l_83561937473e427460c3d57a486fe534Comme en Inde les travestis et les hijras du Pakistan seraient près d'un demi-million dans ce pays et comme en Inde, ils vivent pour la plupart, misérablement. Danseurs, prostitués, mendiants, ils sont harcelés par la police, reniés par leur famille  (dans leur famille, les jeunes hijras sont parfois torturés pour les corriger) et vivent en marge de la Société.

Un danseur d'une quarantaine d'années a décidé de faire bouger les choses. Défendu par un avocat, il a obtenu de la cour suprême des décisions historiques. Fin décembre, le président de la Cour a ordonné au gouvernement de protéger les hijras, de garantir leurs droits à l'héritage, de leur donner des opportunités d'emploi et de leur permettre de s'inscrire comme "troisième genre" sur leur carte d'identité (mesures, déjà appliquées en Inde, dans l'Etat du Tamil Nadu) mais toujours en attente d'être appliquées au Pakistan. Le bureau des cartes d'identité assure pourtant qu'il se prépare pour la délivrance des nouveaux documents : "Nous avons prévu de rajouter une colonne "hijra" sur les cartes en plus des hommes et des femmes. Nous avons aussi pris l'initiative de les classer parmi les personnes handicapées, avec ce logo sur leur carte" explique un officiel.

Quant au recrutement des hijras, c'est Karachi qui a tenté la première expérience. L'administration d'un quartier de la mégalopole a embauché 5 hijras pour le recouvrement des factures (impôts locaux, eau, etc...). Ces employés très particuliers se rendent chez les débiteurs, ils dansent devant leur maison et se moquent d'eux. Pour éviter cette honte publique, les particuliers s'empressent généralement de régler leurs factures. Un officiel du quartier se félicite "Nous avons d'excellents résultats, dès le premier jour, les hijras ont recouvert plus de 500 euros d'impayés !".

hijras_pakistan

Je suis choqué de ce système d'intégration, mais si cela peut les sortir de la misère, de la déchéance, et de l'opprobre surtout en pays musulman alors je ne peux que me réjouir pour eux. Toutefois, toute ma personne se révolte de voir des êtres humains, différents certes, mais des être humains fichés presque comme des criminel, obligés de s'humilier en public en se donnant en spectacle devant le domicile de particuliers où leur simple présence suffit à faire honte aux habitants, et ceci, afin  que leur droit d'exister leur soit reconnu, que la Société trouve une excuse à leur présence....Je ne suis pas musulman. Je ne suis pas hijra. Je suis simplement indien, danseur, gay, et indhu. Les hijras font parti de notre passé, de notre présent et je l'espère continueront à faire parti de notre futur. Ce sont les Dieux qui en ont decidé ainsi et ils sont les seuls capables de faire revivre la légende d'Aravan.

l_4061983f8f1e9254aa82d88e2f508ace