil Nadu. Nagercoil, dans le sud du pays est célèbre pour son artisanat de bijoux sacrés qui étaient autrefois créés pour parer les Dieux et Déesses des Temples.  

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Les artisans bijoutiers de Delhi  sont célèbres pour leur méthode Kundan, une joaillerie traditionnelle originaire du Rajasthan, consistant à mettre en valeur une perle ou une pierre en insérant une feuille d'or  entre chaque pierre (ou perle) et la monture.  

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Cette méthode était jadis utilisée pour confectionner des colliers raffinés pour les dames des cours royales du Rajasthan et du Gujarat. Ce serait la plus ancienne méthode de joaillerie indienne ; De nos jours, les colliers de style Kundan sont portés par les femmes lors de leur mariage. 

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En Inde, il n'y a pas d'or, nous l'achetons à d'autres pays d'Asie, sa valeur est de 22 carats, l'or pur 24 carats n'étant pas travaillable, car trop mou, c'est pourquoi nos bijoux sont souvent très lourds, car plus épais pour être plus résistants. Dans beaucoup de pays européens, l'or a une valeur de 18 carats pour la France, l'Italie 18, 16 et 14 carats, les Etats Unis 14 carats.  

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si nous n'avons pas d'or, nous avons des gemmes, précieux et semi-précieux. Et les joailliers et bijoutiers indiens ont créé des bijoux pour chaque partie du corps. Il existe plusieurs sortes de bracelets allant de la chaine aux anneaux que les femmes portent souvent par 10, 26sans oublier des colliers, des bagues, des bijoux de chevilles, des bagues de pied, des boucles d'oreilles, des parures de front, des moke ani (bijoux pour le nez), etc... 

Les Indiens, les Pakistanais, comme beaucoup d'autres peuples asiatiques apprécient les pierres fines et les pierres précieuses non seulement pour leur beauté, mais également pour leurs vertus thérapeutiques.

L'Inde a longtemps été un pourvoyeur de gemmes : pierres précieuses, semi-précieuses, perles (dont les Moghols étaient très friants). Et c'est en Inde que l'on a découvert le premier gisement de diamant du monde, dans la mine du Golconde. En Europe, du XVII au XVIII ème siècle  le diamant  était importé de l'Inde. En Inde, il existe aussi, des saphirs, des rubis, des émeraudes, opales, ainsi que des pierres semi-précieuses : tourmaline, grenats, etc...Bombay  est l'un des principaux centres de négoce de pierres précieuses et semi précieuses. 

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 En inde, la création de bijoux et la joaillerie sont le fruit de plusieurs influences : les Moghols ont considérablement influencé la joaillerie avec leur technique de sculptage élaboré alors que les artisans du Rajasthan (pays des rois) ont apporté leur technique d'émaillage. 

Dans l'Inde antique il était capital et obligatoire d'avoir les oreilles percées pour son bien-être  psychologique et physiologique. Par tradition on perçait indifféremment les oreilles des enfants des deux sexes l'année de leur naissance pour stimuler les centres nerveux capitaux puisque l'oreille représentait en miniature le corps tout entier. On pratiquait des trous tous le long de l'oreille ou au cartilage de l'oreille. De cette manière on activait les points associés aux différentes parties du corps humain, le poids du bijou stimulant en douceur de point en question.

Dans le Sud de l'Inde, le critère de beauté était d'avoir des lobes d'oreilles très longs (avoir les oreilles de Boudha). Les lobes étaient volontairement allongés. Ils étaient percés avec des morceaux de branches de neem d'épaisseur croissante. Le neem procurait une substance anesthésiante et antibiotique évitant les infections.

Une fois le trou idéal, les lobes pouvaient recevoir de nombreux ornements. La longueur du lobe des oreilles et le nombre de bijoux qui y étaient accrochés indiquaient le rang social de la femme. Plus le lobe était long, plus on y suspendait des bijoux précieux, plus grande était la richesse, croyait-on.

Les pièces ornementales destinées aux oreilles pouvaient représenter des motifs floraux, allant du simple clou aux pendants plus imposants et plus élaborés. D'autres modèles abstraits et uniques tels les tandhatti et pambadam montrent l'aptitude des bijoutiers indiens dans la conception de tels bijoux.

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