C'est par ce titre racoleur, relatant un fait divers aussi sordide que peu banal, que le magazine "Aujourd'hui l'Inde" édition du 19/06/2012 soulève un problème récurrent dans le milieu sportif

 77017266_pL'histoire :

Une ancienne championne indienne d'athlétisme accusée d'avoir violé sa compagne a été arrêtée par la police qui la soupçonne en outre, d'être en réalité un homme, ce que dément catégoriquement la sportive dans la presse.

Prinki Pramanik, qui a remporté la médaille d'or du relais 4 X 400 aux Jeux Asiatiques de 2006 avant de se retirer de la compétition en 2007, a été arrêtée jeudi soir à Calcutta.  "J'ai subi de nombreux tests au cours de ma carrière d'athlète. prouquoi devrais-je me soumettre à d'autres tests ridicules ?" a-t-elle déclaré dans le quotidien Times of India. "J'ai été piégée" a-t-elle par ailleurs affirmé au Calcutta Telegraph. "Elle m'avait demandé 30 000 roupies (environ 6000 dollars) mais j'ai refusé de lui donner l'argent", a-t-elle assuré.

La victime présumée, également citée par le Calcutta Telegraph, assure elle, que "Pinki se présente comme une femme, mais elle est en fait un homme. Elle m'agressait régulièrement et m'a violé plusieurs fois", a-t-elle déclaré, assurant que l'athlète lui avait promis de l'épouser.

L'officier de permanence au commissariat de Calcutta a indiqué que Pramanik avait été placée en garde à vue pour viol présumé sur sa compagne et qu'elle comparaîtrait au tribunal.

 77016929_pEn attendant d'en savoir plus, il reste que certaines interrogations sont mises en évidence. La Fédération Indienne d'Athlétisme s'est interrogée sur l'apparence physique de l'athlète. "Nous ne savons pas si cette affaire porte sur le fait qu'elle est physiquement un homme ou s'il s'agit d'un changement hormonal au cours d'une certaine période, ce qui peut arriver" a déclaré le secrétaire de la fédération C.K.VALSON, cité par l'agence Press Trust of India. "Nous devons attendre le rapport médical et les conclusions de l'affaire", a-t-il ajouté sans plus de précisions.

Dans le milieu sportif ou les athlètes sont soumis (es) à de tels entraînements intensifs, lorsqu'ils ne sont pas complétés par des oestrogènes, des hormones, et divers drogues sensées développées leur musculature, leur résistance physique, leurs performances, il n'est guère étonnant que certaines athlètes féminines se retrouvent avec des corps qui n'ont plus grand chose de féminin. Les cuisses sont très développées, elles n'ont presque pas de poitrine, celle-ci étant plus ou moins "perdue" dans la musculature, le ventre est musclée au point d'afficher les "fameuses tablettes de chocolat" quant à l'intimité de la dame, son clitoris est parfois trop "développé". Pour ce faire une idée et sans vouloir être médisant, il suffit de regarder des photos d'athlètes féminines des pays de l'Est  à une certaine époque et encore aujourd'hui, les lanceuses de poids, de disques, etc...d'où l'utilité des tests de féminité bien que...

 Santhi_SoundarajanEn 2006, le monde indien de l'Athlétisme avait déja été ébranlé par l'affaire Santhi Soundarajan, une athlète dont le test de féminité s'était avéré non concluant et qui du rendre la médaille d'argent qu'elle avait gagné au 800 m femmes aux Jeux Asiatiques de Doha au Qatar le même année.

Cette sportive, qui fut ébranlée (au point de faire une tentative de suicide) par des résultats qu'elle jugeait incompréhensible a continué d'affirmer, aux côtés de ses parents et de ses entraîneurs qu'elle n'avait rien à se reprocher. Et c'était exact. Selon ses proches Santhi Soundarajan, désignée à lanaissance de sexe féminin ne serait jamais devenue pubère, et en raison de la situation financière de ses parents, n'aurait jamais pu voir un médecin.

Les raisons pour lesquelles Santhi Soundarajan a été confrontée aux tests sont confuses. Deux versions sont connues : 1) suite à des soupçons de la part de ses principales concurrentes. 2) la version plus offcielle, préciser que lors des tests de dopage où l'athlète doit uriner dans un flaçon, un officiel aurait aperçu ses organes génitaux et aurait émis des doutes quant à son appartenance au sexe féminin.

Les tests de féminité de Santhi ont alors été livrés en 48 h et sa médaille retirée dans la foulée, sans qu'une véritable polémique n'éclate dans son pays ou au sein du monde sportif. Depuis, Santhi a arrêté la compétition et entraîne un club d'athlétisme indien pour jeunes athlètes. Suite à ce drame, et après avoir attenté à ses jours, elle a reçu la somme de 33 500 dollars, versée par leSanthi_Soundarajan_1465960c Gouvernement Indien pour la dédommager.

Ces nouveaux cas d'intersexualité dans le monde sportif a alors permis aux instances dirigeantes de réitérer leur volonté de maintenir le droit d'imposé un test de féminité (malgré tout ce qu'il comporte d'humiliant et de traumatisant pour les athlètes), si des doutes sont émis quant au sexe de l'athlète.

Voir la page relative aux tests de féminité et qu'elles sont les critères qui désignent une "vrai femme"

 http://indiangay7.canalblog.com/pages/le-test-de-feminite---source---anais-bohuon---docteur-en-staps--programme-anar-/24590403.html