ce_paris_eiffelJe suis rentré de Lyon dimanche soir. A… qui m’attendais sur le quai de la gare de Lyon se dévissait le cou, essayant de m’apercevoir parmi la foule. Le pauvre, il a bien du mérite, car je ne suis pas très grand et toujours fort encombré lorsque je reviens de tournée. Décence oblige, je me suis retenu de lui tomber dans les bras. Malgré le fait que Sathiya connaisse notre situation et ait été témoin lors de notre mariage, il n’était pas question que je me donne en spectacle.

Heureusement A… était venu avec Caroline (sa voiture) ce qui nous a permis de raccompagner Sathiya chez lui, mais nous avons décliné son offre de monter de la façon la plus diplomate possible, car nous avions hâte de nous retrouver tous les deux.

A peine rentrés chez nous, A… m’a enlacé si étroitement et si fort que nous ressemblions à deux coquillages accrochés à leur rocher. C’est ainsi accolé que nous avons joué les petits poucets dans l’appartement et que nous nous sommes dirigés vers le salon où le souper était dressé. J’avais faim, car je n’avais pas déjeuné par flemme et que ça ne me disait rien de diner dans le train, idem Sathiya qui salivait à la pensée du biryani de légumes préparé par Sivarajini.

Ne voulant pas paraître obsédé, j’ai attendu qu’il me propose, à la fin de notre souper, de m’aider à ma toilette. Moment propice pour tous les deux de renouer avec notre intimité, surtout après quelques jours d’absence ou nous avons été tous les deux à la diète. Ce fût un grand moment de tendresse et d’amour partagés.

Mon compagnon avait préparé notre chambre et lorsqu’il m’a déposé sur notre lit j’étais dans de fort bonnes dispositions à son endroit et pour pousser nos jeux plus avant. . Mais c‘était sans compter sur notre jalouse Shivana qui essayait depuis un bon moment d‘attirer mon attention puis, celle d’A… par un bruyant ronronnement puis, en désespoir de cause en avançant délicatement une patte sur nos bras, nos visages. Mais c’était peine perdue, après quelques mots affectueux et quelques caresses, nous sommes partis loin, très loin d’elle éblouis par un monde de plaisirs où elle n’avait pas sa place. J‘ai fini par m‘endormir dans les bras de mon compagnon avec Shivana qui avait trouvé le moyen de se glisser entre nous deux, voulant elle aussi, participer à la fête.

Ce matin lorsque j’ai ouvert les yeux, A… était déjà descendu travailler, mais il m’avait mis un mot me priant de le rejoindre quand je voudrais dans la journée et avait préparé mon café. Je lui ai donc pardonné de ne pas m’avoir réveillé.