Avant toute chose, ce qu’il faut savoir : Il y a 7 villes dans Delhi et que celle-ci comporte plus d’un millier de monuments. Les plus célèbres sont : Le Qutb Minar, qui est une tour datant du 12ème siècle, située à environ 18 km de la ville. On passe en y allant devant la Tombe de Safdar Jang, l’un des dernier Grands Vizirs de Delhi. C’est le dernier monument moghol qui ait été construit à Delhi.

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Septième merveille de l’Hindoustan, le qutb Minar est un des premiers monuments de la période Afghane. Des citations du Coran sculptées comme des arabesques décorent les murs. Qutb-ud-Din, premier sultan de Delhi qui commença l’ouvrage en 1199 ne dépassa pas le premier balcon. Son successeur l’acheva, mais les étages supérieurs furent refaits par Ferouz Tughlak au milieu du 14ème siècle. Ebranlée par un tremblement de terre la tour es légèrement penchée. Suite à un grave accident ayant causé la mort de plusieurs écoliers les étages sont interdits au public depuis de nombreuses années.

Le Quwwat-ut-Islam, première mosquée construite en Inde. Bâtie au 12ème siècle, à l’époque de l’invasion musulmane sur les fondations d’un temple Indhu. Elle offre dans ses piliers et ses arcades un mélange de sculpture islamique et préislamique

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  La tombe de Tughlak soldat de fortune fondateur d’une dynastie (1320-1414) qui construisit la cité de Tughlaquabad.

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Celle-ci était entourée de murailles et mesurait près de 12 kilomètres de circonférence. Elle était bâtie sur l’emplacement de la seconde Delhie Indhue. Deux années suffirent pour la peupler de mosquées, de palais et de maisons par centaines, et sept ans plus tard elle avait disparue. Muhammad-Bin-Tughlak qui avait succédé au fondateur provoqua sa ruine par sa soudaine décision de transférer sa capitale dans le Deccan à plus de 1200 km de là.

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 Le tombeau de l’empereur Humayun. Hahi Begum, sa veuve, le fit constuire. Cet édifice du 16ème siècle marque le début d’une série de monuments que les Moghols léguèrent à l’Inde. De souche turque, cette dynastie ne pouvait vivre sans jardins, sans fontaines, sans eau. Leurs ouvrages font l’objet d’une asymétrie rigoureuse. Elle cache son architecture persane parmi de vastes jardins clos de murs. Les voutes du mausolée abritent les victimes du régime, pour la plupart des princes du sang.

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Curiosité à voir, l’Arc commémoratif de la guerre plus connu sous le nom de Porte de l’Inde. Erigé à la mémoire des soldats indiens tombés pendant la première guerre mondiale et les guerres afghanes entre 1921 et 1931. Les noms des soldats sont gravés sur les murs. Il y brûle l’Amar Jawan Jyoti (la flamme du soldat éternel équivalent du soldat inconnu en France). A noter, l’Inde s’est inspirée de l’Arc de Triomphe Français pour construire sa Porte de l’Inde.

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 Beaucoup de personnes européennes disent New-Delhi lorsqu’elles parlent de Delhi. Elles ont tort.

Il y a Old-delhi la ville avec ancienne avec ses mosquées, ses temples, ses quartiers populaires. Dans Old Delhi, les ruelles sont fort étroites. Il convient de visiter la Jama MasjidP1060344

grande mosquée de Delhi qui est la plus grande de l’Inde et réunie plusieurs milliers de fidèles tous les vendredis. Lorsqu’il pleut, ou qu’il y a trop de soleil, des tringles plantées dans le sol permettent d’y fixer des auvents pour abriter les fidèles.

Cette mosquée a été bâtie par Shah jahan au milieu du 17ème siècle et est comme posée sur une vaste terrasse. Constuite en marbre blanc et grès rouge c’est une construction typiquement moghole. A noter que malgré la paix qui se dégage de ce lieu saint, aux portes de celui-ci prospère «lemarché des voleurs».

Dès que l’on sort de la mosquée située dans le quartier musulman de Delhi, on tombe dans Chandni Chowk. Autrefois, une large artère bordée de conduites d’eau. Aujourd’hui, ce quartier est le théâtre de nombreux embouteillages, dans ces ruelles très étroites. Et quand je dis embouteillages, ceux de France ne sont rien. Ici on croise, des touc touc, des vaches, des tonga, des hars à bœufs, des limousines (oui oui vous avez bien lu), des ânes, des vélos transportant des écoliers.

Cependant c’est un quartier comportant de nombreux bijoutiers qui travaillent l’or et l’argent comme au temps des grands moghols. Pour les mariages ou pour constituer la dot d’une fille, il convient d’avoir au moins un bijou provenant de Chandni Chowk on y trouve des parures, des boucles d’oreilles et de nez incroyables de finesse, de raffinement et de beauté. Maman avait quelques parures et des boucles de nez provenant de ces jewellery.

P1080753Un peu plus loin que la mosquée, il y a le fort rouge qui date de 1648. Il tire son nom des pierres composant sa construction - A noter que dans toute l’Inde et surtout dans le Nord, chaque ville comporte un fort, pour repousser les invasions très très fréquentes à cette époque. Dans ces forts, figures de larges passages qui montent dans les premières cours pour permettent aux éléphants de guerre de passer - La barbacane qui masque la vue, devant la porte, fut ajoutée par Aurangzeb pour plus de sécurité et lorsque Shah Jahan en entendit parler, du fond de sa prison, il écrivit à son fils : «…tu as fait de ton palais une épouse et tu as abaissé un voile sur son visage».

On entre dans le fort par un passage couvert, face à l’entrée principale. Sauf l’empereur et les princes, nul n’avait le droit de pénétrer plus loin, autrement qu’à pied. Ce protocol a été observé jusque en 1857. A l’intérieur le marbre y règne en maître. Une fois à l’intérieur de l’enceinte principale on pénètre dans le Diwan-in-am (salle des audiences publiques).

Dans le Diwan-i-khas (salle des audiences privées) se trouvait le célèbre trône du paon, évalué à l’époque à 12 millions de livres sterling. A l’origine le plafond de cette salle de marbre était en argent massif.

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 Au mur du sanctuaire impérial, un distique persan est gravé en lettres d’or :

S’il existe un paradis sur terre, point de doute,

 c’est ici ! C’est ici ! Oh, c’est ici !

P1080756Dans le nouveau delhi, on trouve le parlement, la cour de justice, les bâtiments administratifs et les logements des membres du Gouvernement,

ainsi que les hôtels de luxe et magasins d’état pour les touriste (les magasins d‘Etat sont des magasins à prix fixes, alors que dans les autres boutiques tenues par des particuliers ont peut marchander les prix , savoir toutefois que ceux-ci sont établis en fonction du pays de l’acheteur. Par ailleurs il est important d’arrêter à temps de marchander et savoir reconnaître la valeur d‘un objet par le travail qui y est fait…).Les rues, avenues et places y sont fort larges, certaines rues avec habitations privées sont interdites d’accès aux pauvres et aux étrangers à la rue.

Mais Delhi est une ville à dominance mixte (indhue et musulmane) le temple Birla de couleur jaune et rouge avec son sol de marbre blanc et ses cours intérieurs ou des pèlerins peuvent trouver abris pour quelques jours constitue une autre des curiosités à voir.

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Pour ce qui est de l’ambiance même de Delhi. C’est une ville que je n’aime pas, trop grande trop impersonnelle, trop bruyante (bien que toutes les villes en Inde le soient). Ses faubourgs ne sont que bidonvilles à ciel ouvert et c‘est psychologiquement assez pénible.

Lorsque je suis né et jusqu’à ce que je sois enfant, le métro n’existait pas. Sa construction était en pourparler : les Russes proposant de le construire gratuitement, sous quelles conditions ? Le BJP était d’accord mais le gouvernement ne l’était pas, ne souhaitant pas donner de bases militaires aux Russes. Bref, les 18 millions d’habitants ne se déplaçaient qu’à dos d’éléphant, de touc touc, de vélos taxis, de voitures particulières, de bus (dans un état de délabrement tel qu’on hésitait à monter) et à pied. Quant à la pollution qui n’est pas allé en Inde ne peut en avoir idée.

Delhi est un passage presque obligé pour se rendre dans d’autres villes indiennes de l’intérieur : Khajuraho, Véranasi, Jaipur, Chennai, etc…Les touristes y passent mais en général n’y restent pas.